Édito de Franck Arguillère
Faudra-t-il 24 ans comme pour l'amiante ? Ou 12 ans comme pour le Médiator ? Cette fois-ci combien de temps va-t-on attendre en France pour prendre des mesures sérieuses pour décourager le diésel ? L'OMS vient de le classer comme "cancérigène certain" et cela fait plus de 10 ans que les scientifiques accumulent les preuves quant au rôle néfaste des particules fines sur la santé : non seulement sur les cancers mais aussi et surtout sur les maladies cardiovasculaires.
Dès 2001, le Pr William Dab, titulaire de la Chaire hygiène et sécurité du Conservatoire national des arts et métiers préconisait de "prendre toutes les mesures possibles pour réduire le niveau d'exposition des populations urbaines aux particules fines, puisqu'il n'y a pas de seuil à l'impact sur la santé."
Avec 60 % du parc automobile qui roule au gazole, on s'est enferré dans l'erreur alors que les spécialistes nous disent depuis une dizaine d'années que l'avenir appartient à l'hybride et à l'électrique.
Aujourd'hui les industriels jouent les étonnés et plaident le fait que les moteurs diesel modernes émettent aujourd'hui beaucoup moins de particules qu'il y a dix ans sans voir que les taux de particules fines dans nos villes n'ont cessé d'augmenter. Et parce que le diésel dégage moins de CO2 que les moteurs à essence, ils avaient même prétendu qu'il était plus écologique !
Il serait dans l'intérêt de ces entreprises que leurs dirigeants aient une vision de leur secteur d'activité qui les incite à anticiper et accélérer les conversions nécessaires au vu des enjeux de santé publique. En attendant c'est aux législateurs que revient le devoir d'intervenir. Vite.
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Moment zen
Dans la journée, je fais une pause pour le thé, comme une cérémonie japonaise ou une coutume anglaise, mais avec ma méthode à moi.




























