Covid-19 : 76% des Français en télétravail regrettent déjà leurs bureaux

70 % des Français sont actuellement en télétravail, 59 % à leur domicile et 11 % dans leur résidence secondaire, mais 73 % ne bénéficie pas d'une pièce dédiée, selon une enquête de Deskeo auprès d'environ 2 700 professionnels. 51 % ne prennent pas de pause déjeuner tous les jours et 32 % travaillent plus longtemps que d'habitude.

Source : 24h Santé
 

Covid-19 : comment réagir face à sa peur ?

La peur de l'épidémie serait justifiée. Mais parmi les quatre réactions naturelles à cette peur, deux seraient contre-productives : se figer face au danger ou le combattre, tête baissée. Deux autres seraient plus constructives : se mettre à l’abri et anticiper.

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Le crescendo des chiffres des personnes décédées du Covid-19, les images des services de réanimation surchargés, l'avalanche des témoignages de soignants épuisés et de patients hagards… Les esprits les mieux accrochés ont du mal à ne pas paniquer devant le traitement médiatique de cette épidémie ! Nous avons demandé à Véronique Salman*, psychanalyste et coach analytique, quelles sont les meilleures manières de réagir face à cette peur.

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Les réactions contre-productives

La sidération
"C'est ce qui s'est passé pendant la première semaine de confinement", explique Véronique Salman. "Beaucoup de gens ont été éberlués, ne sachant pas réellement comment s'organiser. Cette sidération est le propre de ceux qui ont peur de manière très intuitive et qui ne peuvent rien en faire. Elle est totalement instinctive et peut permettre de se préserver psychiquement d'une grande agression, comme un viol par exemple, en mettant l'organisme en stand by. Mais l'absence de réaction peut être est dangereuse et mal comprise."

Le combat
"On fonce tête baissée, poings devant, pour combattre l'ennemi sans forcément le connaître. Il s'agit d'une réaction épidermique sans consistance au niveau de la réflexion et qui risque d'être très dangereuse : elle nous propulse de manière mécanisée vers un ennemi qui peut être beaucoup plus armé et agressif que nous. Il y a quelque chose de débridé, pulsionnel et infantile à croire qu'il suffit de riposter de manière violente pour que ça s'arrête."




Confinement : optimiser son rôle de parent

Il serait possible, en famille, d'éviter l'explosion des conflits et de profiter de cette période particulière pour revisiter le rôle du parent et devenir une figure d'attachement "secure".

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Le confinement de la population, décrété dans le cadre de la crise du Covid-19, est une expérience nouvelle qui peut se révéler particulièrement difficile à vivre, dans le huis clos familial (voir : Covid-19, pour un confinement positif). Mais cette expérience peut être aussi une chance de créer une relation parents-enfants plus épanouissante, selon Véronique Salman*, psychanalyste et coach analytique.

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Attachement "secure" et "insecure"

John Bowlby (1907-90) est un psychiatre et psychanalyste britannique célèbre pour avoir développé la Théorie de l'Attachement.
Vers l'âge de deux ans, les enfants commencent à utiliser les figures d'attachement (l'entourage familier) comme base de sécurité, à partir de laquelle ils vont explorer le monde et vers laquelle ils savent qu'ils peuvent retourner.

Les trois piliers de l’attachement "secure"
1) Être dans la bienveillance.
2) Avoir des réponses pédagogiques adaptées : dire "oui" quand c'est possible et "non" quand c'est nécessaire, sans avoir besoin de négocier ou de se justifier.
3) Le faire de manière absolument constante.

Deux grandes logiques d'attachement "insecure"
1) Avoir des réponses imprévisibles : l'enfant tombe sur un parent ambivalent, différent à chaque fois dans ses réactions face à une demande de l’enfant, qui ne sait jamais comment il sera reçu et fini par s’en inquiéter. Ou alors, le parent est très désorganisé, incapable de poser des repères clairs sécurisants. Plus tard, l’Autre est vécu logiquement comme un danger potentiel.
2) Être dans une non-réponse prévisible : à chaque fois que l'enfant demande quelque chose, il obtient un "non" et finit par convenir que cela ne sert plus à rien de demander. Le parent ne devient plus un recours possible. Plus tard, la conséquence est de préférer faire seul, de ne plus considérer la relation à l’autre comme véritablement utile.




La musique pour mieux vivre le confinement : sept idées pratiques

"La musique réduit le stress et l’anxiété. Elle atténue la douleur et libère des molécules de plaisir", affirme Isabelle Peretz, professeure au Département de psychologie de l’Université de Montréal, qui partage ces conseils :
- engager un musicien local en ligne pour vous donner des cours ou jouer avec vous,

Source : Psychomédia
 

Confinement : des cours en ligne pour faire le plein de connaissances

Une sélection de formations, MOOC ou vidéos en ligne, pour tous les âges et tous niveaux…

Source : We Demain, par Sofia Colla
 

Covid-19 : pour un confinement positif

La crise du Covid-19 nécessite de s'adapter à une situation inédite dans notre Histoire. Et si nous profitions de l'occasion pour choisir d'adopter de nouvelles habitudes ? Et réinventer notre vie ?

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Les mesures de confinement décrétées par le gouvernement face à l'épidémie de Covid-19 provoquent une situation inédite dans l'Histoire de France (voir : Coronavirus, ce qui est permis et ce qui est interdit pendant le confinement en France). Les causes d'angoisse sont nombreuses, de la peur d'attraper la maladie au sentiment de claustrophobie en passant par les tensions et les conflits du huis clos familial…

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Les gestes barrières

Face au coronavirus, les gestes simples pour préserver sa santé et celle de son entourage :
- je reste chez moi,
- je me lave très régulièrement les mains,
- je tousse ou éternue dans mon coude ou dans un mouchoir,
- j’utilise des mouchoirs à usage unique et je les jette,
- je salue sans serrer la main, j’arrête les embrassades.

Source : Ministères des Solidarités et de la Santé

Difficulté à changer
Face à cela, les tentations de fuir la réalité se font pressantes : scepticisme, déni, complotisme… Autant d'alibis ne faisant qu'illustrer une difficulté par rapport au changement, selon Véronique Salman, psychanalyste et coach analytique.




Épidémie : les effets psychologiques sévères de la mise en quarantaine

Stress post-traumatique, dépression, sentiment de colère et de peur, abus de substances… Ce sont les impacts psychologiques consécutifs à la mise en isolement qu'une équipe britannique vient de mettre en lumière après analyse de 24 études réalisées dans 10 pays.

Source : Psychomédia
 

Les accords toltèques : pour vivre mieux

Des règles de vie simples qui permettent de mieux se connaître, mieux communiquer, avec une promesse de liberté, de bonheur et d'amour…

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Miguel Ruiz, l'auteur du livre fondateur, Les quatre accords toltèques, publié en 1997, est un mexicain chamane et enseignant, fils d'une guérisseuse et petit-fils d'un chamane. Une expérience de mort imminente l'aurait incité à chercher des réponses aux questions de l'existence dans la spiritualité toltèque (voir encadré). Il a ensuite traduit et adapté certains concepts clés, les a "dépoussiérés et rajeunis afin de les rendre universels et compréhensibles par tous"*, explique Patrice Ras, philosophe, formateur et conférencier.

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Qui sont les Toltèques ?

Il s'agit d'un peuple de l'Amérique précolombienne qui vivait entre 900 et 1200 après JC dans le Mexique actuel, autour de Tula, leur capitale, près de Teotihuacan.
Dans la culture aztèque, plus tardive, on considérait les Toltèques comme une référence de civilisation. Leur religion semble avoir été de type chamanique et animiste.
Leur histoire est mal connue et fait l'objet de différentes hypothèses avec une réelle difficulté à déterminer la part du mythe et de la réalité.

Des accords avec nous-mêmes
Que sont ces accords dont parle Miguel Ruiz ? Ce sont ceux que nous passons avec nous-mêmes et qui gèrent notre comportement quotidien. Ils viennent des parents, de l'école, de la religion, de la culture et permettent de s'intégrer plus ou moins harmonieusement dans la société. Nous les avons intériorisés et ils viennent s'agréger pour constituer notre ego.




Burn out parental : comment l'éviter ?

Être parent n'est pas un long fleuve tranquille. Quand le rêve rencontre la réalité, il arrive que le burn out menace. Il vaut mieux être attentif aux signes avant-coureurs et prendre les mesures nécessaires…

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Avec les progrès des études psychologiques sur le développement de l'enfant, le statut de ce dernier s'est modifié progressivement depuis la 2de Guerre Mondiale. L'enfant "objet" est ainsi devenu peu à peu "enfant roi" puis, souvent aujourd'hui, "enfant tyran". 
Parallèlement, la barre est devenue de plus en plus haute afin de répondre aux injonctions sociales et d'atteindre l'exigence d'une parentalité positive idéalisée. 

Il arrive donc que le rêve d'être parent se heurte à la dure réalité des nuits sans sommeil, des pleurs interminables, des repas à préparer et des couches à changer… Dès lors, le burn out parental n'est pas loin et, comme il est mal considéré par l'entourage, il peut être vécu difficilement.
"Si l'arrivée d'un enfant peut être la source d'un grand bonheur, il n'en demeure pas moins qu'être parents modifie le cours de la vie"*, expliquent Elise Lecornet, psychologue, et Corinne Melot, sophrologue.

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Nous ne sommes pas multitâches

L'imagerie médicale l'a montré : homme ou femme, nous ne savons pas faire deux choses en même temps. Lorsque nous menons deux taches simultanément notre cerveau y consacre à chacune quelques microsecondes successivement. À la clé : baisse de concentration et risque d'erreur voire d'accident.
Pour éviter le burn out, sachons donc nous organiser et sanctuariser nos activités personnelles !

Épuisement physique, émotionnel et mental
Il s'agit d'un "épuisement physique, émotionnel et mental, généré par une situation des stress prolongée en milieu familial"*.
Le burn out parental est caractérisé par au moins deux des trois éléments suivants :
- un épuisement physique et émotionnel lié à l'état de parent,
- une distanciation affective progressive avec l'enfant,




Agir contre le sentiment d'abandon

Réel ou imaginé, le sentiment d'abandon peut avoir des répercussions néfastes s'il n'est pas identifié et dûment réparé.

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C'est un sentiment plus répandu qu'il y paraît. Il peut avoir des conséquences importantes pendant toute la vie, sous des formes très variables : sentiment de vide intérieur, d'hyper-vigilance, quête effrénée de survie, d'amour, de reconnaissance, de sécurité pouvant conduire à la dépendance affective ou à la fuite (évitement, séparation, rupture, isolement).

"L'abandon n'a rien à voir avec une émotion qu'il convient de gérer ou laisser passer. C'est un sentiment, un mal profond qui, mal supporté, amène à la dévalorisation de soi, au manque de confiance, à la peur de perdre, à la perte de points de repères, au repli de soi, au sacrifice, à l'incapacité de voir au loin ou de savoir quelle direction prendre", explique Geneviève Krebs, psychopraticienne et coach*.

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Dépendance affective

Exemple d'un schéma de dépendance affective en trois temps :
1) "Lorsque j'ai quitté la maison, mes parents m'en ont beaucoup voulu. Ils voulaient que je reste et m'occupe d'eux comme ils se sont occupés de moi."
2) "On me propose un meilleur poste ailleurs, dans un autre service ou entreprise. J'ai du mal à accepter car je me sens coupable d'abandonner celui qui m'a donné ma chance initialement."
3) "Je pense qu'on ne peut pas compter sur moi. Je pense que je ne suis pas fiable ni stable. Je pense que je ne suis pas reconnaissant."*


                
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