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Défricheurs de l'avenir : Florence Servan-Schreiber

Florence Servan-Schreiber est une des voix de la psychologie positive en France. Elle en explique tous les ressorts de manière simple, vivante dans ses livres et sur des scènes de théâtre…

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Un soleil de fin d'été resplendit sur cette place du 9e arrondissement de Paris où trône une fontaine qui tente d'apporter un zeste de fraîcheur. La cour verdoyante d'un immeuble Haussmannien, un étage à monter et l'on nous ouvre la porte. Florence Servan-Schreiber, journaliste, auteure et conférencière spécialisée dans la psychologie positive, nous reçoit dans un bureau peuplé de jouets "collectors".

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Vos projets pour cette année ?

Florence Servan-Schreiber : Notre spectacle "La Fabrique à Kifs" démarre une troisième saison au Théâtre de l'œuvre et un peu partout en France.
Mon prochain projet est de mettre en place pour janvier 2019 un atelier d'écriture en ligne qui s'appelle "Écrire le meilleur de soi". L'écriture est un des facteurs qui permet de se connaître, de transmettre, de partager sa gourmandise, de se projeter. La question n'est pas d'écrire un roman, mais de se servir de l'écriture soit pour tenir un journal ou un blog, soit pour écrire à des gens. Écrire apporte beaucoup de clarté.
J’ai aussi publié un charmant journal à compléter : 3 ans de kifs, éditions Marabout.
Je continue également de tourner une conférence-expérience qui s'appelle "Surprendre son cerveau". Je serai bientôt à Lyon, à Tours, à Toulouse. C'est une approche de la psychologie positive extrêmement participative.
Ce qui me stimule c'est la pédagogie : réfléchir à des systèmes qui font que l’on prend du plaisir à apprendre et que l’on repart en ayant vécu quelque chose au même moment. 

Comment définiriez-vous votre métier ?
Florence Servan-Schreiber : Je l'ai défini avec beaucoup de liberté en disant que j'étais "professeure de bonheur". Cela consiste simplement à raconter des choses que j'ai pris le temps d'apprendre avant, que je digère à ma façon et que je restitue avec mon propre vocabulaire.




Yogathérapie : prévenir et se soigner avec le yoga

Postures physiques, exercices de respiration, hygiène de vie, le yoga peut permettre d'éviter voire de soigner de nombreux troubles et maladies.

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Le mot "yogathérapie" est de plus en plus employé, même s'il est précisé à chaque fois qu'il ne s'agit en aucun cas d'un substitut aux thérapies médicales modernes mais d’un outil complémentaire. Selon Lionel Coudron, médecin et enseignant de yoga qui a fondé l'Institut de Yoga Thérapie : "La yogathérapie part de l’idée essentielle que le corps est capable d’autorégulation et que de nombreux maux sont avant tout liés à une dérégulation de l’organisme. Le yoga permet de maintenir un équilibre et la yogathérapie vise à utiliser ces outils pour développer ses ressources personnelles, et restaurer cet équilibre naturel, tant physique que mental."

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Précautions indispensables

Tout le monde peut pratiquer le yoga, y compris les personnes stressées, peu souples, âgées, handicapées…
Mais s'il est pratiqué sans les précautions d'usage ou sur des sujets présentant certaines fragilités (notamment hypertension artérielle ou pathologies musculo-squelettiques), le yoga peut avoir des effets délétères : luxations, entorses, lésions musculaires et tendineuses, fractures.**
Il peut donc être utile de demander l'avis d'un médecin avant de débuter dans la discipline.

Par ailleurs il est important de choisir avec soin son enseignant, en vérifiant notamment s'il est attentif au placement corporel de ses élèves et s'il n'a pas été contaminé par le culte de la performance qui a malheureusement gagné parfois le yoga. Ensuite il ne faut pas hésiter à l'informer de vive voix des fragilités que l'on peut avoir. Et pourquoi pas commencer par un cours particulier avant de rejoindre la séance collective ?

Pendant la séance : pratiquer de manière modérée, ne jamais aller au-delà de ses possibilités et, sans attendre le signal du professeur, quitter tout exercice ou posture qui procure un quelconque inconfort.




La sylvothérapie ou les bienfaits des bains de forêt

Enlacer un arbre et le câliner ou simplement se promener en forêt… La sylvothérapie est une pratique inspirée à la fois par les savoirs ancestraux et les dernières études scientifiques. Elle a de nombreuses vertus.

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Instinctivement, nous sommes tous attirés par les arbres, sans forcément bien savoir pourquoi. Simplement parce qu'on aime les contempler, qu'on apprécie leur ombrage, qu'on ressent leur effet apaisant. Les pieds ancrés au sol, la tête dans les étoiles, ils nous montrent l'exemple dans l'art de se tenir debout (voir encadré).

La vie urbaine a pourtant tendance à nous en écarter. Mais un nouveau mouvement, venu du Japon, nous incite à redécouvrir la source d'énergie bienfaisante qu'ils nous procurent, notamment à travers les bains de forêt.*

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Le caractère énergétique des arbres

Chaque arbre a un potentiel symbolique, venu de la connaissance des peuples anciens, de leurs mythes et de leurs légendes. S'y sont ajoutés au fil du temps un savoir empirique et des découvertes de la science.
Quelques exemples…

- Bouleau : douceur et paix sur terre. "Il adoucit la souffrance physique ou morale, pacifie nos émotions les plus tumultueuses, agressivité, colère, haine. Il permet aussi de s'accepter et de développer une meilleure estime de soi."
- Chêne : un guide sur le chemin de la sagesse. "À son image, il invite à puiser en soi sa propre force pour prendre son indépendance."
- Érable : "au printemps et à l'automne, sous la protection de son épaisse frondaison, il nous transmet une énergie douce, à l'image de l'harmonie colorée de ses feuilles et de la saveur sucrée de sa sève".
- Hêtre : stabilité et confiance en soi. "Son énergie nous aide à dépasser les peurs qui nous limitent et à contacter notre force intérieure, celle qui donne le courage d'être soi-même. Elle permet d'aborder les événements de notre vie en toute sérénité."
- Olivier : incarne la paix. "L'énergie de cet arbre, qui se régénère sans cesse, se transmet comme sa symbolique : de génération en génération."
- Tilleul : un arbre féminin, protège le foyer, le nourrit et le soigne. "Son bois est doux et son odeur suave. Il est l'arbre fidèle autour duquel la vie sociale s'enracine. Il est souvent comme une aïeule qui nous permet de renouer avec le temps béni de l'enfance."

(Extraits de : Au bonheur des arbres, comment ils nous ressourcent et nous font du bien, éditions Terre Vivante)

Conscience verte
Nos ancêtres les Gaulois, qui étaient quelquefois aussi Germains et Celtes, considéraient les arbres comme des compagnons certes bienveillants mais qu'il faut vénérer et craindre. Ces derniers avaient une place importante dans la vie quotidienne ainsi que dans les rituels religieux. L'ère industrielle a récemment brisé ce lien. Mais écologistes et botanistes contribuent actuellement à la renaissance d'une "conscience verte".




Se méfier des additifs alimentaires

Sur les centaines d'additifs autorisés dans l'industrie agro-alimentaire, très peu sont utiles et sans effets dommageables pour la santé. Des conseils pour s'orienter dans cette jungle, du E100 au E1451…

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Les humains ont toujours cherché à conserver plus longtemps leur nourriture et à lui donner meilleur goût. C'est ainsi qu'au cours de l'Histoire, on a utilisé des produits naturels, le sel, le sucre, le vinaigre ou l'huile, sans nuisance pour la santé.

Avec l'avènement de l'alimentation industrielle, après la 2de Guerre Mondiale, sont arrivées sur le marché les molécules de synthèse rejointes il y a peu par leur version microscopique, les nanoparticules (voir encadré). Certaines de ces substances sont fortement suspectées de toxicité pour la santé et l'environnement (voir : Les maladies liées à l'environnement) et il semblerait que les mailles de la réglementation soient assez lâches.

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Environ 300 additifs alimentaires autorisés

"Les additifs sont des substances qui sont ajoutées aux aliments dans un but technologique : améliorer leur conservation, réduire les phénomènes d'oxydation, colorer les denrées, renforcer leur goût… etc.", explique la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).

Il en existe environ 300, officiellement autorisés par l'Union Européenne sur avis de l'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments). Ces additifs doivent figurer obligatoirement sur les étiquettes soit en clair comme par exemple "bicarbonate de sodium", soit sous la forme d'un code précédé du nom de la catégorie, comme par exemple "colorant E102".

Leur rôle : modifier en profondeur la texture d'une préparation, allonger sa durée de conservation mais aussi simplement rendre attractif son aspect extérieur.

En voici la liste abrégée :
- les colorants : du E100 à 180
- les conservateurs : du E200 à 297
- les antioxydants : du E300 à 321
- les acidifiants : du E325 à 380
- les agents de texture (gélifiants, stabilisants, épaississants…) : du E400 à 495
- les "multitâches" : du E500 à 585
- les exhausteurs de goût : du E620 à 650
- les agents d'enrobage : E900 à 914
- les gaz : E938 à 949
- les édulcorants : du E950 à 999
- les enzymes alimentaires : E1100 à 1105
- les amidons modifiés : du E1404 à 1451.

Pas toujours utiles
La question de l'utilité et de l'innocuité des additifs alimentaires fait débat. Les industriels jurent leurs grands dieux qu'on ne peut pas s'en passer. De nombreux experts ont une autre vision de la chose.




Épigénétique : le pouvoir de l'environnement sur notre santé

L'épigénétique est une science jeune qui montre notamment à quel point notre environnement (nutrition, exercice physique, stress, plaisir, harmonie du réseau humain, toxicités) peut influer sur notre santé et notre longévité.

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Il s'agit d'une découverte récente, qui date d'une vingtaine d'années : nous ne sommes pas le produit de nos gènes, comme nous le croyions au 20e siècle. C'est nous qui avons un potentiel d'action sur eux. "Notre ADN peut être influencé par notre environnement personnel : nourriture, exercice physique, vie sociale et amoureuse, entourage, lieu de vie, stress…", explique Joël de Rosnay, docteur ès sciences, ancien chercheur en biologie et en informatique*.

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Épigénétique et "épimémétique"

Les mécanismes de l'épigénétique pourraient, selon Joël de Rosnay, être transposés à l'échelle de la société. Il y aurait un ADN sociétal, constitué de gènes virtuels culturels transmis par les médias, les comportements collectifs et l'utilisation des outils numériques interactifs. En reprenant la terminologie de Richard Dawkins, Joël de Rosnay appelle ces gènes des "mèmes".

On pourrait donc passer de la génétique à la "mémétique" et de l'épigénétique à l'épimémétique. De la même manière que l'homme peut influer sur ses gènes en matière de santé et de longévité, il pourrait agir sur la société, dans le cadre d'une véritable démocratie participative et d'une gouvernance citoyenne, pour la transformer dans un sens positif. Pour une "société souhaitée et un futur désirable".*




Pour une éducation constructive

Comment armer nos bouts de chou contre les aléas de la vie en tenant compte des exigences du monde dans lequel nous vivons ? Il est possible d'aller vers une éducation constructive…

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Quel parent ne souhaiterait pas rendre son enfant heureux ? Le problème, c'est que, même animés de bonnes intentions, il nous arrive d'aller à l'encontre de cet objectif. Marie Gilbert, psychologue et docteur en sciences de l'éducation, propose une démarche tournée vers l'avenir pour aider l'enfant à se construire*.

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Transmettre des valeurs ?

L'adaptation au monde d'aujourd'hui n'est pas une tache des plus faciles pour les parents eux-mêmes, et encore moins quand il faut orienter ses rejetons :
- apprendre à déjouer les injonctions de la publicité et à privilégier une consommation raisonnée,
- familiariser avec les écogestes,
- résister à la tyrannie de l'éphémère et au dressage à la performance,
- savoir se recentrer sur le bonheur d'exister au présent, sur les valeurs de l'être,
- réenchanter l'altruisme…
Et n'exiger de l'enfant "que ce qui le construit".

Par ailleurs, de plus en plus fréquemment, les familles ont à traverser des zones de turbulence : divorce, chômage…
Pour Marie Gilbert, le secret de l'équilibre réside alors dans "la capacité de déplacer le centre de gravité du bonheur, de l'extérieur vers l'intérieur de soi".  




Exercer ses yeux avec des méthodes douces

De nombreuses personnes témoignent avoir amélioré leur vue grâce à des pratiques douces de gymnastique et de relaxation oculaires. Tour d'horizon, conseils et exemples d'exercices…

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Serait-il possible de rééduquer ses yeux de la même manière qu'on rééduque un organe ou un membre déficient ? Serait-il possible d'améliorer ainsi un problème de vue ou d'empêcher son aggravation ? C'est le rêve de tous les "binoclards" ! Xanath Lichy, formatrice et auteure de livres sur la question*, témoigne avoir résolu un problème de myopie et d'astigmatisme à l'aide de diverses méthodes douces. Aujourd'hui, elle se dit (presque) capable de se passer de lunettes. 

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Méthode Bates et yoga des yeux

William Bates (1860-1931) est un ophtalmologue états-unien qui exerce à New York à la fin du 19e siècle. Il découvre un lien entre l'état d'esprit et la vue. La détente permettrait d'améliorer le potentiel visuel, le stress le diminuerait. Par exemple, la myopie serait due à une tension pour chercher à voir de loin.
Ses travaux sont popularisés notamment par Aldous Huxley, l'auteur du Meilleur des mondes, qui, menacé de cécité, réussit à sauver ses yeux grâce à la méthode Bates.

Un médecin indien formé en Angleterre, le docteur Agarwal, également adepte du yoga et de l'âyurveda (Voir : L'âyurveda, la médecine indienne traditionnelle), reprend en 1935 la méthode Bates et y intègre des éléments traditionnels de la culture indienne sous l'appellation "yoga des yeux".

Ennemi n°1 : les écrans
La vie moderne nous met en contact avec un fléau pour la vue : ordinateurs, smartphones et autres tablettes induisent de mauvaises postures (nuque cassée, dos tordu) et génèrent une fatigue visuelle : picotements des yeux, vision trouble, maux de tête. L'œil devient sec ou rouge car la fréquence du cillement des yeux est diminuée.




Méditation de pleine conscience : comment approfondir ?

Après un stage de méditation, la plupart des participants ont acquis une certaine autonomie et poursuivent une pratique régulière. Quelles sont pour eux les pistes possibles pour aller plus loin ?

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S'agit-il simplement d'une technique de bien-être pour soi, pour favoriser son égo et améliorer ses performances ? Ou d'un chemin qui mène à une amélioration des relations avec les autres, à une ouverture au monde ? Au-delà du protocole mis en place par Jon Kabat-Zinn (voir encadré), comment les pratiquants de la pleine conscience peuvent-ils aller de l'avant ?

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Pratiques non religieuses de méditation : bref historique

Le mouvement est né aux États-Unis, dans les années 1970. Un scientifique, docteur en biologie moléculaire, Jon Kabat-Zinn, décide d'adapter les techniques de méditation bouddhistes et de yoga et de les proposer pour traiter les douleurs des patients du département de cancérologie de l'hôpital du Massachussetts.
"Dès le début, il a l'idée de le faire de manière non religieuse, non confessionnelle, sans aucun mot étranger, simplement avec une approche scientifique", raconte Christian Miquel. "Son programme comptait dix semaines au début, puis est passé à huit semaines. Il l'a développé à l'hôpital, pour les particuliers, pour les entreprises, dans les milieux sportifs, dans les universités, etc."

En France, il faut attendre les années 2000 pour voir arriver la MBSR.
"L'Association pour le Développement de la Mindfulness (ADM) à laquelle j'appartiens, a été créée en 2010 pour structurer la discipline. C'est en quelque sorte le correspondant français du CFM (Center For Mindfulness in Medicine, Health Care and Society), l'organisme fondé par Jon Kabat-Zinn." 
Depuis environ six ans, on en entend beaucoup parler dans les médias français. Elle a été popularisée notamment par David Servan-Schreiber, Thierry Janssen ou Christophe André.
"Il y a plus d'une centaine d'instructeurs maintenant à l'ADM. La MBSR se développe beaucoup auprès des particuliers, dans l'entreprise ou dans les hôpitaux, comme à la Pitié Salpêtrière, à Saint-Anne, à Pompidou…"


                
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