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H1N1 : faut-il se faire vacciner ?

Depuis le mois de mai, les médias n'arrêtent pas de souffler le chaud et le froid. Il est bien difficile de s'y retrouver au milieu de messages souvent contradictoires. Alors compte tenu des informations actuelles, en cette période de rentrée, quelle attitude adopter ? En attendant le vaccin, peut-on faire quelque chose ? Et faudra-t-il se faire vacciner ?…

H1N1 : faut-il se faire vacciner ?

Une chose est sûre : pour l'instant, le meilleur moyen de se prémunir est d'avoir un système immunitaire performant.

Les propositions préventives des médecines alternatives et complémentaires
Même si la préparation d'Influenzinum spécifique pour la grippe H1N1 ne sera disponible qu'en novembre, les homéopathes conseillent d'utiliser ce produit qui peut être prescrit selon certains praticiens en alternance avec Thymuline, Echinacea et Sérum de Yersin.

En oligothérapie, on peut faire une cure de zinc, par exemple sur trois semaines, puis une cure de sélénium, puis une cure de cuivre-or-argent.

En aromathérapie, on peut assainir l'atmosphère en diffusant des huiles essentielles : cannelle de ceylan (Cinnamomum zeilanicum), eucalyptus citronné (Eucalyptus citriodora), tea tree (Melaleuca alternifolia) ou thym rouge (Thymus vulgaris CT thymol) … Il suffit d'en diffuser une heure matin et soir dans une pièce centrale de son habitation.

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En savoir plus

Grippe A, ça veut dire quoi ?

Les virus de la grippe sont des virus "influenza". Il y en a trois types : - Le type C, non épidémique est rarement observé chez l'humain. - Le type B, faiblement épidémique, touche principalement les enfants. - Le type A, le plus fréquent, est responsable des grandes épidémies.

Le vaccin ne sera pas obligatoire
Les premières doses de vaccin sont prévues pour le 15 novembre au plus tôt. Il y aura deux doses à injecter, au minimum à trois semaines d'intervalles. Le vaccin ne sera pas obligatoire.

Quelle efficacité ?
Pour Patrick Goubau, professeur en virologie de l'Université catholique de  Louvain, "l'analyse des vaccins montre qu'ils sont beaucoup moins efficaces que d'autres vaccins. L'efficacité est très mauvaise chez les personnes âgées, les personnes immunodéprimées, bien meilleure chez les personnes jeunes et en bonne santé." Il est donc logique pour lui de vacciner en priorité le personnel de santé.
Mais encore faut-il que ces vaccins arrivent à temps ! Patrick Goubau souligne que les derniers arriveront probablement au mois de mars lorsque l'épidémie sera passée.

Effets secondaires : une fréquence de un pour un million ?...
Quant aux effets secondaires indésirables du vaccin, ils sont au cœur de la polémique et les experts ne sont pas d'accord sur les statistiques. Margaret Chan, directrice générale de l'OMS, reconnaît que la question reste en suspens mais considère que les risques sont infimes. Elle précise : "les essais cliniques nous donneront des réponses sur les effets secondaires possibles de ces vaccins, mais il faut être clair : du fait du nombre limité de personnes testées, des effets secondaires extrêmement rares n'apparaissent pas toujours. Le syndrome de Guillain-Barré (une complication neurologique possible) survient à la fréquence d'un cas pour un million de personnes vaccinées. Nous risquons donc d'en voir. (…) Même avec les produits de qualité, il y a toujours des effets secondaires."

... Ou de un pour mille ?
Marc Girard, spécialiste de pharmaco-épidémiologie, parle, lui, d'une fréquence de 1 pour 1000. Selon son analyse, le problème majeur réside dans les délais très courts de la mise sur le marché. "Les autorités sanitaires osent dire les yeux dans les yeux aux citoyens que le processus d'évaluation n'aura pas lieu. C'est gravissime." D'autant plus que ce vaccin anti-grippal va être distribué en priorité aux personnes âgées, aux enfants et aux femmes enceintes, qui sont les groupes à risque pour le virus alors qu'ils sont généralement protégés dans le processus d'évaluation des vaccins. Pour lui, c'est certain, "on marche sur la tête !" (France 24, 31 août 09)

Difficile de trancher
En résumé : entre ceux qui ont l'intention de se faire vacciner pour mettre toutes les chances de leur côté et ceux qui refuseront le vaccin parce qu'ils pensent qu'il ne servira à rien et pourrait même être nocif, il est bien difficile de trancher.

Restons zen
Depuis le début de l'été, les déclarations se sont multipliées tentant de calmer un zèle gouvernemental et un battage médiatique excessifs.
Le Pr Bernard Debré, député UMP de Paris, a parlé d'une "grippette", et dénoncé le suivisme des gouvernements par rapport à l'OMS.
Le Pr Gentilini, ancien président de la Croix Rouge a remis en perspective les milliers de victimes de cette pandémie au regard des 200 000 enfants décédés chaque année dans le monde du fait de maladies évitables par la prévention et l'accès aux médicaments.
D'autres ont rappelé les 8 millions de victimes par an dues au manque d'eau potable, en majorité des enfants et des bébés, les 1,3 millions dues au paludisme, les 300 000 déjà imputables au réchauffement climatique…

Les vaccins : bouée providentielle pour les labos ?
Certains experts n'hésitent pas à aller chercher un déclencheur à cette campagne de communication autour de la pandémie du côté des laboratoires pharmaceutiques. Pour Marc Girard, "il ne faut pas non plus oublier aujourd'hui que le secteur vaccinal c'est la bouée providentielle qui permet à l'industrie pharmaceutique de maintenir une rentabilité insolente à un moment de crise…"

L'angoisse comme marchandise
Michel Serre, philosophe et membre de l'Académie Française, se demande, lui, sur France Inter, combien rapporte l'angoisse aux marchands d'angoisse… Il rappelle que l'angoisse fait vendre et ce n'est pas la première fois. Le fait que les Français restent sereins face aux informations alarmistes sur cette pandémie prouve selon lui à quel point les vagues d'angoisse successives sont de moins en moins efficaces.
"L'angoisse rapporte beaucoup, mais beaucoup d'angoisse à un certain moment ne rapportera plus rien… Et du coup les médias commencent à dire "nous en avons peut-être trop vendu…". (…) Dès qu'on appuie sur le principe de précaution nous ne pouvons plus parler parce que dès qu'il y aura deux ou trois morts, celui qui aura dit "pédale douce" sera accusé de crime et de châtiment. Nous sommes dans le cycle infernal de l'angoisse considérée comme marchandise".

Mais nous ne sommes pas obligés d'être dupes et de suivre comme des moutons.


                

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