Édito de Franck Arguillère

On répète le ballet des limousines. La COP21 fait ses derniers préparatifs, le 30 novembre, c'est demain. Au cours des dernières semaines, quelques succès diplomatiques incarnés au plus haut sommet de l'État ont été dûment médiatisés, les réunions ministérielles se sont intensifiées. Dans le même temps, les ONG ont clamé que le compte n'y était pas et les organisations internationales ont publié des études catastrophistes pour mettre en lumière l'importance des enjeux : réchauffement de la planète, crises humanitaires, pollution de l'atmosphère, montée des eaux...

Quelle sera l'issue de cette conférence climatique ? Y'aura-t-il un accord contraignant ? Décidera-t-on de faire un bilan tous les cinq ans ? Le Nord trouvera-t-il le financement nécessaire pour les politiques climatiques des pays du Sud ?
Il y a fort à parier qu'on conclura avec un compromis qui, compte tenu de l'engagement des États-Unis et de la Chine, sera considéré par les autorités publiques comme un progrès par rapport aux conférences précédentes. Et quoiqu'il arrive le résultat sera jugé insuffisant par les ONG.
Le jeu de rôle est maintenant bien connu.

Certains pourront penser, comme le dit Pierre Rabhi dans une récente interview à l'Obs, que la COP21 ne changera rien, qu'il s'agit d'un "rituel stupide qui laisse croire au bon peuple que les pouvoirs publics s'occupent de l'environnement". Mais Pierre Rabhi et le bon peuple croient-ils encore que les pouvoirs publics ont beaucoup de pouvoir et peuvent faire autre chose que prendre des mesures d'incitation ?
D'autres persévèreront dans le déni, trouvant que les histoires de climat et d'environnement "maintenant ça va bien" et qu'il s'agit d'une pure invention médiatique. Il est aussi possible que l'homme n'ait pas mis les pieds sur la lune, que le 11 septembre ait été organisé par la CIA et que Sheila soit un homme.

D'autres encore, dont je fais partie, considèreront que le verre est à moitié plein, que le processus avance certes à petits pas mais qu'il avance inexorablement.
L'écologie ressemble en cela au féminisme : ses militants, indispensables au début, deviennent vite agaçants et finissent par desservir la cause qu'ils ont fait émerger ; les hypocrites sont légions mais contribuent à généraliser auprès de l'opinion une reconnaissance consensuelle du principe qui agit comme un effet cliquet. Qui peut s'opposer aujourd'hui à une progression vers la parité dans la société ? Qui peut cautionner le cynisme environnemental, le mépris de la planète et des enjeux de santé publique qui sont associés ? Il y a toujours des à-coups. Mais, si le chemin qui reste à faire peut encore sembler interminable, il n'en est pas moins vrai que celui qui a été parcouru est déjà impressionnant.

La revue de presse

Trois fois plus de risque d'avoir des troubles du langage pour les enfants exposés aux...

Une efficacité réelle souvent surestimée pour les équipements de...

En France, 99 % des lapins grandissent dans des cages grillagées qui ne permettent pas d...

La stimulation du nerf vague pourrait permettre de diminuer la douleur et les vertiges associ...

Faible teneur en fibres alimentaires et en vitamines pour les 28 produits de marques Knorr, Liebig...

20 % moins de risque de maladies cardiaques et d'AVC (22 % pour les maladies cardiaques mortelles...