Édito de Franck Arguillère

C'est un bateau espagnol en mer Méditerranée. Ce que les pêcheurs remonte à bord est juste hallucinant : 20 kilos de plastique et déchets divers pour 80 kilos de poissons ! Le reportage de France 2 qui circule actuellement sur les réseaux sociaux montre de manière flagrante à quel point nous prenons notre planète pour une poubelle. C'était la Journée Mondiale de l'Océan, le 8 juin dernier, l'occasion de rappeler des réalités que nous préférons ne pas regarder en face.

"Méditerranée, c'est une fée qui t'a donné ton décor et ta beauté…", chantait Tino dans les années 1950. La fée se serait-elle changée en sorcière ? En tout cas c'est à partir de cette époque que nous avons commencé à vouer un culte irraisonné à la religion du jetable : canettes, bouteilles et sacs en plastique puis lingettes et autres cochonneries… Sans compter les détergents, pesticides, métaux lourds et résidus médicamenteux que nous nous sommes mis à rejeter en masse dans les mers et les océans. Aujourd'hui la situation est catastrophique pour tous ceux qui vivent de la pêche, qui voient les espèces disparaître petit à petit et avec elles leur gagne-pain. Elle est calamiteuse pour nous tous car les poissons que nous avons dans nos assiettes sont pollués et mettent en cause notre santé.

Sur cette question tout a été dit et vous ne rencontrerez personne pour trouver légitime le fait de se servir de notre environnement marin comme d'un égout à ciel ouvert. Tout a été tellement dit qu'en lisant ces lignes vous avez sans doute un sentiment de déjà vu, déjà lu, une légère impression d'impuissance voire d'ennui. Pourtant les solutions sont connues et les initiatives fourmillent déjà en matière d'économie circulaire : éco-conception, recyclage, fin de l’obsolescence programmée… L'interdiction des sacs plastiques va enfin devenir une réalité en France très prochainement. Le succès du film "Demain !" témoigne de la curiosité qui existe sur ces thèmes. Nous ne sommes plus dans l'entre soi d'une petite minorité militante, nous sommes dans un large consensus.

Mettre en oeuvre ces mesures connues nécessite un peu d'intelligence collective, de l'esprit civique, sans doute une rééducation de nos gestes quotidiens, de notre façon de produire et de consommer. L'enjeu est vital pour la survie de l'être humain sur la terre. C'est le défi le plus important du siècle à venir.

La revue de presse

Incertitudes et inquiétudes sanitaires, écologiques et sécuritaires…...

Le rayonnement des téléphones portables pourrait accentuer la diminution du nombre d'...

15 % des émissions de carbone cumulées entre 1990 et 2015 proviennent des 1 % les...

Un régime méditerranéen pauvre en glucides pourrait améliorer la...

Une moindre probabilité d'infection chez les porteurs de lunettes ou de visières...

Un protocole pour des essais cliniques de phase 3 de phytothérapie pour le Covid-19 vient d...