Édito de Franck Arguillère

Le sapin n'est pas un symbole religieux. Pas plus que le Père Noël. L'un comme l'autre relèvent d'anciennes traditions celtes et scandinaves antérieures au christianisme. L'épicéa, orné de ses pommes rouges, était associé symboliquement par les druides à la renaissance de la nature lors du solstice d'hiver.
Quant aux cadeaux, il faudrait, semble-t-il en chercher l'origine du côté des Romains et de leurs fêtes des Saturnales en décembre.
Le choix de la date, lui, aurait fait l'objet de nombreuses discussions au sein des communautés chrétiennes car rien n'est précisé dans les textes sur le jour exact de la naissance de Jésus-Christ. Sinon que ça ne se passe pas en hiver car le Nouveau Testament indique qu'à cette période les troupeaux et les bergers étaient à l'extérieur. On a fini pourtant par fixer cette date au 25 décembre afin de récupérer les fêtes païennes situées alentour. Habile action de marketing avant l'heure.

Finalement, dans le folklore qui entoure nos célébrations du 21e millénaire, seule l'imagerie de la crèche fait directement référence au religieux. C'est peu. Et c'est sans doute ce qui fait le succès de Noël. Tout le monde s'y retrouve plus ou moins : chrétiens ou non, pratiquants ou non, agnostiques, athées… Les uns privilégient la tradition, d'autres le rendez-vous familial. D'autres encore sont sensibles au fait de marquer le cycle des saisons, la renaissance de la nature. Il y est question également du cycle de vie et de la naissance de l'enfant. L'enfance et la fraternité. Deux thèmes qui, au-delà du religieux, donnent une dimension poétique et humaniste à la fête de Noël. Une portée universelle. L'esprit de Noël est une belle utopie pour le genre humain. Quels que soient nos conflits et nos guerres, il pourrait y avoir un jour par an où les frères ennemis se serrent la main, où les hommes et les femmes de tous pays vivent en paix. Un jour où la sauvagerie ferait place à l'humanité.
Particulièrement cette année, après les évènements dramatiques que nous avons vécus à plusieurs reprises en 2015, nous aimons rêver que la trêve de Noël soit une réalité. Un besoin de lien, de chaleur et de réconfort. Et nous avons tellement peur d'être déçus. 

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