Ne plus subir son passé

On est souvent surpris de découvrir que notre histoire familiale est le lieu de répétitions surprenantes. En prendre conscience permet de s'affranchir de schémas préétablis et de gagner en liberté…

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Notre histoire familiale permettrait d'expliquer beaucoup de nos comportements et certains évènements difficiles de notre existence. La psychogénéalogie se propose de la décrypter et d'en tirer un éclairage utile pour comprendre nos comportements présents (voir : Chronogénéalogie, la généalogie comme support thérapeutique).

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Un exemple de répétitions surprenantes

"L'une de mes clientes peinait à se relever d'une leucémie contractée 12 ans auparavant", raconte Céline Tadiotto. "Elle avait 26 ans à l'époque et était la mère d'un jeune garçon de 2 ans. Sa grand-mère paternelle était morte à 26 ans d'une leucémie foudroyante lorsque son fils avait 2 ans. Elles ne s'étaient jamais connues. Le fils en question, le père de ma cliente, était devenu père à 26 ans et s'était marié quand sa fille avait 2 ans."

(Extrait de J'arrête de subir mon passé, Céline Tadiotto, éditions Eyrolles)

Pour nos enfants et pour nous
"Si nous nous occupons à soigner notre passé et celui de nos anciens, nous augmentons considérablement les chances d'avoir une vie heureuse, dégagée des nuages lourds venus d'une époque révolue", affirme Céline Tadiotto, spécialiste en psychanalyse transgénérationnelle*. "Et puis il y a nos enfants ou ceux des membres de notre famille. C'est là un magnifique cadeau à leur faire que d'entamer ce processus de libération du poids des mémoires transgénérationnelles."
On peut donc faire cette démarche pour soi-même, pour s'affranchir d'un carcan difficile à vivre et/ou pour ne pas transmettre à ses enfants des bagages un peu trop lourds.

Des répétitions surprenantes
Lorsqu'on scrute le passé de sa famille, il n'est pas rare de constater des répétitions pour le moins surprenantes : des douleurs, des drames, des traumas, des secrets des ancêtres qui n'ont pu être intégrés et acceptés et qui entraînent des maux de toutes sortes, dans les domaines physique, émotionnel et psychique.

Au niveau physique
Céline Tadiotto voit dans les fausses couches ou les IVG la répétition de la mort d'un bébé dans l'arbre familial. Les problèmes sexuels (troubles de l'érection, vaginisme…) peuvent trouver leur origine, selon elle, dans un viol ou un inceste. Elle trouve souvent chez les personnes atteintes de problèmes pulmonaires (asthme ou pneumopathie) l'écho d'un grand père asphyxié au gaz moutarde pendant la première guerre mondiale, ou d'un aïeul mort en camp de concentration.
(Voir encadré)

Aux niveaux émotionnel et psychique
Les schémas relationnels et amoureux stériles résulteraient souvent des répétitions de dates de mariages ou de séparation, de noms ou de prénoms d'amoureux. Les crises cardiaques pourraient faire écho à des peines de cœur, des brisures dont l'ancêtre ne s'est pas relevé. Les AVC et troubles cognitifs évoqueraient les situations du passé inavouables et impensables qu'il a fallu ignorer à tout prix.

"Les cancers, selon où ils sont localisés, témoignent de culpabilités non résolues. Celle de n'avoir pas dit et qui affecte les cordes vocales ou la bouche, celle de n'a pas avoir réussi à digérer qui touche les fonctions digestives et puis aussi les désamours de soi qui se traduisent en maladie auto-immune."*

L'encombrement du passé peut aussi être à l'origine de troubles comme les TOC (troubles obsessionnels compulsifs), les phobies, les évitements, les suicides, les abandons de famille ou les disparitions.

Faire son arbre généalogique
Pour débusquer tous ces fantômes, il est donc utile d'écrire son arbre généalogique. Avec un peu de méthode. Céline Tadiotto propose d'écrire le nom et les prénoms des hommes dans des carrés, ceux des femmes dans des ronds. Dans une fratrie, les premiers nés sont positionnés à gauche.

On se heurte assez vite à notre absence de mémoire et à celle de nos proches. C'est encore plus compliqué en cas de décès des parents. Il ne faut donc pas hésiter à poursuivre vaillamment son enquête en se procurant des documents administratifs : son dossier médical de naissance dans l'établissement concerné, les actes de naissance, mariage et décès des membres de la famille, les livrets de famille, les éventuelles dates de divorces, les éventuels carnets de guerre ou livrets militaires des aïeuls, idéalement les photos de tout le monde… Mais si l'on n'a pas tous les renseignements, cela n'est pas problématique pour autant.

Sortir du schéma parental
Une fois que l'arbre généalogique est établi avec les éléments qu'on est parvenu à réunir, on peut regarder ce qui vient de sa mère, de son père, de sa grand-mère, de son grand-père et l'on peut commencer à chercher les répétitions éventuelles. Si l'on veut approfondir, il est intéressant d'enquêter sur les secrets, les croyances et les légendes familiales… Alors seulement, il devient possible de se regarder en face, de sortir de son schéma parental, de se libérer des possibles addictions de nos ancêtres, de leurs mystères… Et finalement d'admirer la chance et les dons que l'on a reçu de sa famille !

Céline Tadiotto conseille tout au long de ce travail de se faire accompagner par un thérapeute en analyse transgénérationnelle et de s'équilibrer en alternant avec une pratique corporelle, par exemple des soins énergétiques (massage, réflexologie, acupuncture…).

Elle cite l'artiste Alexandro Jodorowsky qui écrit à propos des ancêtres : il faut "les connaître, les analyser, les démonter, les accuser, les dissoudre, les remercier, les aimer pour finalement voir le Bouddha en chacun d'eux"*.

 

Source :
*J'arrête de subir mon passé, Céline Tadiotto, éditions Eyrolles


                

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