Marseille, Lyon, Bordeaux... Butin record et position de force pour les écologistes

Une dizaine de villes de plus de 30 000 habitants passent au vert à l'occasion du second tour des élections municipales : des capitales régionales comme Lyon, Marseille, Strasbourg et Bordeaux mais aussi Besançon, Grenoble, Poitiers, Tours, Annecy, Givors et, en région parisienne, Colombes ou Savigny sur Orge.

Source : We Demain, par Gérard Leclerc
 

Environnement : Emmanuel Macron propose deux référendums

Un 1er référendum "d’ici à 2021" sur l’introduction dans l’article 1er de la Constitution des notions de "biodiversité, d’environnement, de lutte contre le réchauffement climatique"… C'est ce qu'a annoncé le Président de la République dans son discours face aux 150 citoyens de la Convention citoyenne pour le climat qu'il a reçus le 29 juin dernier.

Source : Le Monde, par Cédric Pietralunga
 

Les jardiniers amateurs ont désormais le droit de vendre des semences paysannes

Désormais les semences non-inscrites au catalogue officiel peuvent être vendues légalement aux jardiniers amateurs. Votée par l'Assemblée nationale, la loi est parue au journal officiel le 11 juin dernier.

Source : We Demain, par Morgane Russell-Salvan
 

Réviser la Constitution, autoroute à 110 km/h, plus de vrac… : les principales propositions adoptées par la convention citoyenne pour le climat

149 propositions ont été adoptées à une très large majorité par les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat après 9 mois de travaux, les 19, 20 et 21 juin dernier. Une seule mesure rejetée : la réduction du temps de travail hebdomadaire de 35h à 28h.

Source : Le Monde, par Audrey Garric et Rémi Barroux
 

Trois ONG disent stop aux publicités pour les voitures et voyages en avion

Interdire toute publicité faisant la promotion des énergies fossiles ou des entreprises qui les exploitent, les produisent ou les distribuent, c'est la proposition que font les ONG Greenpeace France, Réseau Action Climat et l'association Résistance à l’Agression Publicitaire qui viennent de publier un rapport détaillé sur ce sujet.

Source : We Demain, par Pauline Vallée
 

Jour du dépassement : malgré le confinement, nous aurons épuisé toutes les ressources de la planète dès le 22 août

Baisse des émissions de CO2 de 12,5 % et de l’empreinte forestière de 8,4 % entre le 1er janvier et le 22 août… La date symbolisant le moment où l'humanité a consommé toutes les ressources que peut produire la planète a été cette année repoussée de 3 semaines, au 22 août. C'est l'effet Covid-19.

Source : Novethic, par Concepcion Alvarez
 

Pavillon Bleu : l'édition 2020 encourage la protection de la biodiversité

401 plages et 106 ports de plaisance, en tout 507 sites ont été labellisés Pavillon Bleu en France en 2020. Notre pays se situe cette année à la 4e place des pays européens (3e position l'année dernière).

Source : Actu-Environnement, par Dorothée Laperche
 

Le bio équitable français a son label

Le nouveau label est défendu par des pionniers français du bio, Biocoop et la Scop Ethiquable, qui représentent 4 000 producteurs et 26 entreprises du secteur.

Source : Linéaires, par Patricia Bachelier
 

Se passer d'avion ?

Voyager moins pour voyager mieux… Face aux enjeux environnementaux, il existe des solutions collectives et individuelles : prendre conscience de ses véritables besoins, choisir des modes de transports alternatifs, réduire la fréquence de ses vols…

Viesaineetzen.com - Se passer d'avion ?

Face à l'impact environnemental du transport aérien, on voit qu'il n'existe aucune solution technique à la hauteur du boom attendu dans les prochaines années (voir : Transport aérien : l'impact sur l'environnement). Il faut donc réinterroger notre rapport à l’espace, à l’exotisme, à la vitesse. Il n'est pas question de "désapprendre" le voyage mais de lui redonner du sens, selon Sébastien Porte, journaliste indépendant, spécialiste de l'environnement*. Et ce sens doit être réinjecté à la fois au niveau collectif et individuel.

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Le principe 
pollueur-compensateur 
: une fausse bonne idée

Certaines compagnies proposent de compenser l'impact carbone d'un vol en plantant des arbres à l'autre bout du monde.
Si ce n'est pas le cas, le consommateur a la possibilité de le faire lui-même en se tournant vers un organisme spécialisé : greentripper.org, myclimate.org ou goodplanet.org.

Le souci est que ces projets peuvent avoir des effets plus délétères que positifs : déposséder les paysans de leurs terres, faire reculer les cultures vivrières et la souveraineté alimentaire, générer conflits, déplacements forcés de populations ou violations des droits de l’homme.

"Chaque jour, des millions d’euros sont ainsi injectés dans des projets douteux partout sur la planète au titre des crédits carbone", affirme Sébastien Porte. "Or non seulement ils ne réduisent en rien les émissions polluantes, mais en plus ils nuisent aux populations locales, tout en procurant de juteux bénéfices à leurs investisseurs."*

 

Encourager le train
De nombreuses solutions appartiennent au législateur. L'un d'entre elles, notamment, consiste à encourager le train : fermer les liaisons aériennes intérieures superflues et, partout où cela est possible, appliquer le principe de substitution train-avion, remettre sur rail les trains de nuit, renforcer la desserte ferroviaire des aéroports…




Transport aérien : l'impact sur l'environnement

Émission de gaz à effet de serre, pollution de l'air, production de déchets, détérioration des milieux par le tourisme de masse, l'impact du transport aérien sur l'environnement est tel qu'il devient urgent de trouver des solutions…

Viesaineetzen.com - Transport aérien : l'impact sur l'environnement

Connaissez-vous le flygskam ? Le mot est suédois et désigne littéralement, la honte de prendre l’avion. Lancée en 2018 sur les réseaux sociaux, l'expression a été popularisée notamment par la jeune militante écologiste Greta Thunberg. Elle reflète le renversement qui est à l'œuvre dans notre société. Après avoir été le symbole de l'aventure et du progrès, de la liberté et du glamour, de la modernité et du luxe, le vol en avion devient difficile à assumer par le consommateur, du fait de son fort impact sur l'environnement.
"Voyager en avion, c’est aujourd’hui prendre le risque d’être taxé de pollueur", affirme Sébastien Porte, journaliste indépendant, spécialiste de l'environnement, qui ajoute que c'est "l’exemple même du moyen de transport à bannir"*.

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Des avions plus propres ?

- Des machines moins gourmandes
Depuis les années 1960, la consommation de kérosène dans les avions a été divisée par 5.
Les appareils d'aujourd'hui consomment 15 % à 20 % de moins que ceux de la génération précédente.
"Leur dépense en kérosène oscille entre 2 et 3 litres par passager pour 100 km, ce qui équivaut à la performance d’une bonne voiture hybride"*, explique Sébastien Porte.

- Du kérosène bio : intéressant si tant est qu'il soit de 2e ou 3e génération. La piste n'est pas à négliger mais aujourd'hui les biocarburants ne représentent que 0,04 % de la consommation mondiale de kérosène. D’ici à 2030 ou 2045, ils pourraient représenter de 30 et 50 % de la consommation totale.

- Des avions électriques ?
Exclu pour les longs courriers, en raison d'impossibilités techniques (poids des batteries).
Pour les moyens courriers, l'avion hybride est possible avec un apport en électricité de 10 à 15 % (ce qui ne changera pas grand chose à la donne environnementale).
Les essais de pile à hydrogène, par Airbus et Siemens en 2016, sont restés sans lendemain.

En résumé, pour Sébastien Porte, aucune option technologique n'apporte de solution à assez court terme et à une échelle d’ampleur suffisante. Ce qui n'empêche pas de les explorer, même si leurs bénéfices ne s'exercent qu'à la marge.

Le transport des riches
L’injonction à la mobilité est, selon lui, l’essence même de notre civilisation. "Le monde d’aujourd’hui ne vit que dans l’urgence et le zapping, l’obsession de l’action, du mouvement."*
Aujourd'hui, dans notre pays, la moitié des déplacements en avion est le fait des 2 % de Français les plus riches. Les trois quarts ne concernent que 20 % de la population.

95 %

des habitants de la planète
n’ont jamais pris l’avion.*


2 à 3 %

de la population mondiale
sur les vols internationaux.* 


16 milliards

de passagers
prévus en 2050.*




                
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