Recréer la forêt, chez soi ou au travail

Créer des murs végétaux et installer de la lumière diurne dans sa maison ou au bureau… Ce n'est pas compliqué et cela permet de retrouver les bienfaits de la nature avec à la clé un véritable impact sur la santé et le bien-être…

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Depuis plusieurs années, le mur végétal est à la mode et permet d'améliorer le cadre de vie (voir : Quand les plantes font le mur). On peut bien-sûr acquérir un système tout fait mais il est moins coûteux et très facile de le fabriquer soi-même.

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La méthode "à l'ancienne"

On peut aussi installer un dispositif plus traditionnel, en faisant l'acquisition, en plus du matériel mentionné dans l'article, de billes d'argile (10 litres pour 20 pothos), de la toile de paillage pour couvrir le fond des jardinières par dessus les billes d'argile, de terreau biologique (40 litres), de 4 tuyaux d'arrosage d'environ 20 cm de long et une crépine qu'on disposera au bas de chaque tube pour empêcher les billes d'argile de remonter dans le conduit.

Dans ce cas, on dépotera les pothos et on les replantera dans les jardinières qu'on aura auparavant remplies de terreau.

Jørn Viumdal donne les même consignes pour l'installation des lumières et le rythme de l'arrosage.*

Reprendre contact avec la nature
Vingt minutes de bricolage pour installer un support de jardinières et une lumière adaptée, une visite chez le pépiniériste pour acheter quelques plantes peu onéreuses, un peu de temps pour arroser les plantes toutes les trois semaines et les tailler parfois… Il suffit de peu pour reprendre contact avec la nature au quotidien, affirme Jørn Viumdal, ingénieur, chef d'entreprise et inventeur de la méthode "Skogluft", qui veut dire en norvégien "air des forêts"*.
"Plus personne n'en doute : nous sommes tributaire de la nature pour survivre et nous perdons quelque chose d'essentiel si elle est détruite."

Du bricolage
On peut visser dans un mur un cadre permettant d'accrocher des jardinières. Plusieurs fabricants en proposent. On les trouve dans les magasins ou sur Internet.
Si l'on ne peut pas ou si l'on ne veut pas fixer des éléments dans les murs, on peut aussi disposer au sol un meuble à étagères qui pourra tout aussi bien faire l'affaire.

Il faut ensuite fixer au plafond (ou sur le meuble) des spots orientables pour ampoule LED (GU10) de lumière diurne et y visser les ampoules correspondantes. Il est important d'orienter le faisceau de lumière pour qu'il tombe principalement sur les plantes. L'idéal est d'allumer sur le rythme d'un cycle circadien, par exemple de 7h à 19h. On peut utiliser pour cela un programmateur électronique.

Du shopping
Dans une jardinerie, se procurer : le nombre de jardinières souhaité, les plantes pour les garnir (entre 20 et 40 plantes suffisent), le volume de terre nécessaire (environ 40 litres) et un arrosoir de bonne contenance (idéalement 5 litres).

Il suffit ensuite de disposer les jardinières sur le cadre ou sur les étagères et d'y mettre directement les pots : par exemple, 4 en hauteur et 5 en largeur pour former un cadre de 1 m2.

Choisir la plante
Jørn Viumdal a étudié les données scientifiques existantes, notamment dans l'étude de la Nasa de Bill Wolverton publiée en 1989 et testant la capacité de dépollution des plantes (voir : Dépolluer son intérieur avec des plantes).
Il a ainsi découvert que le pothos ou scindapsus (voir : Le guide des plantes dépolluantes) a plusieurs avantages intéressants : il peut être suspendu, il supporte de longues périodes entre les arrosages, il a besoin de peu de terre, il pousse assez vite, il purifie l'air, il n'est pas gêné par la lumière artificielle, il n'est pas allergisant. C'est donc cette plante qu'il recommande pour ce type d'installation.

Arroser mais pas trop
Une fois que tout est en place, il suffit d'arroser toutes les trois semaines, pas plus.
"Vous devez arroser toutes les trois semaines seulement. Vous ne devez pas arroser parce que vous sentez que c'est nécessaire", précise Jørn Viumdal. Il ne faut pas céder à la tentation. On arrosera un peu plus la première fois. Et dès la deuxième fois, on enfoncera un doigt dans la terre de la jardinière : si c'est sec, on mettra le même volume d'eau ; si c'est humide, on retirera 50 cl.

Des bienfaits avérés
Jørn Viumdal cite des études scientifiques qui ont montré que le dispositif a un impact bénéfique sur plusieurs paramètres : plus de vitalité et d'énergie, plus de concentration, moins de stress, renforcement du système immunitaire, réduction de la pollution intérieure…

Certaines études ont été effectuées sur des lieux de travail et ont mis en lumière : une meilleure productivité, une baisse des arrêts maladie, moins de fatigue, de migraines, des céphalées, une meilleure qualité du travail, une amélioration des problèmes respiratoires, une ambiance et un bien-être amélioré.
"Le maître mot, c'est réciprocité. Un mur végétal vous donne quelque chose en échange."

Alors pourquoi pas envisager d'installer des dispositifs de ce type non seulement dans les logements ou les bureaux mais aussi les écoles et les maisons de retraites !

 

Source :
*L'effet Skogluft, Jørn Viumdal, éditions J'ai lu 


                

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