Initiative – Sauvegarder les bonobos

Grands singes du Congo connus pour être extrêmement intelligents et proches de l’homme, les bonobos sont en voie de disparition, victimes de trafics, menacés par le braconnage et la déforestation.
Depuis 2002, Claudine André anime une réserve dédiée à la préservation et à l’étude de ces grands singes. Focus sur cette initiative qui fait l'objet d'un film actuellement dans les salles !

Viesaineetzen.com - Initiative – Sauvegarder les bonobos

Bien que protégé par les lois congolaises et par la Convention de Washington (CITES), le bonobo est en danger d’extinction. Dans les années 1980, on estimait sa population à environ 100 000 individus. On estime aujourd'hui qu’il n’y en aurait plus que 5 000 à 20 000 à l’état sauvage.
La réserve "Lola Ya Bonobo" ("paradis des bonobos", en langue locale) permet à des bonobos maltraités de retrouver un petit coin de paradis avant de retourner dans la jungle.

En savoir plus

Comment soutenir Lola ya Bonobo

Sur le site Lola ya bonobo, il est possible de faire un simple don ou bien de parrainer un bonobo de la Nursery du sanctuaire.
Pour 20 € par mois, on reçoit un certificat de parrainage, une photo électronique de son protégé et on a des ses nouvelles deux fois par an.

Un singe "peace and love"
Il vit dans la République Démocratique du Congo, entre le fleuve Congo et la rivière Kasaï. Comme le chimpanzé avec qui on le confond très souvent, il partage 98,7 % du patrimoine génétique de l'homme. Sauf que le bonobo, lui, disposerait d'une meilleure capacité à résoudre les conflits et ne ressentirait pas la nécessité de combattre pour imposer ses choix… Peut-être car ce sont les femmes qui sont souvent à l'origine des décisions et qui dominent le groupe ! Adepte de la résolution pacifique des problèmes, il utilise la sexualité pour résoudre les tensions.
Pour Claudine André qui les connaît bien, "c'est nous il y a 3,5 millions d'années".

Une vie vouée à sauver les bonobos
Française installée au Congo depuis toute petite, Claudine André connaît d'abord la guerre civile et les pillages qui ravagent le pays à la fin des années 1990. Alors qu'elle travaille comme volontaire au zoo de Kinshasa, un bébé bonobo y est déposé à l'agonie. Elle va le sauver et tenter d'en secourir d'autres. C'est ainsi qu'elle crée le premier "Sanctuaire-Nursery" en 1998 dans Kinshasa.

En 2002, avec 20 bonobos à sa charge, elle déménage dans 35 hectares de forêt. Lola ya Bonobo est né et sera financé par des dons mais aussi des sponsors.
En 2006, elle reçoit de la Belgique le Prix Prince Laurent pour l’Environnement et de la France l’Ordre National du Mérite. Elle fait régulièrement des conférences à travers le monde pour faire connaitre le bonobo et alerter l’opinion publique pour sa protection.

Une prise en charge médicale et psychologique
C'est souvent tout bébé que le bonobo devient orphelin lorsque sa maman est tuée pour sa viande. Les braconniers essayent ensuite de vendre les petits comme animaux de compagnie.
La plupart des pensionnaires qui arrivent chez Lola ya Bonobo ont été confiés par le Ministère de l’environnement congolais après leur saisie auprès de trafiquants, ou remis volontairement par leurs "propriétaires" lorsqu’ils apprennent que leur détention est illégale.

Les bébés arrivent généralement en très mauvais état, malnutris, épuisés, souvent mutilés. Un bilan médical complet est effectué et des soins leur sont procurés quotidiennement jusqu'à ce qu'ils aillent mieux.
Pour se remettre de leur traumatisme, les petits sont immédiatement confiés à une maman (humaine) de substitution, qui leur donne l’amour et le réconfort dont ils ont besoin pour survivre.

Objectifs : les réintroduire dans leur milieu naturel…
Dans le respect de la philosophie de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), le but est d'élever les petits afin de les réintroduire dans leur milieu naturel une fois qu'ils sont en meilleure santé. Car malgré ses 35 hectares, le sanctuaire ne peut se permettre d'accueillir indéfiniment de nouveaux pensionnaires. De plus, les rendre socialement stables et autosuffisants est fondamental pour le maintien de l'espèce et la repopulation de zones d'où le bonobo aurait disparu.

… Et éduquer les jeunes congolais à leur préservation
En organisant des visites de la réserve pour les écoles, Claudine André travaille à l’éducation des populations congolaises pour leur faire découvrir, aimer et respecter les bonobos, leur faire réaliser la cruauté de la chasse et les risques sanitaires de la consommation de viande de brousse..

"Je suis particulièrement fière d’organiser chaque année des visites pour des milliers d’élèves. Parce qu’il n’y a que la pédagogie qui permettra de faire comprendre aux Congolais le trésor que représentent ces singes", déclare Claudine, convaincue que seule la nouvelle génération de congolais pourra contribuer à la survie de l'espèce.

 

98,6 %

du patrimoine génétique
en commun avec l'homme


6,5 kg

de fruits et légumes
pour chaque bonobo tous les jours


50

bonobos
sont aujourd'hui accueillis




                

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