Édito de Franck Arguillère

Avez-vous trouvez la voie ? "Non ? Alors je vais vous couper la tête", disait le fils de M. Wang, atteint de folie, dans l'album de Tintin "Le Lotus Bleu". Trouver sa voie est depuis toujours l'un des grands défis que l'homme ou la femme doit relever au cours de son existence.

Les déterminismes sociaux n'ont pas disparu, ils sont devenus subtils et avancent masqués. Mais nous sommes à l'heure de l'individualisme roi et, sur le papier, nous n'avons jamais été aussi libres de choisir notre branche professionnelle, d'affirmer notre genre et notre orientation sexuelle, de choisir la compagne ou le compagnon de notre vie, d'adhérer ou non à une religion, un mouvement politique ou philosophique.
C'est si vrai que les injonctions fusent de toute part : il nous faut "prendre le pouvoir sur notre vie" sinon, comme le dénonce Jacques Attali dans son dernier livre Devenir Soi, nous deviendrons des "résignés-réclamants", sortes d'assistés se contentant des miettes d'une société d'abondance. Du reste, l'urgence est telle que plein de gens bien intentionnés se pressent pour nous aider à trouver notre voie : médias, coaches, conseillers, maîtres à penser… Bientôt l'appli "My way" ? Il semblerait que toute la société se mette à relayer la menace du fils de M. Wang.

Il faut, je crois, rappeler que personne ne va nous couper la tête.
L'injonction risque, sinon, de devenir insupportable et paralysante. Trouver sa voie ne se fait pas du jour au lendemain. Peut-être faut-il commencer par faire. Faire, être attentif à ce que l'on fait et savoir tirer les leçons de ses expériences. "Action !", comme on dit au cinéma. Mais devenir acteur de sa vie est un chemin qui est lent, souvent tortueux, jalonné de tentatives, d'échecs et parfois de succès. Ce chemin peut être illuminé par des rencontres déterminantes mais les fausses routes ne sont pas rares : notre libre-arbitre est toujours limité par des mécanismes issus de notre inconscient, de l'inconscient collectif ou de transmissions transgénérationnelles.
"Connais-toi toi-même", proposait la devise inscrite sur le frontispice du Temple de Delphes. Il faut toute une vie pour découvrir les vérités qui sont en nous. Savoir se détacher des conditionnements de la société, de l'éducation. Savoir se connecter à son corps, ses émotions, ses sentiments. Savoir déguster le chemin.

La revue de presse

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