Édito de Franck Arguillère

Quand va-t-on nous acheter le contenu de nos poubelles ? Parce que, comprenez-vous, ça circule de plus en plus ! Je veux dire par là que l'idée de l'économie circulaire fait son chemin. Les dernières Assises de Paris ont connu un succès sans précédent, obligeant les organisateurs à refuser l'accès à quelques centaines de personnes. On serait, semble-t-il, en présence de la meilleure réponse aux défis que posent le réchauffement climatique, la limitation des ressources naturelles et la croissance démographique. Certains parlent même d'une nouvelle révolution industrielle. La troisième.

Et pourtant encore beaucoup de gens ne savent pas précisément de quoi il retourne et confondent gentiment l'économie circulaire et la gestion des déchets. Je résume. Pendant les Trente Glorieuses, nous avions un système économique linéaire : extraction de matières premières, production, consommation, élimination des déchets. Selon certains économistes, ce serait une parenthèse dans l'Histoire. Nous serions en train de vivre une transition vers un système circulaire : on crée de la valeur économique, sociale et environnementale en encourageant l'écoconception des produits, en allongeant leur durée de vie avec notamment un glissement vers l'usage des biens plutôt que la possession, en prévoyant la réutilisation et le recyclage. Au passage on favorise des synergies au sein de nébuleuses industrielles non délocalisables. Résultat des courses : plus de déchets !
On marche donc vers une transformation majeure : le sale devient une ressource, la collecte des ordures devient une récolte de matières premières. Conclusion : il y a de l'or dans nos poubelles. Ce qui suit est logique : il va bientôt falloir se décider à nous l'acheter, cet or !

Actuellement que se passe-t-il ? Le producteur paie le recyclage du produit à l'éco-organisme et répercute ce coût sur le prix payé par le consommateur. Ce dernier, qui est aussi un contribuable, paie une taxe à sa municipalité pour faire enlever ses ordures. En gros, nous payons deux fois. Il y a un problème, non ? Si mon déchet est une ressource, il serait logique qu'on me rétribue d'une manière ou d'une autre pour céder cette ressource. Par ailleurs, cela pourra me motiver pour faire le tri. Pour l'instant je le fais joyeusement par conscience civique, comme vous, mais il n'est pas certain que cette dernière ne soit pas chancelante chez certains de nos contemporains… Si trier rapporte de l'argent ou permet de faire des économies, je vous fiche mon billet que les réfractaires commenceront à trouver des vertus au tri sélectif.

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