La musicothérapie : se soigner avec la musique

Les vertus thérapeutiques de la musique sont connues depuis toujours. La musicothérapie est devenue à partir du 18e siècle une branche reconnue de la psychothérapie.

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De tout temps, on a constaté que la musique pouvait être un moyen de se soigner et d'ouvrir des canaux de communication chez l'être humain.
Depuis des millénaires, on l'utilise dans toutes les cultures pour décharger les tensions physiques, sexuelles, émotionnelles, pour se défouler ou atteindre un état de transe ou d'extase. On s'en sert également à des fins sédatives ou pour exorciser les mauvais esprits.

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La musicothérapie en France

La première association de musicothérapie voit le jour aux États-Unis dans les années 1950.
En France, le premier centre de recherche et d'application ouvre à la fin des années 1960 et la première association en 1972.
Le premier congrès mondial est organisé à Paris en 1974 à l'hôpital de la Salpêtrière.

Différentes associations regroupent et structurent les différents courants, notamment :
Fédération française de musicothérapie
Association française de musicothérapie
Institut de musicothérapie de Nantes
Société française de musicothérapie

Dès le 18e siècle
En France, la musicothérapie fait son entrée dès le 18e siècle dans le milieu de la psychiatrie. Elle connaît ensuite un certain déclin pendant près d'un siècle avant son retour en force.
"Il faut attendre la seconde moitié du 20e siècle pour voir apparaître un nouveau développement de la musicothérapie, favorisé cette fois par les techniques d'enregistrement et de reproduction musicale et par certains échecs thérapeutiques, comme les difficultés rencontrées dans le traitement des psychoses, des états autistiques, c'est-à-dire des pathologies mentales les plus lourdes", explique Edith Lecourt, psychologue clinicienne, psychanalyste, musicienne et musicothérapeute*.

En France, depuis 1970, la musicothérapie est très en vogue. Son origine et son développement en milieu médical permettent une bonne insertion de la discipline dans le système de santé. Les recherches et les expérimentations réalisées en milieu hospitalier ont permis de l’intégrer dans plus de 400 centres de soins.**

De nombreuses applications thérapeutiques
De nombreuses études scientifiques mettent en lumière ses bienfaits : améliorer l'humeur, réduire l'anxiété, contribuer au soulagement de la douleur, améliorer le sommeil, améliorer la qualité de vie des personnes souffrant de schizophrénie, contribuer au soulagement de certains symptômes de l'autisme ou de symptômes liés à la démence, améliorer la coordination des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, contribuer au développement de l'enfant et à l'amélioration des soins néonatals…**

Des pratiques réceptives et actives
Les pratiques de musicothérapie peuvent être cliniques, éducatives ou sociales. Edith Lecourt conseille de débuter une démarche par un bilan psychomusical qui permet d'évaluer l'intérêt d'une prise en charge et donne des indications précises sur l'orientation du travail. Ce bilan se compose d'un entretien préliminaire, d'un test réceptif et d'un test actif.

Les méthodes peuvent être ensuite réceptives ou actives. Dans la musicothérapie réceptive, il s'agit d'introduire des écoutes musicales dans la relation avec le thérapeute. Dans la musicothérapie active, c'est le sujet qui produit du son sur des éléments de pédagogie musicale ou d'improvisation, sans qu'il y ait besoin d'un quelconque apprentissage préalable. Dans tous les cas les séances peuvent être pratiquées en individuel, en groupe voire en famille. Une séance peut comporter différentes parties, réceptives et/ou actives.

Pas d'effets esthétiques
Le niveau de compétence musicale de la personne n'a aucune importance car l'objectif n'est pas de produire des effets esthétiques.
"L'écoute du musicothérapeute se porte sur ce que ces activités musicales, aussi minimes soient-elles (on peut "composer" à partir de trois sons), offrent de développement personnel, d'ouverture relationnelle"*, précise Edith Lecourt.

Dans certains cas, on peut associer à la musique d'autres médiations artistiques comme la peinture, la danse ou l'expression corporelle, avec toujours cette intention de chercher à développer les capacités d'expression du sujet.

Choisir son musicothérapeute
Le musicothérapeute est un professionnel de santé, à la fois thérapeute et musicien, qui s’inscrit dans une démarche de soin, d’accompagnement ou de soutien psychologique.
La profession n'est pas réglementée en France, il n'existe pas de diplôme d'État. Le meilleur moyen de choisir son thérapeute est d'abord de se fier à son ressenti et, éventuellement, au "bouche à oreille".
On peut aussi s'assurer que le thérapeute a un diplôme d'un des cinq centres de formation reconnus par la Fédération française de musicothérapie (voir encadré) : licence en musicothérapie de l'université de Montpellier Paul-Véry (bac +3) ; licence spécialisée en thérapie et musicothérapie de l'université de Nantes ou de Paris-Descartes (bac +3) ; certificat des ateliers de musicothérapie de Bourgogne ou de Bordeaux (respectivement 3 et 2 ans d'études).
La Fédération française de musicothérapie propose un annuaire de thérapeutes en ligne.

Thérapie pour tous
À l'issue de sa formation, le musicothérapeute peut exercer son activité à titre indépendant ou au sein d'une structure : écoles, hôpitaux (psychiatrie, psychothérapie, pédiatrie, soins néonatals, etc.), résidences pour personnes âgées, centres de rééducation fonctionnelle, centres de réadaptation pour les personnes alcooliques et toxicomanes, milieux correctionnels…
Tout le monde peut donc être concerné par la musicothérapie : nourrissons, jeunes enfants, adolescents, adultes et personnes âgées. En avant la musique !

 

Sources :
*La musicothérapie, Découvrir les vertus thérapeutiques de la musique, Édith Lecourt, éditions Eyrolles
**Passeport Santé : Musicothérapie


                

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