Bio : trop de labels ?
Depuis janvier 2010, le nouveau label bio européen est en vigueur, le logo AB n'a pas disparu et de nouveaux labels comme Bio Cohérence ont fait leur apparition. Du côté des labels historiques comme Déméter ou Nature et Progrès, apparemment rien n'a changé. Un point sur la jungle des labels…

Depuis le 1er janvier 2010, tous les produits alimentaires pré-emballés issus de l'agriculture biologique européenne doivent inclure un label bio européen sur leurs emballages.
Sommaire
- Les principales garanties du label européen- Que devient le label AB ?
- Bio Cohérence et l'ancien cahier des charges AB
- Les autres labels privés
- Trop de labels ?
Les principales garanties du label européen
- L'utilisation des produits chimiques de synthèse est interdite dans la production et la transformation.
- Pour les produits transformés, au moins 95 % d'ingrédients doivent être issus de l'agriculture biologique, les produits chimiques de synthèse sont interdits.
- L’utilisation d'OGM est interdite, mais on tolère des traces fortuites dans les produits à hauteur de 0,9 %.
- Les traitements ionisants consistant à exposer des produits à des rayons X ou gamma pour augmenter leur durée de vie, sont interdits.
- Dans l'élevage, 50 % au moins des aliments pour les animaux doivent provenir de l'exploitation elle-même ou d'autres exploitations en agriculture biologique dans la même région. Les médecines douces sont utilisées en priorité. Les médicaments vétérinaires sont autorisés selon des conditions strictes (de 1 à 3 traitements par an selon les espèces).
Que devient le label AB ?
Selon l'Agence Bio, la marque AB répond aujourd'hui à la même réglementation que le logo européen. Le logo AB peut continuer d'être utilisé pour permettre aux consommateurs de se familiariser avec le logo européen. Les Etats membres ont la possibilité de fixer des règles nationales uniquement dans quelques domaines non couverts par la règlementation européenne, comme dans celui de la restauration collective.
Bio Cohérence et l'ancien cahier des charges AB
Cécile Guyou, déléguée générale de Bio Cohérence, nous explique : "l'ancien cahier des charges français, le CC REPAF, n'existe plus, les seuls compléments étant encore autorisés sont les points sur les productions non définis au niveau européen. La marque Bio Cohérence est née en avril 2010 pour compléter le cahier des charges européen, continuer d'appliquer les anciennes règles nationales plus strictes, notamment dans l'élevage, et proposer à travers un outil d'autodiagnostic, une démarche globale, proposant des critères économiques, environnementaux, sociaux."
C'est un label privé. Pour l'avoir, il faut obtenir la certification européenne et satisfaire un cahier des charges plus strict qui doit être contrôlé une fois par an par l'organisme certificateur (voir encadré).
Quelques exemples :
- Le seuil limite de tolérance aux OGM est de 0,01 % pour les matières premières et de 0,1 % pour les produits transformés.
- En élevage, les animaux doivent être alimentés à 100 % par des produits bio, la liste des traitements vétérinaires interdits par l’ancien cahier des charges AB est reprise.
Les autres labels privés
- Nature et Progrès
C'est une fédération de consommateurs et de professionnels née en 1964 qui milite pour la promotion des circuits courts de distribution. Elle gère son propre cahier des charges indépendamment de la règlementation européenne. La certification est effectuée localement par les producteurs et les consommateurs eux-mêmes.
- Déméter et Biodyvin
Ce sont les labels de l'agriculture biodynamique en France.
Le label Déméter, spécialisé dans l'agriculture biodynamique, existe dans 50 pays et concerne 215 producteurs en France.
Biodivyn est un label qui concerne uniquement la viticulture.
- Labels régionaux
Il existe plusieurs cahiers des charges régionaux plus stricts que le label européen. C'est le cas de BioBreizh, une association de producteurs de fruits et légumes bio en Bretagne.
Un nouveau label bio vient également d'être lancé en Rhône-Alpes, du même nom que la région, et en Aquitaine autour du nom "Sud-ouest".
Trop de labels ?
Selon le baromètre CSA /Agence Bio 2010, le label AB demeure pour 81 % des français le point de repère des consommateurs.
Nous ferions donc majoritairement confiance à un label sans vraiment savoir que son cahier des charges n’est plus en vigueur.
Selon le baromètre Ethicity 2011, 61 % des français pensent qu'il y a trop de labels. Dans le même temps, ils sont 77 % à demander plus de transparence sur les conditions de fabrication des produits.
Pour Cécile Guyou : "il y a effectivement une possibilité de confusion pour le consommateur, mais nous pensons qu'il est nécessaire de proposer, avec des explications claires et suffisantes, une offre de produits exigeants et de qualité permettant de répondre ainsi à une attente."
des Français en 2010
ont consommé bio
au moins une fois par mois
agriculteurs bio
en France
fin 2010
de la surface agricole française
est cultivée en bio
fin 2010
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La revue de presse
Moment zen
Je vais dans un square, un parc ou un zoo et j'observe longuement les animaux : oiseaux, chiens, chats, tigres ou singes me permettent de reprendre contact avec ma propre animalité.































