Bien choisir sa viande

Du porc, du bœuf, de la volaille en bio, en Label Rouge ou en AOC ? Un petit guide pour se régaler de viande en toute sérénité et dans le respect de la planète…

Vie saine et zen, Bien choisir sa viande

Nous avons tous en tête des exemples d'éleveurs qui ont des pratiques intensives mais qui gardent pour leur consommation personnelle des animaux en élevage traditionnel. Pas fous ! Ils connaissent la différence de goût et savent les conséquences potentielles sur leur santé.

Quant au fort impact de l'élevage sur l'environnement, c'est une réalité mais pas une fatalité : tout dépend aussi des méthodes d'élevage.

Le porc : première source d'alimentation carnée
La majeure partie de la production de porc est industrialisée. Elle se passe sur "caillebotis", ce qui veut dire que les animaux sont installés sur une sorte de grille qui laisse passer leur déjection. Ils sont traités massivement aux antibiotiques et nourris par des produits agroalimentaires concentrés contenant souvent du soja transgénique. Ils n'ont un espace que de 0,70 m2 chacun.
Outre les nuisances pestilentielles pour le voisinage, la pollution des sols et de l'eau est massive : nitrates, phosphores et différents métaux (cuivre, zinc) apportés par l'alimentation.

Des groupements d'éleveurs préoccupés par une agriculture durable, préconisent un élevage alternatif sur litière (paille ou sciure), avec une surface par animal de 1,20 m2 minimum (voire 2 m2 pour certains).

Bien choisir son porc
À nous, consommateurs, de repérer le bon label : pour le Label Rouge et l'agriculture biologique, les cahiers des charges sont clairs. On peut aussi tomber sur des bons produits dans le cas de porcs fermiers mais l'appellation n'est pas encore réglementée.

Il est possible de trouver dans le porc des morceaux très maigres, comme le filet et la longe.

Charcuterie : prudence
La plupart des produits de charcuteries sont confectionnés à partir de viande de porc. Il convient donc d'en vérifier les conditions d'élevage, ce qui n'est pas toujours facile.

Par ailleurs, comme dans tout produit transformé, le consommateur doit être attentif aux additifs utilisés : colorants, conservateurs, exhausteurs de goût… Les plus courants sont les nitrites qui, à doses élevées, peuvent provoquer des effets secondaires (maux de tête, allergies, troubles intestinaux), voire même devenir cancérigènes.
Attention également aux doses de sel souvent massives qui nous font vite dépasser notre besoin quotidien qui est de 2 à 4 g !

En charcuterie biologique, certains additifs sont autorisés à dose limitée (nitrites) et d'autres sont interdits (colorants et phosphates).

Faut-il suivre le bœuf ?
"Suivez le bœuf", le slogan date des années 60. Mais on le suit de moins en moins depuis les épisodes malheureux des années 70 (veau aux hormones) et 90 (crise de la vache folle).
Pourtant majoritairement, les bovins paissent dans les prairies et, en élevage intensif, les farines alimentaires ne comportent plus d'hormones ou d'ingrédients animaux (selon la réglementation française ; il faut se méfier des produits importés).
Toutefois, les rations hivernales à base d'ensilage de maïs et de tourteaux de soja (limitées à 30 % dans l'agriculture biologique ou durable) sont de plus en plus importantes, ce qui déséquilibre l'alimentation des bêtes par rapport à la nourriture à base d'herbe, plus riche en oméga 3 notamment.
Par ailleurs, on peut s'inquiéter du fait que les consommateurs ne soient pas informés de la présence d'OGM ou non dans ces rations.

47,6 kg

de porc par habitant ont été consommés en Europe en 2007


22,8 kg

de volailles par habitant ont été consommés en Europe en 2007


17,2 kg

de bœuf par habitant ont été consommés en Europe en 2007




                

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