Fin d'année festive et responsable

FIN D'ANNEE FESTIVE ET RESPONSABLE

En cette fin d'année, il suffit de voir le monde qui se presse dans les magasins pour comprendre que, crise ou pas crise, c'est la fête de la consommation. D'accord donc pour la fête ! Mais qui dit "fête" dit "se faire du bien" et donc ne pas franchir les limites du raisonnable et du responsable.
Nous pouvons penser par exemple à être sobres en énergie, à limiter nos emballages cadeaux et à éviter les produits contenant des OGM dans nos menus de fêtes. Guide, conseils, suggestions…

Des fêtes de fin d'année sobres en énergie
Limiter l’impact sur l’environnement à l'occasion des fêtes de fin d'année, c’est possible, d'après une étude réalisée sur dix villes et présentée par l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME).

- Pour les collectivités locales
L’étude, articulée autour de quatre thèmes principaux, l’énergie, les déchets, les transports et les achats, donne aux collectivités toute une série de recommandations de "bonnes pratiques" :
- Réduire l’énergie consommée par les éclairages de Noël ainsi que les émissions de Gaz à Effet de Serre,
- Faciliter les transports alternatifs pour l’accès au centre ville,
- Produire moins de déchets,
- Mieux consommer en achetant plus responsable.

- Pour les particuliers
Rappelons que l'éclairage émet en moyenne 119 g de CO2 par kWh et que la consommation d'un sapin est d'environ 2,5 kWh.
Sapins, décorations extérieures des maisons ou des balcons d'appartements, la consommation des illuminations de Noël pour les logements est estimée à 75 GWh/an, ce qui entraîne des émissions de CO2 estimées à 10 000 tonnes/an.
À nous d'être attentifs à nos consommations d'énergie ! On peut par exemple utiliser des guirlandes à ampoules LED et/ou mettre un minuteur pour limiter automatiquement la durée de l'illumination.

Limitons les emballages
Pour composer nos menus de fêtes, achetons des aliments frais et non-emballés.
Pour emballer nos cadeaux, renonçons aux papiers métallisés, pailletés ou en matière plastique qui ne sont pas recyclables.
Achetons plutôt du papier cadeau en papier recyclé ou alors utilisons du papier journal, du papier kraft, des chutes de tissu, des boîtes en carton… On peut par exemple, c'est une coutume japonaise, emballer un livre dans un foulard.

Des menus de fêtes sans OGM
Tous les sondages le confirment, nous sommes une grande majorité à ne pas vouloir dans nos assiettes de produits contenant des OGM. Mais comment faire le tri ? Ce n'est pas toujours facile, d'autant qu'en la matière, tout n'est pas marqué sur l'étiquette !
Or en France, les OGM ne sont pas très présents dans les champs, mais on les retrouve couramment dans notre alimentation, notamment dans de nombreux produits issus de l'élevage d'animaux.

Greenpeace France vient de publier un guide des produits avec et sans OGM centré sur les aliments symboliques des fêtes de fin d’année : foies gras, saumons d’élevages, volailles, fromages, chocolats…

Pour le réaliser, l'organisation a envoyé un questionnaire aux industriels de l’agroalimentaire. Selon leurs réponses, elle les a ensuite classés dans l’une de ces trois catégories :

- Vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits animaux ou issus d’animaux nourris aux OGM.
On trouve dans cette catégorie tous les produits issus de l'agriculture biologique.

Autres exemples :
- foie gras : Labeyrie, Lenôtre, Picard surgelés…
- saumons : Carrefour, Casino, Cora, Leaderprice, Franprix, Labeyrie, Lenôtre, Picard surgelés, Viviers de France…
- volailles : AOC de Bresse, fermières des Landes, du Gers, de Loué, de l'Ardèche de l'Albret…
- fromages : certaines AOC comme Abondance, Beaufort, Cantal, Comté, Emmental de Savoie, Gruyère, Reblochon, Rocamadour, Roquefort, Vacherin du Haut Doubs ou Mont d'Or…

- Orange : le fabricant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM de l’alimentation animale, mais ne peut pas encore garantir qu’il n’en utilise plus du tout.

Quelques exemples :
- Foie gras : Valette
- Fromage : Pont l'Évèque Isigny Sainte Mère
- Chocolats : Cémoi, Jeff de Bruges, Léonidas.

- Rouge : le fabricant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d’animaux utilisés dans la fabrication de ses produits proviennent de bêtes nourries sans OGM. Il est à noter que les fabricants qui font des efforts ont généralement intérêt à le faire savoir. C’est pourquoi les entreprises qui n’ont pas répondu et n’ont donc pas garanti l’absence d’OGM dans leurs productions sont en rouge.

Quelques exemples :
- Foie gras : Dupérier & fils, Fauchon, Maxim's, la plupart des marques de distributeurs…
- Saumons : Bretagne saumon, Delpierre, Fauchon, Maison Masse, Maxim's, Norocéan, la plupart des marques de distributeurs…
- Volailles : Maître coq, Challans, Douce France, Père Dodu, Duc, Les Volailles Rémi Ramon, Ronsard, la plupart des marques de distributeurs…
- Fromages : fromageries Riches Monts, la société fromagère de la Brie, fromagerie de la Houssaye et du Plessis…
- Chocolats : Cadbury, Fauchon, Ferrero, Jean-Paul Hévin, Côte d'Or, Milka, Suchard, Toblerone, la Maison du chocolat, Lindt, Marquise de Sévigné, Maxim's, Nestlé, Révillon chocolatier, la plupart des marques de distributeurs…

Pour la liste complète, consultez le guide de Greenpeace France :
http://blog.greenpeace.fr/ogm/guide-pour-un-noel-sans-ogm.

On le voit, le marché se partage clairement entre les filières dont les animaux sont nourris aux OGM et celles qui font l’effort de les exclure.
On ne peut que s'étonner et regretter que certaines marques qui ont pourtant une image de luxe et de qualité, comme Fauchon, figurent parmi les mauvais élèves.

 

Bonnes fêtes.

 

Marie Blanche

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