Édito de Franck Arguillère

Franck ArguillèreTrouver parmi les grands évènements médiatiques de 2013 des faits d'actualité encourageants pour l'humanité relève du challenge. Mais comme mon état d'esprit résolument positif ne recule devant rien, voici donc mon "bilan zen" de l'année passée…

On peut se réjouir d'avoir vu en 2013 un pape plutôt social et tolérant succéder à un prélat frileux, un président iranien plutôt ouvert succéder à un idéologue fanatique. L'adoption en France du mariage pour tous a ouvert un droit à une minorité qui en était exclue. Elle a donc contribué à faire progresser le respect de la différence si l'on considère, comme je le crois, que le baroud médiatique des opposants à la loi provenait de groupuscules bruyants mais ultraminoritaires.
On peut se réjouir également de la libération de nombreux otages : Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, les quatre Français travaillant pour Areva, Francis Collomp et le père Georges Vandenbeusch, libéré le 31 décembre, juste à temps pour figurer dans cette liste.

Satisfaction toute relative concernant les catastrophes naturelles : certes leur bilan économique et humain est inférieur à celui de 2012, selon l'estimation de l'assureur Swiss Re, mais au total 25 000 personnes ont encore perdu la vie cette année en raison de ces catastrophes : le Typhon Haiyan au Philippines, terriblement meurtrier, mais aussi les inondations en Europe centrale, orientale et au Canada en juin, les tempêtes aux États-Unis, en Allemagne, au Danemark, en Grande Bretagne…

Malheureusement rien en vue du côté de la prise de conscience écologique des autorités au niveau mondial : l'échec de la Conférence de Varsovie montre qu'il y a encore beaucoup de chemin à faire de ce côté là.
Enfin, si la mort d'un homme n'a rien de réjouissant, celle de Nelson Mandela a eu le mérite de rappeler qu'il est des valeurs qui élèvent l'être humain : celles du pardon et de la réconciliation. Ses funérailles ont été un moment de communion marqué une fois de plus par un brillant discours de Barack Obama. Il est donc logique de laisser Madiba conclure ce "bilan zen" : "Être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres".

La revue de presse

Anguille européenne, moineau domestique, tortue luth en Guyane et au Costa Rica, gorille des...

En circulant chez l'être humain, le SARS-CoV-2 évolue et la surveillance de ces...

En France, seulement 59 % de la population indiquent vouloir se vacciner contre le Covid-19, selon...

Il faut se frictionner les mains au moins 20 secondes, sans rincer, avec une solution contenant de...

75 % des Français ne font aucune restriction sur leur régime alimentaire ou se disent...

Pour que les gens se sentent à l'aise et bienvenus, qu'ils se sentent acceptés,...