Changer de boulot avec un coach

Nombreuses sont celles et ceux qui rêvent de changer de job ! Mais le passage à l'acte n'est pas toujours facile… Alors pourquoi pas se faire aider par un coach ?

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Pression des cadences, quête de la rentabilité à tout prix, difficulté du relationnel avec les collègues ou la hiérarchie, salaire insuffisant, ennui, absence de sens… Les bonnes raisons de vouloir changer de boulot sont malheureusement monnaie courante aujourd'hui dans la sphère professionnelle.

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Infos pratiques

Contacter un coach
Il vaut mieux s'assurer que le coach fait partie d'un annuaire validé par une fédération. "Cela permet de s'assurer d'un certain nombre de critères de déontologie, de formation et de pratique professionnelle. Le marché du coaching n'étant pas réglementé, on a une bonne proportion de gens qui se disent professionnels mais qui ne sont ni formés ni supervisés et qui peuvent représenter un danger en terme de manque de protection pour le client", avertit Caroline Carlicchi.

En France on peut trouver un coach certifié notamment sur le site de l'ICF (International Coach Federation), la SFCoach (Société Française de Coaching) ou l'EMCC (Association Européenne de Coaching)

Mais cette démarche ne suffit pas : il faut que le courant passe entre le coach et son client. On peut faire confiance à son intuition et se fier à l'impression qu'on retire du premier entretien.

Combien ça coûte ?
Le coût est lié à la région, au niveau de formation et de pratique professionnelle.
Le tarif de Caroline Carlicchi est de 110 € par séance pour les particuliers. "Certains font du coaching en ligne pour 30-50 €. D'autres, plus pointus peuvent aller jusqu'à 200 € ou plus."

Élodie a dû débourser au total 2 000 €. "J'ai eu la chance qu'ils m'aient été offerts par ma famille."

Un espace neutre de parole
Changer de boulot… ou pas ! "La première raison de prendre un coach quand on veut changer de travail, c'est sa neutralité. Le coach n'a pas pour objectif que son client se dirige vers telle ou telle profession", explique Caroline Carlicchi, coach certifiée ICF France (Fédération internationale de coaching). Par ailleurs le coach l'aide à s'éloigner d'une attitude de révolte ou d'opposition et à adopter une démarche de "construction".

Le coaching peut aboutir à des changements spectaculaires : "Je pense à une cliente qui travaillait comme salariée dans une start-up et qui est devenue comédienne de stand-up"…
Ou à des changements moins spectaculaires et tout aussi réussis : "J'ai accompagné une jeune femme salariée dans un cabinet d'architecte qui s'est repositionnée en se mettant à son compte".
Modifier une identité professionnelle ou simplement un environnement, un comportement… Dans tous les cas on peut considérer qu'il y a réussite puisque la personne passe d'un état d'inconfort voire de souffrance à un état de motivation et de déblocage de ses ressources.

Mieux se connaître
Élodie, 33 ans, a vécu une expérience de coaching au début de sa vie professionnelle. Consultante en communication dans une grande agence, au milieu d'une ambiance délétère, avec un salaire à peine plus élevé que le Smic… "Dès mes premières années de travail j'avais le sentiment d'être étriquée, bloquée, entourée de gens très aigris. Je me suis donc posée des questions sur ce que j'avais vraiment envie de faire."
Elle a alors pu bénéficier de l'accompagnement d'une coach. "Cela m'a permis de mieux me connaître, de gagner en confiance, de prendre de la hauteur. Cela m'a rassuré sur le fait qu'il y avait d'autres voies possibles et m'a donné des arguments pour les entretiens d'embauche."

Prise de contact
Beaucoup de choses se jouent au moment de la prise de contact et le feeling est déterminant.
Caroline Carlicchi commence par un premier rendez-vous téléphonique d'une vingtaine de minutes au cours duquel la personne lui présente sa problématique. Si elle juge qu'elle peut y répondre, elle programme une première séance qui consiste à clarifier l'objectif et à préciser le cadre de fonctionnement du coaching. "Par la suite, nous restons centrés sur cet objectif."

Celui d'Élodie était d'acquérir une vision claire de l'activité professionnelle qu'elle avait envie d'exercer. Sa coach lui a proposé 8 ou 10 séances, espacées de quinze jours/trois semaines, chacune ayant une durée de 2 heures environ.

Définition du contrat
Selon les coaches, le nombre de séances est fixé au départ ou non.
"L'expérience montre qu'un coaching représente généralement entre 8 et 12 séances", explique Caroline Carlicchi. "En ce qui me concerne, elles durent une heure, à un mois d'intervalle maximum pour garder un rythme. Le coaching n'a pas vocation à s'établir dans la durée sauf à créer une situation de dépendance pour nos clients, ce qui sortirait du cadre éthique", précise Caroline Carlicchi (voir sur le site d'ICF France : Les 11 compétences du coach).

Chaque coach a sa boîte à outils
Les séances d'Élodie commençaient par un récit des évènements qui s'étaient produits depuis la fois précédente. "Puis on faisait différents exercices comme par exemple : raconter une mission que j'avais menée à bien, comment je m'y étais prise, avec quelles compétences et quels résultats concrets. Il y avait aussi des tests psychologiques, des quiz sur des façons d'être ou de réagir. On a travaillé également sur mes rêves de métiers quand j'étais enfant… Ma coach me proposait des listes de qualités, de défauts, de sentiments, proposait d'identifier ma préférence pour le travail en équipe ou seul, de qualifier le rapport aux collègues et la hiérarchie…"

Chaque coach a sa méthode et sa boîte à outils.
"Dans le cadre d'une reconversion j'aime beaucoup fournir à mon client un outil de PNL, les "niveaux logiques de changement", qui permet de faire le point sur ses valeurs professionnelles jusqu'à définir une nouvelle identité et le sens donné à la nouvelle orientation", explique Caroline Carlicchi.

Atteindre l'objectif
Le coaching se déroule en plusieurs phases qui varient selon les clients et leurs besoins. "Il y a une phase orientée vers le bilan, la réflexion, l'historique, les envies, les facteurs de motivation, puis des phases de passage à l'action, de planification, de travail sur les freins personnels, sur les croyances bloquantes qui nécessitent d'être levées. Il y a enfin, lorsque l'objectif est atteint, une phase de validation et de conclusion du coaching."

Élodie a finalement atteint son objectif et identifié deux métiers : médiateur culturel et naturopathe. Un an et demi après, elle a entamé une formation de naturopathe.

À suivre…
Trois mois après la fin d'un coaching, Caroline Carlicchi fait un point téléphonique avec ses clients.
"Il arrive aussi que certains me contactent de nouveau par la suite soit sur des problématiques ponctuelles qui nécessitent une seule séance soit pour mettre en place un nouveau coaching par rapport à une situation nouvelle."

Élodie a aujourd'hui synthétisé son savoir-faire en communication et ce qu'elle a acquis dans sa formation de naturopathe en créant une agence de communication responsable. Elle garde le contact avec sa coach et la tient informée de son évolution.
Elle tire un bilan très positif de cette expérience et considère que, "si le coach correspond, s'il est compétent, bien formé, c'est un investissement sur l'avenir qui est riche".

 

Site de Caroline Carlicchi : Coaching Go


                

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