Édito de Franck Arguillère

"J'ai survécu à 2018…" La blague a circulé sur les réseaux sociaux au début du mois de janvier. Il est vrai que l'année a été perçue comme particulièrement difficile : la violence humaine (guerres, attentats, sauvageries en tous genres), celle de la nature (tempêtes, ouragans, séismes, inondations, tsunamis…) et celle des accidents de la vie…

Pourtant, comme chaque année, se sont produits des évènements qui incitent à l'optimisme. Par exemple, on peut raisonnablement penser que la première rencontre entre les dirigeants sud et nord-coréen a fait progresser la paix, tout comme le sommet entre la Corée du Nord et les États-Unis à Singapour.
Il faut parfois du temps pour se rendre compte que l'action violente, notamment terroriste, est toujours vouée à l'échec : après des dizaines d'années d'attentats en tous genres, le groupe indépendantiste basque ETA a décidé de s'autodissoudre. Le combat contre les violences sexuelles a été mis à l'honneur par le prix Nobel de la paix, décerné à Nadia Murad et Denis Mukwege. 2018 a vu également le début de la fin pour un autre genre de violence sexuelle en Irlande où l'on a voté "oui" à 65 % au référendum sur l'avortement…

Aux États-Unis, un contre-pouvoir plus fort a émergé face à la politique erratique de Donald Trump. Aux élections du 6 novembre, le parti démocrate a comptabilisé trois millions de voix de plus que le parti républicain. Ce dernier a perdu 26 sièges à la chambre des représentants et n'y est plus majoritaire.

La pollution de l'environnement est une violence qui s'exerce aussi contre les humains. En Californie, la société Monsanto a été condamnée à verser 289 millions de dollars à un jardinier états-unien atteint d'un cancer dû à une exposition au glyphosate. 4 000 procédures de ce type sont en attente aux États-Unis. En France, l'abandon définitif du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes a été annoncé le 17 janvier.

Les moments de bonheur sont particulièrement forts quand ils sont collectifs. Nous en avons vécu un en 2018, le 15 juillet, quand la France a remporté la coupe du monde de football en Russie.
Les actions de groupe ont également cette vertu de faire naître de la solidarité et du lien. Après la démission de Nicolas Hulot, les Marches pour le climat ont réuni des dizaines de milliers de personnes. Au mois de décembre, la pétition lancée contre l'inaction de l'État sur le climat a dépassé le million en moins de 48h. Elle frise aujourd'hui les deux millions.
Moins nombreux mais rendus largement visibles par les médias et les réseaux sociaux, celles et ceux qui sont sortis sur les ronds-points revêtus d'un gilet jaune, ont vécu sans doute en 2018 des moments collectifs inoubliables. Malgré les débordements violents d'une frange inquiétante du mouvement, on peut se réjouir de voir apparaître, parmi les revendications foisonnantes et parfois contradictoires, des thématiques positives autour de la transition énergétique, de la justice fiscale et d'une demande de plus grande participation à la vie de la cité. S'il arrive à se discipliner et maîtriser ses éléments factieux, ce mouvement inédit peut devenir une chance pour s'atteler à la réparation de la société française dont nous avons urgemment besoin.

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