Du bio dans les cantines

L'enjeu est important car il s'agit de faire accéder le plus grand nombre, quel que soit le niveau social, à une alimentation saine et équilibrée.
20 % de bio dans les cantines en 2012, c'était l'objectif plutôt modeste du Grenelle de l'environnement.
En 2011 on n'en est qu'à 2 % ! Cherchez l'erreur…

Viesaineetzen.com - Du bio dans les cantines

Nous sommes 73 % à penser qu'il n'y a pas assez de produits bio dans les cantines, révèle un sondage Ifop en juin dernier. À l'heure actuelle, la plupart des municipalités et des écoles n'introduisent le bio que ponctuellement, une ou deux fois par semaine ou à l'occasion des "semaines bio".

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Des villes pionnières

Saint Etienne a déjà atteint les 60 % de bio dans les cantines depuis plus d’un an et figure parmi les villes pionnières comme Clamart, Longjumeau, Correns ou Rome.

La ville de Marseille a décidé en mai dernier de faire passer la part de bio dans les repas à 30 % dès la rentrée 2011.

Loin du compte !
Le constat du WWF, qui a lancé depuis deux ans la campagne "Oui au bio dans ma cantine", est clair : on est loin du compte mais la situation s'améliore de jour en jour.

51 %

des établissements scolaires
proposaient des produits bio
dans leur cantine en 2010


93 %

des Français
trouvent que le bio est trop cher
(sondage Ifop, juin 2011)


45 %

des enfants ont eu un repas
avec des produits bio
dans leur cantine en 2010






Les vins en bio-dynamie : "plus bio que bio"

On pourrait dire que la bio-dynamie, c'est du bio dans la vigne et dans la cave. Alors qu'en matière de réglementation il n'y a toujours pas de cahier des charges pour la fabrication de vin bio, les labels en bio-dynamie ont depuis toujours mis en place des règles encadrant strictement les traitements dans le chai comme dans la vigne. Dans ce sens on pourrait dire qu'ils sont "plus bio que bio"…

Vie saine et zen - Les vins en bio-dynamie : "plus bio que bio"

La bio-dynamie est encore une discipline peu connue. Quand on l'aborde pour la première fois on peut être surpris par son côté ésotérique : l'influence des astres sur les plantes, des produits à base de corne et de bouse de vache, d'ortie ou de camomille pour traiter les sols et le végétal…

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Demeter, Biodyvin

Ce sont les deux labels qui permettent de reconnaître sur l'étiquette le vin travaillé en biodynamie.

Demeter est le label internationalement reconnu pour l’agriculture bio-dynamique.
 

En France, dans le cadre de la viticulture, Biodyvin a mis en place des règles plus strictes, comme l’interdiction de collage et filtration ou l’imposition de vendange manuelle, et impose un examen de dégustation.
 

Pour être labellisé en bio-dynamie, il faut avoir déjà le label AB.

Des vins d'excellence
Et pourtant beaucoup de grands vins ont adopté ce mode de culture. Ils sont même de plus en plus nombreux parmi les vins d'excellence.

3,3 %

de la surface viticole
en France est en bio


15 %

environ des viticulteurs bio
travaillent en bio-dynamie


55

viticulteurs
adhèrent au label Biodyvin






Des magasins bio… Et beaux ?

Mettre la première fois les pieds dans un magasin bio relève du saut dans l'inconnu pour beaucoup de consommateurs. On n'a plus ses repères, on ne connaît ni les marques, ni les produits… De quoi être perdu. Surtout s'il n'y a pas un effort de la part du magasin pour mettre en place de la lisibilité. Or, en terme d'agencement et de décoration, beaucoup de magasins bio de l'ancienne génération sont relativement sommaires. À l'heure où le bio quitte son positionnement de niche, c'est devenu un vrai problème…

Vie saine et zen - Des magasins bio… Et beaux ?

"Shoyu, gomasio, seitan, tempeh… C'est quoi ces trucs ?" Sandrine vient acheter pour la première fois son jus de pomme dans cette supérette bio et elle est perdue. Elle erre dans les rayons et contemple les produits comme en pays étranger. "Et puis comment se fait-il qu'on nous fasse payer beaucoup plus cher qu'ailleurs alors qu'on nous présente les produits comme dans un discount ?"
Il y a des raisons historiques à cela. Flash-back.

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L'exemple de BioC'Bon

Pour BioC'Bon, une nouvelle chaîne qui se développe en Région Parisienne, l'idée en matière de décoration et d'agencement c'est "apporter en peu de modernité dans un monde souvent archaïque, et essayer de créer un moment agréable pour le consommateur."
Laurène Beurdeley, directrice de la communication de BioC'Bon, explique les principes : travail sur la lumière, sur les couleurs avec notamment le vert du logo, mise en évidence des produits, enchaînements logiques. Tout est pensé pour "la facilité à trouver".

"Un système de stands montre qu'il s'agit d'un commerce de proximité : boucherie, crémerie et fruits et légumes. Le conseil est un élément très important. Il y a dans certains magasins une naturopathe qui est là pour les conseils nutrition et beauté. Et nous allons essayer d'étendre l'expérience à d'autres magasins."

Du magasin diététique à la supérette
Il y a d'abord eu l'époque du magasin diététique : on avait l'impression de rentrer dans une pharmacie, ce qui semblait classer définitivement le client du bio dans le camp des malades chroniques ! Mais si on passait outre, on y trouvait de bons produits et on obtenait facilement un conseil de bonne tenue.




Le bio moins cher mais à quel prix ?

Sorti de son marché de niche depuis quelques années, le bio devient un enjeu majeur pour attirer le consommateur. Pour preuve la récente bagarre d'affiches entre les géants de la distribution sur le bio moins cher. 
Mais ce bio que nous trouvons dans les hyper et supermarchés est-il le même qu'ailleurs ?...

Vie saine et zen - Le bio moins cher mais à quel prix ?

En pourcentage de part de marché, le bio ne représente pas encore grand chose. Mais en terme d'image et en perspective d'avenir, la grande distribution est maintenant convaincue. C'est parce qu'elle a pris acte de l'évolution du consommateur.

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Du bio intensif ?

Comment c'est possible ? 
C'est simple. On peut très bien rester dans le cahier des charges mais :

- recourir à davantage d'intrants (engrais et pesticides "verts"),
- augmenter les surfaces sans respecter les haies, 

- introduire moins de variété dans les rotations de culture pour s'orienter vers celles qui se vendent le mieux, 

- voire cultiver sous serre ou en hors sol !

Tous ces paramètres ne sont pas dans le cahier des charges, et pourtant ils fondent l'identité de l'agriculture biologique en terme de protection de l'environnement.




Les Français et le bio en 2009 : l'intérêt se confirme

En 2009, 46 % des Français ont consommé au moins un produit bio au moins une fois par mois. Une proportion de consommateurs qui ne cesse d’augmenter. Et la crise n’y a rien changé.
Ce sont les résultats que l’Agence Bio vient de publier dans son baromètre 2009 réalisé par le CSA…

VIe saine et zen, les français et le bio

Lorsqu’on demande aux français pourquoi ils veulent manger bio, ils sont 95% des consommateurs-acheteurs (1) à déclarer comme première raison : "pour préserver leur santé" (contre 94 % en 2008).
Et ils sont 94% à citer en deuxième position la préservation de l’environnement (contre 86 % en 2008).
L’intérêt des français pour la protection de la planète a donc nettement augmenté. C'est ce que révèle le baromètre 2009 réalisé par le CSA (enquête quantitative en face à face à domicile menée du 26 au 30 octobre 2009 auprès d’un échantillon de 1015 personnes représentatif de la population française en terme de sexe, âge - 15 ans et plus -, catégorie socioprofessionnelle, région et taille d’agglomération).

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La marque AB, un repère pour tous

Habitués au bio ou pas, nous avons tous le même réflexe lorsque nous désirons acheter des produits bio : la marque AB.
9 Français sur 10 la connaissent, c’est elle qui sert le plus souvent de repère pour nos achats bio.
Le label européen n’est connu que de 39% des Français.

L’agriculture biologique, une solution qui a de l’avenir
Les ¾ des Français pensent que face aux problèmes environnementaux, l’agriculture biologique est une solution d’avenir. Ils sont pour le développement de ce type d’agriculture et cet avis est particulièrement marqué chez les cadres (92 %).

45 %

des français souhaitent trouver des aliments bio dans les restaurants.


94 %

des français privilégient les produits de saison.


83%

des français privilégient les productions locales.






La bio en 2008 : tous les voyants sont au vert

Cette année, le Printemps Bio, avec deux semaines d'événements dans toute la France, avait des raisons de souffler dignement ses dix bougies. Le marché est en hausse de 25 % en 2008. Le monde du bio peut se réjouir et parler d'un "nouveau décollage". Peut-être un enthousiasme à tempérer…

La bio en 2008 : tous les voyants sont au vert

Au carrefour des pouvoirs publics et des organisations professionnelles, l'Agence Bio est un groupement d'intérêt public dont l'une des missions est d'être l'observatoire de l'agriculture biologique. Selon sa directrice, Elisabeth Mercier, on assiste à un nouveau décollage de la production biologique en France.

Progression dans tous les secteurs et dans toutes les régions
"En 2008 environ 5 agriculteurs par jour ont décidé de se lancer dans l'agriculture biologique. Et sur les quatre premiers mois de 2009, ils sont 11 par jour, ce qui montre une amplification du phénomène". Selon les statistiques de l'Agence bio, la progression s'observe dans tous les secteurs et dans toutes les régions.

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Chiffres pour 2008

- Productions
+11 % d'exploitations bio
+5 % de surfaces en bio
+36,4 % de surfaces en conversion

- Distribution
+25 % de chiffre d'affaires
30 % en moyenne de produits importés

- Restauration collective
36 % des établissements servent du bio

Elle est particulièrement sensible dans le secteur de la vigne, des plantes à parfum, aromatiques et médicinales.
Le mouvement est enclenché dans le secteur des grandes cultures.
En élevage, les cheptels s'accroissent, notamment les volailles.
En moyenne, avec une progression de 5 %, la surface agricole utile consacrée à la bio est passée en 2008 à 2,12 % de la surface nationale. Il faut malheureusement constater que cela reste un des scores les plus faibles de l'Union européenne.

11

agriculteurs par jour
se lancent dans le bio début 2009


5 %

de progression
de la surface agricole consacrée au bio


30 %

en moyenne
des produits bio sont importés






Manger bio c’est bien, manger sain c’est mieux…

En ce début janvier, j’entends partout et dans toutes les bouches, les sempiternelles expressions de la nouvelle année : "j’ai trop mangé", "j’ai avalé n’importe quoi", "j’ai mangé trop gras", etc. Et bien j’ai décidé de pousser mon premier cri de révolte pour 2009 ! Arrêtez de venir me voir en disant : "et toi avec "Vie Saine et Zen", t’as fait comment pour le nouvel an ? T’as dû bien manger, que du bio je suppose…"

Vie saine et zen - Manger bio c’est bien, manger sain c’est mieux…

Tout le monde semble vouloir "manger mieux", mais pourtant année après année, le constat est toujours le même, rien ne change. Alors que se passe-t-il pour qu’à l’entrée des hypermarchés nous soyons presque tous désireux d’acheter du bio, de l’équitable... Et que nous ne retrouvions rien – ou très peu – de tout cela dans nos caddies à la sortie ?

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Du bio pour la planète

L'avantage incontesté du bio se situe sur le plan environnemental.
L’agriculture biologique tente de préserver notre belle planète, et ses bienfaits sur la nature sont nettement supérieurs aux bienfaits nutritionnels de ses aliments.

44 %

des Français ont consommé au moins une fois par mois un produit bio


39 %

des Français estiment normal de payer plus cher des produits bio


71 %

des restaurants collectifs devraient proposer des produits bio d'ici 2012






Six idées reçues sur le bio

Le bio a le vent en poupe. Nous sommes 84 % en France à souhaiter son développement.
Mais nous ne sommes encore que 25 % à en acheter ! Alors quels sont les obstacles qui nous retiennent ?
Nous avons recensé six idées reçues sur le bio et demandé ce qu'il en pensait à Philippe Desbrosses, spécialiste de la question…

Vie saine et zen, Six idées reçues sur le bio

Philippe Desbrosses se présente avant tout comme agriculteur. Il est aussi Docteur en sciences de l'environnement, Expert consultant auprès de l'Union Européenne et Chargé de mission auprès du Ministère de l'agriculture. C'est aussi lui qui dirige la Ferme de Sainte Marthe spécialisée dans les semences bio, l'un des plus grands conservatoires d'espèces menacées en France.

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La guerre des pesticides

En agriculture intensive, on fait du traitement préventif et au moindre signe, on déclenche la guerre des pesticides.
Selon Philippe Desbrosses, on modifie alors le métabolisme des plantes, on favorise la prolifération d'insectes secondaires qui deviennent extrêmement virulents et qui font autant de dégâts que l'insecte qu'on a voulu combattre.
Paradoxe : les pesticides provoquent des proliférations d'insectes.

"Quand on traite les araignées rouges, cela crée une virulence plus grande chez les araignées et un cycle de ponte supplémentaire, donc une génération supplémentaire. On obtient le contraire de l'effet recherché. La nature reprend toujours le dessus. Le parasitisme a un rôle : éliminer les plantes malades."

Une étude américaine sur les insectes résistants aux pesticides montre qu'il y en avait :
7 dans les années 1930,
25 dans les années 40,
200 dans les années 50,
900 aujourd'hui…

Idée reçue n°1 : "Le bio ce n'est pas vraiment du bio."
- Le bio pollué par les voisins ?
Chez beaucoup de consommateurs, un doute subsiste : un agriculteur ne peut pas cultiver totalement bio parce que les voisins polluent…

6 milliards €

le chiffre d’affaires en 2008
de l’alimentation bio en Allemagne,
premier marché européen



Philippe Desbrosses

42 %

des français
ont consommé en 2007
au moins un produit bio par mois






Six idées reçues sur le bio (suite)

Idée reçue n°4 : "À quoi bon manger bio ?
- L'espérance de vie augmente : on vit plus vieux qu'avant
Il faut remettre en cause cette assertion très répandue qui concerne des générations qui sont nées au début du XXe siècle et qui ont connu pendant toute la première partie de leur vie une autre hygiène alimentaire. "On va aborder maintenant la nouvelle génération nourrie au MacDo et au Coca-cola, avec le stress urbain, on va voir ce qui va se passer. D'ailleurs l'espérance de vie a déjà commencé à diminuer."

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Les pesticides : une addiction

"Des publications scientifiques, notamment celle de Dufresnoy dans les année 30, démontrent que quand on met des pesticides on inhibe la production de cytoplasme dans la cellule et on provoque un déséquilibre des protides au bénéfice des glucides. On a un stockage de sucres qui fait que la plante devient la proie du parasitisme, parce que la relation entre la plante et le parasite est d'ordre nutritionnel."

"Des études de l'INRA de Bordeaux (Francis Chaboussou), montrent que le jour où on met un pesticide dans un champ, c'est comme la drogue, on ne peut plus s'en passer. On crée désordre sur désordre qui obligent à une course infernale, il faut utiliser des pesticides toujours plus puissant pour juguler des maladies qui sont devenues permanentes dans le champ."

- La pollution est partout, le combat est perdu d'avance
Pour Philippe Desbrosses, cet argument "c'est comme si on souhaitait achever les blessés au bord des routes. Il est vrai que nous ne sommes pas responsables de l'état de l'environnement que nous avons mais au moins, essayons de l'améliorer."




Le bio plus cher ?

Le prix, c'est souvent ce qui nous retient d'acheter bio.
Les produits issus de l'agriculture biologique ne représentent que 2 % du budget alimentaire des français. Et pourtant nous sommes 83 % à en avoir une image positive…

Vie saine et zen, Bio plus cher

On sait que consommer bio fait du bien à l'environnement et probablement à notre santé, mais on a peur que ça fasse mal au porte-monnaie.
La préoccupation est tout à fait légitime mais la réponse à la question "le bio est-il plus cher que le conventionnel ?" n'est pas aussi simple qu'on croit…

Plus cher à produire et à distribuer
Au niveau de la production, cultiver bio revient plus cher. L'agriculteur évite évidemment le coût des pesticides et des engrais de synthèse, mais ses coûts de main d'œuvre sont plus élevés et ses rendements nettement plus faibles (jusqu'à 50 % de moins).
Par ailleurs il reçoit moins de subventions européennes, calculées en fonction des quantités produites.

10 à 15 %

d’économie dans le budget des ménages qui ne consomment que du bio


30 %

de qualité nutritionnelle en plus pour les produits bio
(INSERM)


0,61€

de différence entre un panier de produits bio et de grandes marques
(Test Consoglobe)




                
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