Certains compléments alimentaires sont dangereux et devraient être interdits

Allergies, lésions au foie, interactions avec des médicaments, contre-indications mal connues, erreurs d’identification ou présence de contaminants dangereux… L'Académie nationale de pharmacie vient de publier un rapport qui pointe du doigt un arrêté de 2014 autorisant un demi-millier de plantes (autres que les champignons) dans les compléments alimentaires. Certaines plantes laxatives, notamment, comme le suc d’aloès, l'écorce de bourdaine et cascara, les racines de rhubarbe de Chine ou le séné, ont des propriétés très puissantes, irritent le tube digestif et sont responsables d’une perte de sels minéraux. Ce sont des médicaments qui devraient être réglementés comme tels. Le rapport demande une restriction de la liste de ces plantes, un renforcement des contrôles et de l’information des consommateurs ainsi qu'un meilleur enseignement en faculté de pharmacie.
Réponse de Synadiet, le syndicat des fabricants de compléments alimentaires : en 2017, seuls 77 cas d’effets indésirables liés à la consommation de compléments alimentaires ont été relevés pour près de 150 millions de boîtes vendues en France. C'est un taux de 1 sur 2 millions. Synadiet considère que "certains lobbies pharmaceutiques voient d’un mauvais œil la croissance du secteur des compléments alimentaires".

Source : Le Figaro, par Soline Roy
 

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