L'apprentissage de la paresse

Prendre son temps est devenu une nécessité en matière de bien-être, de santé, de respect de l'environnement… On peut choisir d'apprendre à être paresseux.

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Nous vivons dans une société où tout le monde court à droite et à gauche, se déplace sur des engins à roulettes, où des rappels électroniques sur nos smartphones nous suggèrent de respirer profondément, où l'on trouve dans des boutiques des fruits tout épluchés, des plats tout préparés… Il est devenu urgent d'apprendre à ralentir, à prendre notre temps…

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Slow food

S'il est un domaine ou la lenteur exerce ses bienfaits, c'est bien celui de l'alimentation.

"Les paresseux ont beaucoup en commun avec le Slow Food Movement, né en Italie dans les années 1980 comme un antidote à la fast-food", précise Jennifer McCartney*.

Il s'agirait de manger une nourriture fraîche, à dominante végétale, de préférence bio et produite localement, plutôt autour d'une table avec des amis.
Mais dans tous les cas, le plus important est de déguster, de savourer, d'apprécier ce qu'on a choisi de manger… Et de s'éloigner de son ordinateur.

 

Des animaux au poil hirsute
Jennifer McCartney* conseille de prendre exemple sur les paresseux, ces mignons animaux à longues jambes, au poil hirsute et aux grands yeux ronds, dotés de seulement deux ou trois orteils, qu'on trouve en Amérique centrale et en Amérique du sud…




Comprendre les expériences de mort imminente (EMI)

4 % d'entre nous en auraient vécu une. Aussi fascinantes que dérangeantes, les EMI font (encore trop rarement) l'objet d'une approche scientifique…

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Les EMI (expériences de mort imminente) sont des expériences subjectives vécues et racontées majoritairement par des personnes au seuil de la mort. Le sujet est controversé car il pose indirectement la question de la vie après la mort et entre en résonance avec certaines croyances religieuses. C'est la raison pour laquelle l'approche scientifique la plus rigoureuse s'impose.

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EMI : l'échelle de Greyson

"Les EMI (Expériences de Mort Imminente) sont des événements psychologiques profonds comportant des éléments transcendantaux et mystiques et survenant généralement chez des individus proches de la mort ou dans des situations de danger physique ou émotionnel intense"*, définit Bruce Greyson, psychiatre américain.

Il établit ainsi une échelle de 16 éléments (cotés de 0 à 2). L'EMI est caractérisé en cas de score supérieur ou égal à 7/32.
- Perception du temps altérée : absence totale de perception du temps ou perception accélérée.
- Pensées accélérées : sensation d'avoir l'esprit libéré, plus performant.
- Revue de vie : comme sur un écran de cinéma, vision de l'ensemble de sa vie ou des quelques évènements.
- Sensation de tout comprendre : sentiment de grande lucidité voire de connaissance étendue du monde.
- Sensation de paix, de bien-être : commune à presque toutes les EMI
- Sensation de joie : prolongement de la précédente mais moins fréquente.
- Sensation de communion, d'harmonie avec le monde extérieur.
- Sensations plus intenses que d'habitude.
- Vision d'une lumière brillante : fréquemment décrite, provenant soit d'un endroit précis soit de partout, souvent ressentie comme attirante.
- Sensation de détachement du corps : absence de perception du corps physique ou vision de ce corps depuis un point de vue extérieur.
- Vision d'éléments réels se déroulant à distance : peu fréquente.
- Vision de son propre avenir ou de celui de ses proches : peu fréquente également.
- Entrée dans un monde inconnu : pouvant prendre la forme de paysages existants ou non et décrit souvent comme magnifique.
- Perception d'une présence, d'une voix, d'un être mystique établissant une communication par télépathie.
- Rencontre avec des religieux et/ou des personnes décédées.
- Perception d'une barrière à ne pas franchir, d'un point de non retour : concerne près d'une personne sur deux et ces personnes n'éprouvent généralement pas l'envie de revenir. 

Une thèse de médecine
C'est dans cet esprit que François Lallier, aujourd'hui médecin généraliste et chef de clinique universitaire, après avoir étudié le dossier de près de 300 patients, a interrogé et analysé le cas de 27 personnes ayant vécu une EMI. Il en a fait sa thèse à la faculté de Reims en 2014 puis un livre publié en septembre 2018*.




Se libérer du regard de l'autre

Il n'est pas toujours facile de s'affranchir du regard normatif et parfois destructeur que les autres portent sur nous. C'est pourtant une nécessité si l'on veut gagner en liberté et être au plus proche de soi…

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Nous sommes des êtres sociaux et le regard des autres, parents, conjoint, amis, collègues ou voisins, peut nous construire autant que nous abîmer.

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Des rôles imposés aux enfants

Quelques exemples de statuts que les parents imposent inconsciemment aux enfants…

L'enfant modèle : un "mini-adulte" qui satisfait le désir des parents, obéit à leurs règles, tacites ou non, et qui finit par s'oublier lui-même.

L'enfant fragile : toujours atteint d'un souci de santé, il focalise sur lui attention et compassion pour répondre au désir d'une mère trop attentionnée ou pour empêcher ses parents de se séparer.

L'éternel enfant : celui qui ne grandit pas, qui ne va jamais jusqu'au bout des choses, qui a besoin d'être assisté, qui rend les autres responsables de ses échecs, pour répondre au désir inconscient des parents qu'il reste leur "tout-petit".

L'enfant rebelle : turbulent, téméraire, hypersensible, curieux, qui s'oppose sans cesse aux règles familiales pour faire face à l'autoritarisme et au manque d'écoute de l'entourage.

L'enfant réparateur : le thérapeute de ses parents, censé sauver les siens du chagrin, d'un deuil, d'une situation de couple malheureuse, qui prend l'habitude de prendre soin des autres à défaut de lui-même. 

Regard bienfaisant ou pas
Après la naissance, les échanges de regard avec les parents, notamment la mère, jouent un rôle fondamental dans la stabilité de la construction psychique de l'individu, rappelle Muriel Mazet, psychologue clinicienne et psychothérapeute*.




Apprendre à être déçu, apprendre à décevoir

Nous accordons beaucoup d'importance au regard que les autres portent sur nous. Pour parvenir à s'en détacher, il faut apprendre à décevoir. Cela peut nous mener à une vie plus authentique.

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Combien de temps faut-il pour cesser de se déterminer par rapport aux attentes de ses parents, que ce soit en s'y conformant ou en se rebellant contre elles ? Pour rendre fiers nos parents, nous nous faisons souvent prisonniers de leurs attentes et nous pouvons parfois passer à côté de notre vie.
"Seul celui qui est en paix avec ses parents peut devenir un homme libre intérieurement", affirme Michael Bordt, professeur à l'école de philosophie de Munich*. Les décevoir serait donc, selon lui, la condition sine qua non pour trouver un chemin de vie mieux adapté à nos besoins. La même démarche peut être ensuite appliquée au sein d'un couple, avec nos amis et nos relations professionnelles.

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La vulnérabilité robuste

Michael Bordt souligne l'importance de percevoir nos sentiments négatifs ainsi que les changements qu'ils génèrent dans notre corps et de les mettre à distance. On acquiert ainsi une vulnérabilité qui fait gagner en force et en résilience.
"L'ouverture fondamentale à mon moi intérieur, ma vulnérabilité, me donne la force d'affronter les conflits de la vie extérieure."




Au plus proche de soi-même

Et si nous commencions un voyage pour tenter de nous rapprocher de notre vraie nature ? De nombreux outils de développement personnel peuvent nous y aider.

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Partir à la rencontre de soi, en choisir la version qu'on préfère et la vivre au quotidien : c'est un vaste programme de transformation qui peut nous permettre d'être un peu plus en harmonie avec nous-même et avec les autres.

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Une hauteur de vue

Un scientifique japonais, Masaru Emoto, a placé des portions de riz cuit dans deux récipients. Il a écrit "Merci" sur l'étiquette d'un des récipients et "Idiot" sur l'autre. Il a ensuite placé ces récipients dans une salle de cours et proposé à ses étudiants de lire chaque jour à voix haute le nom marqué sur chaque étiquette. Au bout d'un mois le contenu du premier récipient n'était pas dégradé alors que le second s'était décomposé rapidement.
Selon François Viot, co-auteur de Devenez la meilleure version de vous-même*, par ailleurs directeur de la rédaction de Télécâble Sat Hebdo et chroniqueur dans différents médias, nous sommes un peu comme ces bols de riz. La force que nous mettons à nous déprécier nous-même finit par avoir des effets dévastateurs alors que celle que nous pouvons manier dans un sens positif aura des effets largement bénéfiques.

"La méthode de Mélanie Guibert m'a apporté depuis le début une sorte de hauteur de vue, une capacité à appréhender les problèmes un peu différemment", explique le journaliste qui a suivi dans son entreprise le stage de Mélanie Guibert. "J'essaie de la pratiquer dans ma vie de tous les jours et cela porte ses fruits. Je ressens une sorte de paix qui est peu répandue dans le tourbillon médiatique. Je suis parvenu à avoir un regard extérieur sur le microcosme de la télé qui a tendance à se regarder le nombril."




Défricheurs de l'avenir : Florence Servan-Schreiber

Florence Servan-Schreiber est une des voix de la psychologie positive en France. Elle en explique tous les ressorts de manière simple, vivante dans ses livres et sur des scènes de théâtre…

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Un soleil de fin d'été resplendit sur cette place du 9e arrondissement de Paris où trône une fontaine qui tente d'apporter un zeste de fraîcheur. La cour verdoyante d'un immeuble Haussmannien, un étage à monter et l'on nous ouvre la porte. Florence Servan-Schreiber, journaliste, auteure et conférencière spécialisée dans la psychologie positive, nous reçoit dans un bureau peuplé de jouets "collectors".

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Vos projets pour cette année ?

Florence Servan-Schreiber : Notre spectacle "La Fabrique à Kifs" démarre une troisième saison au Théâtre de l'œuvre et un peu partout en France.
Mon prochain projet est de mettre en place pour janvier 2019 un atelier d'écriture en ligne qui s'appelle "Écrire le meilleur de soi". L'écriture est un des facteurs qui permet de se connaître, de transmettre, de partager sa gourmandise, de se projeter. La question n'est pas d'écrire un roman, mais de se servir de l'écriture soit pour tenir un journal ou un blog, soit pour écrire à des gens. Écrire apporte beaucoup de clarté.
J’ai aussi publié un charmant journal à compléter : 3 ans de kifs, éditions Marabout.
Je continue également de tourner une conférence-expérience qui s'appelle "Surprendre son cerveau". Je serai bientôt à Lyon, à Tours, à Toulouse. C'est une approche de la psychologie positive extrêmement participative.
Ce qui me stimule c'est la pédagogie : réfléchir à des systèmes qui font que l’on prend du plaisir à apprendre et que l’on repart en ayant vécu quelque chose au même moment. 

Comment définiriez-vous votre métier ?
Florence Servan-Schreiber : Je l'ai défini avec beaucoup de liberté en disant que j'étais "professeure de bonheur". Cela consiste simplement à raconter des choses que j'ai pris le temps d'apprendre avant, que je digère à ma façon et que je restitue avec mon propre vocabulaire.




Difficile d'être un "cerveau droit" !

Atypiques, intuitifs, créatifs, les "cerveaux droits" ont souvent du mal à trouver leur place car ils ne rentrent pas dans le moule. Mais ils peuvent profiter de leurs singularités et faire un travail sur eux-mêmes pour s'adapter au monde majoritaire des "cerveaux gauches"…

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Un peu comme le vilain petit canard du conte d'Andersen, il existe des personnalités qui sortent des sentiers battus, qui ont du mal à se faire entendre et à s'intégrer dans la société.

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Neuf formes d'intelligence

Howard Gardner, psychologue états-unien, a répertorié neuf formes différentes d'intelligence.

L'intelligence logico-mathématique
Elle permet de calculer, de mesurer, de faire preuve de logique, d'analyser les causes et conséquences d'un phénomène ou d'une action, de catégoriser et d'ordonner. Le calcul du Q.I. (Quotient Intellectuel) permet de la mesurer.

L'intelligence verbale ou linguistique
Elle permet d'utiliser le langage pour comprendre les autres et exprimer ce que l'on pense. Le calcul du Q.I. permet aussi de la mesurer.

L'intelligence spatiale
Elle permet de se faire une représentation spatiale du monde.

L'intelligence intrapersonnelle
Elle permet de se comprendre soi-même, de décrypter ses émotions, d'être en contact avec ses besoins, ses désirs.

L'intelligence sociale ou interpersonnelle
Elle permet de comprendre les autres, de réagir avec eux de façon correcte et adaptée, elle favorise l'empathie, la coopération, la tolérance.

L'intelligence corporelle-kinesthésique
Elle permet de réaliser une activité physique, d'utiliser son corps pour exprimer une idée ou un sentiment.

L'intelligence musicale, rythmique
Elle permet de reconnaître les modèles musicaux, de les interpréter, de les créer.

L'intelligence naturaliste
Elle permet d'être sensible à l'environnement, à la nature, au vivant.

L'intelligence existentielle ou spirituelle
Elle permet de se situer dans le cosmos, de se questionner sur la destinée, le sens et l'origine des choses, de se construire des règles de vie.




Devenir ami avec soi-même

Critiques, auto-sabotage, injures diverses… Nous sommes capables de bien des mauvais traitements à l'encontre de nous-mêmes. Or nous avons tout à gagner à pacifier cette relation et à devenir notre meilleur ami…

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La psychologie positive nous enseigne que nous avons la faculté de nous faire beaucoup de bien (voir : Contre le stress, la psychologie positive). Il existe de nombreuses méthodes qui peuvent nous y aider. Pierre Portevin*, coach, formateur et conférencier, nous invite à prendre conscience de l'attitude d'hostilité que nous avons couramment envers nous-mêmes et à entreprendre une nouvelle démarche visant à nous auto-apprivoiser.

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L'exercice de la chaise vide

Il s'agit d'une technique de thérapie cognitive et comportementale que Pierre Portevin* pratique avec ses patients.

"Imaginez que je suis votre coach. Vous venez me consulter pour un problème, une situation difficile à propos de laquelle vous ne voyez pas clair sur ce que vous devez faire. Je vais vous inviter à réfléchir à l'un de vos amis proches, réel, en qui vous avez confiance et qui vous semble être de bon conseil pour vous. Appelons-le Marc. Je vais vous poser quelques questions sur Marc pour bien comprendre le profil de la personne. Puis je vais vous demander de vous lever, de faire un tour de quelques mètres et de revenir vous asseoir sur la chaise vide. Quand vous allez vous rasseoir sur cette chaise, vous serez Marc. Je vais m'adresser à vous en tant que Marc, grâce aux questions que je vous aurai posées avant et qui m'auront également permis de vérifier que vous connaissez les réponses à ces questions. Cette introduction permet de vous faire bien rentrer dans le personnage. Je vais vous dire ensuite : "Marc, vous avez entendu toutes les difficultés auxquelles fait face votre ami. Qu'est-ce que vous lui conseilleriez de faire ?" Et vous, sous les traits de Marc, vous allez sortir les cinq actions clés que vous devriez faire. Neuf fois sur dix ça marche. Je vais ensuite vous remercier, vous allez repartir, refaire le tour de quelques mètres, vous rasseoir en tant que vous-même et je vous demanderai alors si vous avez entendu ce que Marc a dit…"

Cet exercice permet de cultiver l'amitié avec soi-même et d'apprendre petit à petit à prendre du recul sans avoir besoin d'un coach.




Laisser faire nos émotions

Nous ne pouvons pas les contrôler car elles viennent de notre cerveau archaïque. Alors accueillons nos émotions, tentons de décrypter leur fonctionnement et vivons en bonne entente avec elles !

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Pour survivre en milieu hostile, notre cerveau animal a mis en place quatre grands systèmes de réactivité autour de la joie, la peur, la colère et la tristesse (voir encadré). Les autres émotions que nous ressentons peuvent être rapprochées de ces quatre émotions fondamentales, selon Catherine Aimelet-Périssol*, médecin et psychothérapeute. Par exemple, le dégoût pourrait être rapproché de la colère et la surprise de la peur. "Les émotions sociales, la honte, la culpabilité, sont également facile à relier à ces grandes catégories, quand on écoute vraiment l'expérience notamment corporelle de la personne."

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Les quatre émotions fondamentales

La joie : être plus vivant
Des quatre émotions fondamentales, la joie est celle qui pose le moins de problème car elle apporte une expérience d'ouverture, de curiosité. Même si, dans certains cas, elle est plus ou moins bien considérée socialement, parfois regardée comme de l'excitation, "elle donne le sentiment d'être plus vivant et surtout plus en lien avec l'environnement", affirme Catherine Aimelet-Périssol*.

La peur : fuir, éviter
Elle alerte le corps sur une situation qui a été perçue comme source d'insécurité. Elle induit une réaction de fuite ou d'évitement. "La peur est le signal d'alarme qui stimule une recherche automatique de sécurité."

La colère : affirmer son identité
Elle incite à la lutte, l'affirmation de l'identité, le contrôle. "La colère nous met en relation avec l'autre sans nous oublier. Comme les enfants à qui personne n'adresse la parole, qui s'insurgent et annoncent fièrement "j'existe"."

La tristesse : se relier à soi
Le corollaire de la tristesse est le repli sur soi. "Une façon de nous relier, non plus aux autres mais à nous-même : je ne peux pas fuir, je ne peux pas vaincre mais au moins j'existe. La tristesse ramène la personne à sa propre existence, malgré les évènements extérieurs."

Nos émotions : toujours bénéfiques
À l'intérieur de ces systèmes, les émotions seraient toujours bénéfiques dans la mesure où elles provoquent des réactions qui tendent à rétablir un équilibre préalablement rompu. Pour Catherine Aimelet-Périssol, l'émotion n'est donc pas le problème mais la solution.




Le pardon : guérir de ses blessures

Le pardon est souvent associé à un processus de résilience. Venu du religieux, le mot est souvent mal compris. Pourtant s'il est le résultat d'un travail exigeant, par exemple en psychothérapie, il permet de guérir des blessures émotionnelles profondes.

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Les psychothérapeutes travaillent depuis quelques décennies sur la notion de résilience qui est, selon Boris Cyrulnik*, "la possibilité de se remettre à vivre après une agonie psychique traumatique ou dans des conditions adverses".

Pendant une thérapie analytique, il serait même question du pardon au sens large. Selon Jacques Arènes**, psychanalyste, il s'agirait d'entamer "un processus qui aboutira à pardonner au réel d'être ce qu'il a été".

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La réussite n'est pas obligatoire

Alice Miller***** insiste dans ses travaux sur l'importance fondamentale du besoin "de vérité, de fidélité à soi-même, à ses perceptions, sentiments et connaissances". Selon elle, un pardon accordé par exemple sous l'influence d'un thérapeute pris au piège de la morale traditionnelle, "empêche la cicatrisation des plaies – sans même parler de guérison". Et c'est alors le corps qui a le dernier mot et exprime l'indicible sous la forme de pathologies parfois lourdes.

Il faut donc se méfier du déni de réalité produit par le fait de se soumettre plus ou moins consciemment à l'injonction morale qui existe dans le pardon religieux ou dans une thérapie mal dégagée de ces mêmes valeurs religieuses notamment dans la version new-age du "il faut tout pardonner".

Le pardon est un travail mais il n'est pas une obligation. La réussite n'est pas automatique : l'impardonnable existe aussi.

Soigner les blessures du coeur
Il y a des dimensions différentes selon qu'on doit pardonner à un criminel, un tortionnaire pervers, un parent maltraitant, un partenaire infidèle ou un agresseur involontaire. Mais dans tous les cas la question du pardon se pose car les plaies émotionnelles fonctionnent à la manière des plaies physiques : si l'on attend sans rien faire, elles risquent à terme de s'infecter.


                
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