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Faire rimer nourriture et plaisir, ça s’apprend tout petit…

"Moi le mien, il n'aime que les frites !" ou "je n'arrive pas à lui faire manger des légumes…" ou encore "en dehors des pâtes rien à faire !…" Combien de fois a-t-on entendu ce genre de phrases ?
Le problème c'est que, si on veut éveiller nos enfants aux plaisirs du goût, il faut s'y prendre très tôt…

Vie saine et zen - Faire rimer nourriture et plaisir, ça s’apprend tout petit…

Dès le sixième mois de grossesse, les récepteurs du goût et de l’odorat fonctionnent. Pendant la grossesse, le tube digestif du bébé fonctionne puisqu’il avale du liquide amniotique et fait pipi. Une étude menée au centre européen des sciences du goût à Dijon a montré que les bébés reconnaissent, à la naissance, les odeurs et saveurs constitutives du répertoire alimentaire de la mère, car elles parfument le liquide amniotique qui chaque jour est bu par le bébé.

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Le lait maternel : première sensation gastronomique
Comme le liquide amniotique, le lait maternel est parfumé par les aliments que la maman consomme. Du coup, après la naissance, si votre bébé est nourri au sein, il profite d’une grande diversité gustative et olfactive.
A contrario, un bébé nourri avec du lait maternisé ne connaîtra qu’un seul goût jusqu’à son passage à la diversification alimentaire. Alors est-ce qu’un bébé acceptera plus facilement de nouveaux aliments s’il connaît déjà différentes saveurs ? Même si à l’heure actuelle aucune étude ne permet de l’affirmer, c'est une hypothèse probable.

Manger avec les mains
Pour découvrir, le bébé prend avec les mains et amène à la bouche. A table il fait de même. Une fois que votre enfant passe à une alimentation diversifiée, entre 4 et 6 mois, c’est grâce à ses mains qu’il découvre toutes ces nouvelles saveurs et textures. Dites-vous bien qu’il va s’en mettre un peu partout, sur lui, mais aussi, autour de lui. Ce n’est donc pas le moment de lui donner son repas au-dessus de votre nouveau tapis, mais c'est le prix à payer pour qu'il explore les goûts.

Se méfier des petits pots
Les petits pots restent une valeur sûre pour de nombreux parents. Ils ont l’avantage d’être pratiques, équilibrés, et sûrs d’un point de vue bactériologique et il faut reconnaître qu’ils offrent un gain de temps appréciable.
Mais ils ne facilitent pas le passage à une alimentation diversifiée car leurs textures et odeurs sont assez uniformes. Leur teneur en sucre est élevée. Exemple : un petit pot à base de fruits peut contenir jusqu’à 2 fois plus de sucre qu’une préparation "maison". Même les plats salés ont besoin d’adjonction de farine ou d’amidon pour obtenir une texture agréable.
Autre inconvénient majeur, ils manquent de convivialité, et la première impression que l’on a d’un aliment est visuelle… Nos enfants sont comme nous, ils apprécient une belle assiette.
Et enfin, un petit pot coûte cher, presque 3 fois le prix d’un repas "maison".

À la table des grands
Manger à la table de papa et maman, c’est aussi prendre sa place au sein de la famille. Rapidement, entre 6 mois et 1 an (plutôt vers 6 mois s’il a des frères et sœurs, plutôt 1 an s’il est l’aîné), votre enfant va vouloir rejoindre la table familiale. Tout ce que mangent les grands, il en veut. Faites le point des aliments que votre enfant peut consommer avec votre pédiatre, et n’hésitez pas à lui faire goûter le contenu de votre assiette.

 L’équilibre alimentaire pour tous
L'équilibre alimentaire s’instaure dès la petite enfance et évolue sans problème. Manger en même temps que son ou ses enfants permet aussi aux adultes d’avoir une alimentation plus saine et plus équilibrée.
Donner à vos enfants un friand au fromage en entrée, des frites et un steak haché en plat, une crème dessert et enfin une tarte aux fruits, ça ne vous viendrait jamais à l’esprit, alors que pour vous…

Comment éduquer le plaisir gustatif de nos enfants ?
- l’associer aux préparatifs du repas. Il peut jouer avec les carottes crues pendant que vous les épluchez, plus tard il vous aidera à les couper. Il peut mettre la table, aider au service,
- lui représenter des aliments qu’il a déjà refusés. Rappelez vous de votre première tasse de café, ou de votre premier verre de vin, (je suis prête à parier que le plaisir n’était pas au rendez-vous), ça vous aidera à comprendre vos enfants,
- manger tous ensemble dans un contexte social chaleureux (le repas est un moment de convivialité, de plaisir et de partage) ; éteignez la télévision, elle attire votre attention et celle de l’enfant, du coup, il n’y a plus aucun échange entre vous, et c’est cet échange qui fait du repas un moment si génial,
- lui montrer l’exemple : on mange de tout,
- lui faire découvrir les aliments plus difficiles en douceur : ajouter de la crème aux épinards, cuisiner les poireaux en tarte salée, mettre un peu de vinaigre balsamique sur les brocolis…

Nous voilà maintenant parés pour transmettre à nos enfants un plaisir essentiel qui fait tellement partie intégrante de notre culture et de notre art de vivre !


                

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