Édito de Franck Arguillère

Pourquoi continuons-nous à nous auto-agresser alors que tous les voyants sont là pour nous révéler la triste réalité de la destruction de l'environnement ? Déforestation, braconnage sur terre et en mer, pillage des ressources minières, artificialisation des sols, pollutions industrielles, agriculture intensive avec usage massif de pesticides… Tout est aujourd'hui connu, démontré, avéré. Et la situation semble se dégrader plus vite que ne le décrivaient les prévisions les plus pessimistes. 
Il y a 25 ans, un texte réunissait 1 700 scientifiques pour alerter sur ces questions. Ils étaient 15 000, le 13 novembre dernier, à publier un cri d'alarme : "Particulièrement troublante est la trajectoire actuelle d'un changement climatique potentiellement catastrophique".

Le taux de CO2 dans l'atmosphère terrestre n'a jamais été aussi élevé depuis au moins 800 000 ans. Ses émissions sont reparties à la hausse cette année (environ +2 %). Cet été, les chercheurs estimaient à 5 % les chances de limiter le réchauffement à 2°C.
L'étude allemande qui a mis en lumière tout récemment la disparition en 30 ans de 75 % des insectes a particulièrement marqué les esprits : l'homme a manifestement déclenché un processus d'extinction de masse de la biodiversité.
Comment peut-on ne pas comprendre que la nature, c'est nous ? Que détruire les écosystèmes, c'est oeuvrer à notre propre destruction ?

Nous avons cru ces dernières années que la bataille des idées était gagnée. Aujourd'hui, en paroles, tout le monde serait écolo. En réalité, Donald Trump a été un bon baromètre montrant que, pour beaucoup de gens, lorsqu'il faut toucher à son petit confort et à ses propres intérêts, l'environnement c'est pour les autres.
"Nous mettons en péril notre avenir en refusant de modérer notre consommation matérielle intense mais géographiquement et démographiquement inégale", disent les scientifiques.

En cette période de trêve de Noël où nous mettons l'accent sur nos liens d'amour avec nos proches, nous serions bien inspirés de considérer notre relation avec la planète et tous les êtres qui y vivent. Limitons le gaspillage et la surconsommation ! Faisons la paix avec la nature, faisons la paix avec nous-mêmes ! Et pour paraphraser un poète latin, j'ajouterai : il est déjà tard pour s'y mettre aujourd'hui, le sage a commencé hier.

La revue de presse

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