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Google va-t-il sauver la planète ?

Google, un ogre énergétique ? C'est certain. D'autant que le moteur de recherche accapare un peu plus des deux tiers des requêtes lancées sur le Net. Mais au Googleplex, le siège de la firme, à Mountain View en Californie, on cherche à réduire la pollution… Et les coûts ! Économies d’énergie, électricité verte illimitée… C’est à coup de millions de dollars que Google finance des projets innovants.

Vie saine et zen - Google va-t-il sauver la planète ?

Le téléchargement de la version numérique d’un journal consomme autant d’électricité qu’une lessive en machine ! C'est ce que révélait en mars 2008, Siegfried Behrendt, chercheur de l’institut berlinois IZT. En cause, l’activité énergivore des serveurs (ordinateurs chargés de la recherche, de la gestion, du stockage, du tri et du transfert des données vers l’internaute) qui ont permis la bonne exécution de l’opération.

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Facebook consomme autant qu'un TGV

Tout le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication est concerné par l’explosion des dépenses énergétiques.
Par exemple le réseau social Facebook a la consommation électrique annuelle d’un TGV qui roulerait 365 jours par an, 24 heures sur 24 (selon GreenIT.fr).

Ces serveurs qui se comptent aujourd’hui par centaines de millions au sein de fermes informatiques géantes chez Google, Yahoo!, Apple, Orange, Microsoft, Facebook, IBM et consort, pourraient, dans une vingtaine d’années, consommer à eux seuls autant d’énergie que toute l’humanité aujourd’hui…

20 millions de tonnes de CO2 par mois
En 2009, les moteurs de recherches (Google, Yahoo!, Bing, Baidu,…) ont géré 131 354 milliards de requêtes. Google s’accaparant 67% d’entre elles et une requête émettant 0,2 grammes de CO2, le géant de Mountain View a donc généré cette année-là 20 millions de tonnes de CO2 chaque mois.
Soit autant que l’Albanie, la Bosnie, la Croatie, le Danemark, le Luxembourg, la Slovénie, la Suède et la Suisse réunis !

Certes, la page d’accueil de Google semble très simple… Mais pour offrir à la planète des résultats de recherches toujours plus précis et rapides, afficher en quelques millisecondes la vidéo qui buzze sur YouTube, le mur de nos amis sur Facebook ou l’image satellite de notre maison dans Google Maps, des moyens matériels colossaux sont déployés à la surface de la planète.
Des centaines de milliers de machines qui n’ont rien de virtuel, alignées dans des fermes informatiques à la consommation électrique galopante, moulinent 24h/24, 7 jours /7 !

Google relativise l’activité énergivore de ses serveurs
Le géant de Mountain View tient tout de même à relativiser son impact.
Il a mis en ligne un tableau d'équivalences dans lequel il précise que les activités humaines les plus banales peuvent, en terme d'émissions de CO2, représenter plusieurs milliers de recherches sur le Net.

Par exemple, 1 050 requêtes sur le Net émettent autant de CO2 que la fabrication d’un verre de jus d’orange.

Même si les fondateurs de Google ont toujours clamé leur intention de faire le bien sur la planète notamment en apportant et organisant toute forme de savoir autour de chaque individu, le moteur de recherche le plus populaire au monde, pour atteindre ses objectifs, doit puiser toujours plus dans les ressources énergétiques de la planète. Un phénomène que Google est déterminé… à éradiquer, rien de moins.
Google a pour cela une stratégie à moyen et long terme, originale et pour le moins précurseur.

Les géants de la recherche lorgnent vers les centrales hydroélectriques
Google, Microsoft ou Yahoo! communiquent tous sur l’installation de leurs data-centers à proximité de barrages hydro-électrique qui exploitent de manière durable les forces naturelles des fleuves.
Avantages : l’abandon de sources plus polluantes (charbon, pétrole,…), un abaissement significatif du transport de l’énergie et l’assurance d’être alimenté correctement, le réseau électrique étant assez mal entretenu aux Etats-Unis.

Google.org veut faire mieux : sauver la planète
Dans le domaine énergétique, le futur est encore plus prometteur. Google investit des millions de dollars dans la recherche et développement de sources d’énergies vertes. Son arme : Google.org. Cette fondation philanthropique à laquelle Google consacre 1% de son capital et de ses profits, est dédiée aux questions de santé publique et de développement économique. Mais elle se concentre aussi en grande partie sur les enjeux énergétiques de notre époque.


                

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