Améliorer naturellement sa fertilité

Dès le début du projet de conception, on peut mettre toutes les chances de son côté et revoir son hygiène de vie pour stimuler sa fertilité.

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Les couples sont confrontés de plus en plus souvent à des problèmes de fertilité. Lorsqu'on a un projet d'enfant et qu'au bout d'un an de rapports réguliers non protégés on n'arrive pas au stade de la conception, on est exposé à entendre le monde médical prononcer le mot "infertilité".
"Cette étape signe le début d'un parcours éprouvant, de consultation en examen, dans le but d'identifier la où les causes de l'infertilité"*, explique Isabelle Doumenc, naturopathe et journaliste.

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Les causes de l'infertilité

Chez la femme
L'une des causes principales est le recul de l'âge du premier enfant. Ce dernier se situe à 30,5 ans alors qu'il était autour de 24 ans il y a quinze ou vingt ans. Or "la période la plus fertile pour une femme se situe entre 16 et 25 à 30 ans"*, explique Isabelle Doumenc. Il peut s'agir aussi d'un dysfonctionnement de la thyroïde, d'un problème d'endométriose, d'hyperprolactinémie, de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), d'obstruction des trompes de Fallope ou de pathologies infectieuses, principalement des infections sexuellement transmissibles…

Chez l'homme
En cause : des troubles sécrétoires (altération de la production de sperme et de sa qualité) ou excrétoires (anomalie des voies génitales empêchant les spermatozoïdes de migrer correctement).
La chaleur n'est pas favorable au bon fonctionnement des testicules qui doivent être maintenus dans une température de 35 à 36°C. C'est la raison pour laquelle il est déconseillé de garder un téléphone portable dans sa poche, de poser un ordinateur sur ses cuisses, d'avoir des pantalons et des caleçons trop serrés ou en matière synthétique…

Chez l'homme et la femme
Les principales causes communes sont : le surpoids, la diabète, l'alimentation, la consommation de tabac, d'alcool ou de cannabis…

Des causes masculines et féminines
Ces causes sont multiples, aussi bien masculines que féminines. Elles peuvent être dues à certaines pathologies ou au surpoids. Elles peuvent être liées à des facteurs environnementaux, à l'alimentation, à la consommation de tabac, d'alcool ou de cannabis (voir encadré)…

Découverte assez récemment, l'épigénétique nous apprend que les facteurs environnementaux sont susceptibles d'avoir un impact non seulement sur notre propre fertilité mais également sur celle de nos enfants et de nos petits-enfants.
(Voir : Épigénétique, le pouvoir de l'environnement sur notre santé)

La chasse aux perturbateurs endocriniens
Parmi les mesures à prendre pour soutenir sa fertilité, la première consiste à faire la chasse aux perturbateurs endocriniens qui interfèrent avec le système hormonal à un moment où les informations transmises par ce dernier jouent un rôle crucial chez l'homme comme chez la femme (voir : Perturbateurs endocriniens, quels enjeux ?).
Pas le choix ! Il faut devenir expert en lecture d'étiquettes et fuir comme la peste tout ce qui est bisphénol A (plastiques des bouilloires, boîtes et films alimentaires, revêtement intérieur des canettes, canalisations, amalgames dentaires…), phtalates (jouets, parfums, vernis à ongles, couches…), parabens (cosmétiques), PFOA (canapés moquettes, poêles antiadhésives, emballages de fast-foods…) et autres PDBE (retardateurs de flammes dans l'ameublement, les peluches, textiles synthétiques, télévisions et ordinateurs…) !

Dans l'alimentation, les perturbateurs endocriniens viennent se nicher sous forme de pesticides dans tous les produits conventionnels. Certains produits interdits depuis plusieurs années comme les PCB et dioxines, persistent encore aujourd'hui dans la chaîne alimentaire. Les métaux lourds (cadmium, plomb, mercure), issus de la pollution de l'air, du tabac ou des engrais phosphatés, sont très toxiques pour la thyroïde.
(Voir : Se protéger des perturbateurs endocriniens et Éviter l'alimentation industrielle)

En pratique, Isabelle Doumenc préconise de changer un certain nombre d'habitudes : consommer de l'eau du réseau filtrée ou à défaut de l'eau de source ou minérale ; sélectionner rigoureusement ses produits d'hygiène ; acheter des objets d'occasion pour la maison pour éviter de polluer l'air intérieur.

Une alimentation préconceptionelle
Elle conseille fortement aux femmes comme aux hommes, de mettre en place une véritable alimentation préconceptionelle. Il vaut mieux le faire plusieurs mois avant de tomber enceinte, idéalement six mois, au plus tard à l'arrêt de la contraception. L'objectif est de diminuer la charge de polluants de l'organisme et de reconstituer les stocks en micronutriments.
"De nombreuses études ont montré qu'une alimentation saine, équilibrée et riche en nutriments indispensables permettait de stimuler la fertilité en coordonnant une bonne production d'hormones, et une bonne qualité de la spermatogenèse"*, affirme Isabelle Doumenc.

Du bio et des antioxydants
Au programme : privilégier les produits labellisés bio, consommer des protéines dont la moitié de protéines végétales (oléagineux, légumineuses…) et des "bons" lipides (équilibre oméga-3 / oméga-6), réduire sa consommation de sucre et faire le plein d'antioxydants (voir : L'alimentation antioxydante).

Méthionine et béthaïne
Pour entretenir les processus d'épigénétique, Isabelle Doumenc conseille de glisser régulièrement dans l'assiette de la méthionine (un acide aminé qu'on trouve notamment dans la viande, les cacahuètes, les amandes, la levure, le poisson…) et de la béthaïne (un acide aminé qu'on trouve notamment dans les épinards, les crevettes, la betterave…). Sans oublier les vitamines B6, B9, B12 ainsi que le zinc.

Croix-de-Malte et autres plantes
Une plante comme le Tribule terrestre ou Croix-de-Malte (Tribulus terrestris) peut avoir un effet intéressant pour la fertilité, en stimulant la sécrétion de certaines hormones, selon Isabelle Doumenc.
Des macérâts de framboisier et de pommier, en gemmothérapie, permettraient aux femmes d'agir sur une éventuelle absence d'ovulation.
D'autres plantes peuvent apporter une aide précieuse : alchémille, artichaut… Auxquelles on peut ajouter toutes celles qui permettent de rétablir une bonne digestion, de se dépolluer du tabac, de l'alcool ou du cannabis, ainsi que de mieux gérer le stress.

Gérer le stress
Pour cette dernière indication, notamment, un certain nombre de pratiques peuvent être intéressantes en appoint : yoga, méditation, relaxation, sophrologie, psychothérapie, EFT (voir : EFT, techniques de libération émotionnelle), ostéopathie.
Quant à l'acupuncture "elle est conseillée pour l'infertilité depuis toujours, ce que confirme l'OMS"*.

Des résultats rapides
Ces modifications de mode de vie proposées par Isabelle Doumenc porteraient leur fruit, pour l'homme comme pour la femme, dans un délais qui peut être assez court : "6 mois pour les hommes quand on compare deux spermogrammes, quelques semaines ou mois pour les femmes, tout dépend de leur contexte de vie"*.

 

Source :
*Stimuler sa fertilité, c'est parti !, Isabelle Doumenc, éditions Jouvence 


                

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