Édito de Franck Arguillère
Fête des Mères, fête des Pères, nous y sommes. Et il y a aussi dans l'année celle des grands-mères, des secrétaires, des amoureux, des voisins… Alors pourquoi pas imaginer une fête des sœurs, des frères, des cousins, des amis… ? Des comptables, des médecins, des coiffeurs, des garçons de café, des chargés de mission… ? Des blagueurs, des mous du genou, des durs de la feuille, des emmerdeurs, des cons… Ça en fait, du monde à fêter ! On serait sûr de n'oublier personne et ça ferait marcher le commerce !
Il y a quelque chose d'insupportable dans la multiplication de ces passages obligés de la consommation, tous ancrés dans le chantage affectif : "si tu oublies ma fête, tu n'est pas un bon fils (petit-fils, patron, amoureux…)".
En France, la fête des Mères a été inscrite dans le calendrier sous le régime de Vichy et c'est la marque de briquet Flaminaire qui est à l'origine de celle des Pères après guerre. Dans les deux cas on peut rêver plus prestigieux comme démarrage !
Pourtant la célébration des parents est une tradition séculaire dans l'Histoire. Celle des mamans remonte à l'époque romaine, les "matronales" le 1er mars, et celle des papas au Moyen-âge, à la Saint-Joseph le 19 mars. Elle est aussi internationale : le Mother's Day est institué aux Etats-Unis en 1908, le Father's Day en 1910 et ils se sont généralisés à peu près partout dans le monde.
Faut-il donc boycotter ? Ou pourrait-on faire un effort, oublier le caractère marchand de ces festivités forcées et leur genèse française peu glorieuse ? Pourrait-on se sentir libre de faire un hommage à ses géniteurs ce jour-là, pour les remercier ou simplement pour reconnaître la difficulté du "métier" de parent ? Et pourquoi pas, faire un cadeau intelligent comme par exemple un don à une association de parents en difficultés…
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La revue de presse
Moment zen
Dans la journée, je fais une pause pour le thé, comme une cérémonie japonaise ou une coutume anglaise, mais avec ma méthode à moi.




























