Prévenir les troubles hivernaux avec l'homéopathie

Rhumes, bronchites, angines et le moral dans les chaussettes… Les petits désagréments de l'hiver, ça n'est pas une fatalité ! Il suffit d'y penser avant et de s'y préparer. Les conseils de médecins homéopathes…

Viesaineetzen.com - Prévenir les troubles hivernaux

En automne, hiver et début de printemps, froid et humidité sont propices aux affections virales (rhume, bronchite, angine etc.). Les troubles anxieux et les syndromes dépressifs sont également fréquents, selon Frédéric Voirin*, médecin généraliste homéopathe, "parce qu'on vit plus enfermés et que le manque de luminosité a un effet négatif sur notre métabolisme, du fait de son action sur notre production de mélatonine et sérotonine."

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Homéopathie, mode d'emploi

Comment prendre les granules ?
L'ancienne règle selon laquelle il faudrait être à jeun pour prendre de l'homéopathie n'est plus préconisée. Pour Frédéric Voirin : "il suffit d'avoir une bouche propre et neutre de goût".

L'homéopathie pour les bébés ?
Il n'y a pas de posologie à adapter selon l'âge de l'enfant : même les bébés peuvent prendre une dose, quitte a fractionner la prise.

Des effets négatifs si l'on prend plusieurs médicaments homéopathiques ?
Pas de problème, il n'y a pas d'interaction médicamenteuse en homéopathie.

Déterminer la hauteur de la dilution ?
Cela dépend des informations données par le patient au moment de l'interrogatoire ou récoltées par le médecin au moment de l'examen clinique. Plus on aura des informations qui montrent une sensibilité au médicament, plus on va monter la hauteur de la dilution.

Le contrôle technique de la rentrée
Pour cette raison, Frédéric Voirin conseille dès la rentrée de consulter son médecin pour faire un point de santé.
"Ce n'est pas une consultation qui est si fréquente et c'est dommage". Selon lui, sont concernés en priorité : les enfants, les actifs qui ne peuvent pas se permettre de manquer le travail et les séniors.

Régler son hygiène de vie
Une bonne literie et savoir se coucher tôt sont une clé importante pour garder un bonne santé.
"On sécrète une hormone, le cortisol, à 8h du matin. Et pour avoir ce pic de cortisol, il faudrait qu'on se couche à 23h. Derrière le cortisol se cache la régulation de notre cycle de glycémie, la régulation de la mélatonine, donc de la qualité du sommeil mais aussi de notre état de santé en général, de notre tonus, de notre moral."

L'équilibre alimentaire est également un facteur important.
"Généralement les patients ont une alimentation trop protéinée alors que les protéines ne devraient représenter que 15 à 20 % de notre ration alimentaire quotidienne."

L'activité sportive est incontournable mais il faut la choisir en fonction de son état de santé et de ses antécédents.
"Si l'on a des problèmes d'hypertension il vaut mieux envisager un sport d'endurance comme le vélo ou la course à pied. Si l'on a des problèmes d'articulation, il vaut mieux éviter de courir", cite en exemple Frédéric Voirin.

La prescription du médecin
Chaque praticien a sa recette et adapte sa formule à la personne qu'il a devant lui en prenant en compte les antécédents personnels, familiaux, et le profil des symptômes.
Dans la prévention des affections saisonnières, on retrouve néanmoins quelques médicaments clés.

- Le cocktail de vitamines est un élément important, avec notamment la présence obligatoire de vitamine D, depuis la découverte récente d'une carence généralisée dans une majeure partie de la population.

- Les oligoéléments (cuivre, or, zinc, sélénium) ont bien sûr un effet positif sur le système immunitaire.

- Les médicaments homéopathiques
- thymuline, à qui l'on attribue des propriétés "immuno-stimulantes", notamment sur une fragilité pulmonaire.
- sérum de yersin, à qui l'on attribue également des propriétés "immuno-stimulantes", notamment sur une fragilité ORL.
- influenzinum, le médicament homéopathique fabriqué à partir du vaccin grippal de l'année et qui change donc tous les ans. "On peut l'utiliser en préventif et en curatif, notamment sur les symptômes séquellaires de la grippe", précise Frédéric Voirin.
- aviaire, qui a, selon lui, une "bonne carte d'identité pédiatrique".
- Oscillococcinum, une préparation homéopathique des laboratoires Boiron, préventive des syndromes grippaux qui peut avoir également une action en curatif.

Un exemple de protocole
Gilberte Latify, médecin généraliste homéopathe dans le 15e arrondissement de Paris, propose à ses patients un cocktail d'homéopathie, d'aromathérapie et de phytothérapie :
- en dose hebdomadaire, en alternance : influenzinum, thymuline, sérum de yersin, aviaire.
- chaque jour : vitamine D ; ergymunyl (échinacée, achillée, plantain, romarin et oligoéléments) ; ergybiol (argile verte, eau de mer, oligoéléments) ; friction sur la peau de deux gouttes d'huile essentielle de ravintsara, mandravasarotra, eucalyptus dans un peu d'huile végétale.
Et, comme "bonne flore intestinale = bonne immunité", elle prescrit également des probiotiques.

Vaccin ou pas ?
Frédéric Voirin propose toujours le vaccin contre la grippe aux personnes dites "à risque", notamment en cas de problème respiratoires. En association, il prescrit de l'homéopathie, pour prendre en charge son patient sur les autres pathologies.

Mais il rencontre de plus en plus de refus du vaccin. "L'an dernier la souche qui a été sélectionnée n'a pas permis d'avoir une bonne protection, car elle a muté. De nombreux patients ont été vaccinés et ont eu la grippe. Cela se passe chaque année mais c'était plus intense sur la dernière épidémie. Donc certains ne veulent pas entendre parler de vaccination et préfèrent trouver une solution purement homéo."

 

*expert auprès des Laboratoires Boiron


                

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