TOUS LES ÉDITOS

Franck ArguillèreVous avez remarqué ? En sortant d'une soirée entre amis, sans savoir très bien pourquoi, il y a des fois où l'on a particulièrement l'impression d'avoir passé un bon moment. L'ambiance générale a été calme ou délirante, coincée ou débridée, l'espace de discussion a pu être phagocytée ou pas par une personnalité logorrhéique… Mais on se sent bien.
Si l'on est attentif, on constate simplement qu'à un moment de la soirée on a eu un créneau pour parler de soi, qu'on a pu évoquer des souvenirs, des préoccupations actuelles, des projets.

C'est un fait aujourd'hui reconnu par les scientifiques : parler de soi procure une sensation de plaisir. Une étude dans ce sens vient d'être publiée par un neuroscientifique de l'Université de Harvard qui a constaté que cela libérait de la dopamine et produisait donc un bien-être équivalent à celui de la nourriture ou du sexe.

Trouvons donc des oreilles accueillantes pour parler de nous ! Dans le temps il y avait les confesseurs, ils ne facturaient pas leur prestation mais le prix à payer était lourd en terme de culpabilité. Il y a aujourd'hui les psy mais ils vous passent la note à la sortie et font quelquefois des observations agaçantes. Il y a éventuellement les réseaux sociaux qui offrent un espace d'expression qui fait du bien. Mais le mieux est encore de se faire des amis. Et pas que sur Facebook.

Franck ArguillèreL'éco-résistance a le vent en poupe. Vous en avez entendu parler ? C'est une mode émergente qui a été favorisée, il est vrai, par la quasi absence des thèmes environnementaux dans cette campagne présidentielle. Aujourd'hui certains citoyens assument ouvertement leur ras-le-bol contre les mesures en faveur de l'écologie !
On pourrait être tenté de sourire face à une attitude qui pourrait être perçue comme obscurantiste ou provocatrice. Il faut dire qu'il y a un peu de tout dans les arguments qui sont avancés et la posture qui consiste à contester systématiquement ce qui fait consensus est assez répandue en France. Mais en y regardant de plus près, certains sujets méritent réflexion.

Deux exemples souvent cités : les ampoules fluocompactes éclairent mal et polluent l'environnement à cause du mercure qu'elles contiennent ; les biocarburants sont issus de cultures qui contribuent à la déforestation en Amérique du Sud.

Un rapport publié tout récemment par l’OIT (Organisation Internationale du Travail) pointe du doigt toute une série d'absurdités de ce type.
De nombreux produits de substitution seraient aussi voire plus polluants que ceux qu'ils doivent remplacer. Exemple : les hydrosilanes envisagés pour remplacer dans les pressings le perchloréthylène dont la toxicité est avérée.
Par ailleurs a-t-on toujours pris en compte l'exposition aux risques dans le cadre des emplois verts ? Notamment dans le secteur du recyclage, les salariés sont en contact avec des substances toxiques au moment du prélèvement et du tri. Il y a des risques d'électrocution pour celles et ceux qui travaillent sur les éoliennes, les voitures vertes ou les panneaux solaires. Dans certains départements les pompiers ont même indiqué qu’ils n’interviendraient plus sur des bâtiments en feu quand ceux-ci sont couverts de panneaux solaires.

On le voit, toutes ces évolutions indispensables se font souvent dans l'improvisation. Les décisions ne sont anticipées ni par les industriels, ni par les pouvoirs publics. Elles sont prises dans l'urgence sous le coup de la pression médiatique.

Voilà pourquoi, dans la période qui s'ouvre, les éco-résistants peuvent porter un message salutaire et contribuer non pas à nous faire revenir en arrière mais à questionner le politiquement correct, forcer à plus d'inventivité et d'intelligence.

Franck ArguillèreSe méfier des pervers narcissiques ! L'expression est à la mode et on trouve en ce moment beaucoup de livres et d'articles sur la question. Les manipulateurs (hommes ou femmes) seraient de plus en plus nombreux, pour preuve la quantité de victimes qui peuple les cabinets des psychiatres et des psychanalystes ainsi que celle de sites web comme Sos Pervers ou Pervers Narcissiques.
Il faut dire que c'est un type de violence qui se développe aisément dans notre société. La perte des valeurs fragilise les proies potentielles. La généralisation de la jouissance sans entrave, de la marchandisation des individus et des sentiments désinhibe le prédateur. Les souffrances qui en résultent sont d'autant plus terribles qu'elles sont difficiles à admettre et à formuler de la part des victimes.

Phase 1 : séduction. Le pervers sait instinctivement enjôler, valoriser sa victime, sentir ses points faibles et en jouer.
Phase 2 : emprise. Le prédateur attend le moment opportun où la proie sera ferrée, accro à la relation. Cela peut durer plusieurs mois voire plusieurs années.
Phase 3 : manipulation. Le discours de séduction fait place à une entreprise de culpabilisation, de dénigrement, de double jeu, de déni qui aboutit à une véritable démolition psychique de l'autre. Et le tyran jouit de la détresse de sa victime.

À quoi reconnaît-on ces vampires modernes ? Cynisme, désinvolture, froideur émotionnelle, égocentrisme forcené, psychorigidité, virtuosité de la rhétorique, grande capacité à se poser en victime, discours paradoxal et contradictoire… Charme et altruisme en apparence, tyrannie en privé.

Où les trouve-t-on le plus ? Selon les experts, dans les postes à responsabilité, les métiers brillants comme la politique.
Ah bon. Vous en avez vu, vous, des pervers narcissiques dans cette campagne présidentielle ?

Franck ArguillèreIl y a des enfouissements lourds de conséquences. Dans le domaine de l'environnement on pense bien sûr à celui des déchets de combustibles nucléaires et peut-être bientôt celui du carbone issu des centrales à charbon de nouvelle génération qu'on envisage de capter… Ou comment transmettre aux générations futures un risque et un coût.

Les témoignages qui nous viennent du Japon parlent d'un autre type d'enfouissement, psychologique celui-là : beaucoup d'habitants de Tokyo rejettent les informations préoccupantes que certains organismes indépendants parviennent à transmettre sur le niveau de radioactivité des aliments proposés au public. Lorsque c'est trop angoissant et surtout lorsqu'on ne voit pas de solution, c'est un réflexe humain que d'être dans le déni, dans l'enfouissement… Ou comment s'empoisonner à petit feu.

Dans la campagne électorale qui se déroule actuellement en France, le même phénomène est en marche. L'environnement dans son ensemble est passé sous silence. Le changement climatique a disparu, c'est à peine si l'alerte à la pollution aux particules fines dans nos villes est mentionnée dans les médias et l'on ne fait pas beaucoup de publicité sur le fait que la France est montrée du doigt par l'Europe quant à l'état catastrophique de ses nappes phréatiques. Les rares fois où la question du nucléaire est abordée, personne n'ose évoquer l'impensable : une catastrophe nucléaire sur notre sol due à un événement imprévisible comme l'étaient ceux qui se sont produits à Three Miles Island, Tchernobyl ou Fukushima.

Selon la psychanalyse, nous enfouissons dans notre inconscient ce qui est inavouable. Cela s'appelle le refoulé. Les risques que l'épée de Damoclès environnementale fait courir à la société sont-ils tellement anxiogènes qu'ils en sont devenus inavouables ? Toujours est-il qu'aujourd'hui les enjeux de la planète constituent un refoulé majeur de notre civilisation. Si nous ne voulons pas que ce refoulé se manifeste socialement sous forme de symptômes pathogènes, nous avons intérêt à entreprendre une urgente psychanalyse écologique collective.

Franck ArguillèreNous sommes sans doute à l'aube d'une révolution dans notre compréhension du métabolisme humain.
Ces quatre dernières années des chercheurs sont allés fouiller dans notre système digestif parmi les 100 000 milliards de bactéries qui constituent notre flore intestinale et dont on ne connaissait que 20 à 30 %. Ils ont analysé nos selles avec une nouvelle méthode dite "métagénomique", qui permet d'étudier les microbes directement dans leur environnement sans passer par la case "culture en laboratoire".
Résultat : ils ont trouvé trois groupes de populations bactériennes, trois "entérotypes" bien distincts.
Surprise : les différences entre ces groupes sont d'environ 50 %, là où les caractéristiques génétiques humaines ne diffèrent que de 0,1 %.
C'est donc acquis aujourd'hui : de la même manière que nous appartenons à un groupe sanguin, nous appartenons à un entérotype : "bactéroïdes", "prevotella" ou "ruminococcus". Pas très sexy. Si les scientifiques gardent ces dénominations, ça va être difficile. En comparaison les A, B, AB ou O des groupes sanguins, on pouvait mémoriser. Là, il va falloir améliorer.
Un congrès va clore au mois de mars les travaux de ce programme de recherche, nommé MetaHit (Metagenomics of the Human Intestinal Tract) et coordonné par l'INRA, dont les résultats ont déjà été publiés dans la revue scientifique Nature.

Il va falloir penser maintenant différemment dans plusieurs domaines.
1) On va peut-être pouvoir détecter les signes avant-coureurs de certaines maladies chroniques en analysant le microbiote intestinal, son évolution et ses éventuelles perturbations ; dans ce dernier cas une intervention directe sur la flore pourrait permettre de rétablir l'équilibre.
2) Y'aurait-il un régime alimentaire idéal différent associé à chaque entérotype ? Cela, au passage, pourrait envoyer aux oubliettes toutes les recommandations généralistes des régimes X ou Y et même du PNNS (Programme National Nutrition Santé).
3) On pourrait enfin comprendre pourquoi les médicaments ne suscitent pas les mêmes réponses selon les individus et envisager de personnaliser les traitements.

Dans tous ces domaines on en est au stade des conjectures et les recherches doivent être poursuivies. Dans quelles directions ? La question du financement intervient ici dans toute sa force. On voit bien la différence qu'il peut y avoir entre l'objectif d'une entreprise agro-alimentaire qui chercherait à justifier les allégations santé de son yaourt et celui de l'Etat censé prendre en compte les enjeux de santé publique.

Franck ArguillèreLes riches n'ont pas bonne presse en ce moment. Il suffit de voir les programmes des candidats à la présidentielle pour se rendre compte que la cote des nantis a sérieusement dégringolé.
Finies les années bling-bling ? Réussir sa vie ne se mesurerait finalement pas à l'aune du prix de sa montre poignet ?
Certains verront dans cette charge contre les suppôts du grand capital une caricature démagogique et anachronique. La diabolisation de l'argent est un travers très français. D'autres verront d'un œil soulagé les valeurs de l'être prendre le pas sur celles de l'avoir et du paraître.

Pour ma part, j'ai toujours trouvé que la (très grande) richesse faisait partie des principaux handicaps sociaux de la vie aux côtés de la (très grande) beauté et de la (très grande) notoriété. Dans la relation avec les autres, ce sont des filtres redoutables et destructeurs qui faussent la donne et font perdre pied avec la réalité. Lorsqu'on en est atteint, comment reconnaître les amis des courtisans, comment distinguer l'amour de l'intérêt matériel, comment savoir si l'on est apprécié pour ce qu'on est, pour son image ou pour ce qu'on peut rapporter ? J'en connais beaucoup qui en sont devenus fous.

Des chercheurs américains ont fait une série d'expériences avec une centaine d'étudiants pour étudier le comportement des plus riches par rapport aux autres. Le verdict, publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, est sans appel : les riches sont plus susceptibles de se comporter de manière non éthique. Les étudiants issus des classes sociales supérieures avaient plus tendance à tricher, à mentir, à ne pas respecter le code de la route, à être moins généreux envers les organismes de bienfaisance.
En jargon de psychologue, ça donne : "le privilège relatif dont jouissent les personnes de classe supérieure donne lieu à une indépendance vis-à-vis des autres et une priorisation de soi-même et de son propre bien-être par rapport à celui des autres, ce que nous appelons la cupidité".

C'est certain, les riches n'ont pas bonne presse en ce moment.

Franck ArguillèreY'aurait-il une accélération dans la prise de conscience des dégâts causés par les pesticides sur la santé et sur l'environnement ? Deux événements qui viennent de se produire et dont la concomitance est un hasard en sont peut-être le signe.

Pour la première fois en France la justice a reconnu la responsabilité d'un fabricant d'herbicide dans l'intoxication d'un agriculteur.
En ouvrant la cuve d'un pulvérisateur, en 2004, Paul François avait reçu en plein visage des vapeurs de Lasso, un désherbant produit par Monsanto. Il était tombé dans le coma et frappé d'amnésie. Il avait eu ensuite des séquelles très invalidantes l'obligeant à interrompre son activité pendant près d'un an. Aujourd'hui, il est toujours sujet à des maux de tête et des fatigues chroniques et ne travaille plus qu'à mi-temps. Les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté.
La dangerosité de l'herbicide avait été établie dès les années 1980 et le Lasso interdit au Canada, en Belgique et au Royaume-Uni. Il a fallu attendre 2007 pour qu'il soit retiré du marché français.

On l'attendait depuis dix ans, la réglementation européenne sur les vins bio vient d'être adoptée ! Jusqu'à maintenant seul le raisin pouvait avoir le label. Aujourd'hui la vinification est enfin prise en compte.
Dans le compromis nécessaire pour répondre aux spécificités des différents pays européens, il y a quelques points positifs : les seuils de sulfites sont fixés à un niveau relativement bas (100 mg/l pour le vin rouge contre 150 mg/l en conventionnel) et les intrants doivent faire partie d'une liste bien définie. Quelques points négatifs : les copeaux ne sont pas interdits et les levures exogènes non OGM sont autorisées alors qu'on considère généralement en France que celles qui sont contenues dans le fruit (endogènes) suffisent amplement. Mais maintenant que le cadre européen est fixé, rien n'empêche de créer des labels plus stricts au niveau national.

Dans les deux cas, les gagnants sont les consommateurs et les agriculteurs. Les premiers vont pouvoir avec le label "vin bio" orienter plus facilement leurs achats vers des produits bénéfiques pour leur santé. Les conversions en viticulture bio ont des chances de s'accélérer, ce qui est une bonne nouvelle pour la santé des seconds… Qui vont par ailleurs se sentir enfin fondés à demander des comptes aux firmes phytosanitaires grâce au procès gagné par Paul François.

Franck ArguillèreÇa a déjà commencé. Et jusqu'au mois de mai les présidentiels quémandeurs de vote vont tous défiler dans les médias pour nous chanter à la manière du serpent dans le Livre de la Jungle : "aie confiance…" !
Leur entreprise est des plus difficile parce que s'il y a bien une notion qui s'est usée inexorablement dans notre société c'est justement : la confiance.
La confiance du citoyen envers l'homme politique, l'expert, le journaliste et tous les communicants.
La confiance du patient envers son médecin et du médecin envers son patient.
La confiance des femmes envers les hommes et l'inverse.
La confiance du marché mondial envers les banques, des banques envers les entreprises, des entreprises envers les salariés, des salariés envers le marché mondial…

L'individualisme qui s'est développé depuis les années 80 a permis à chacun d'entre nous de progresser dans une quête d'autonomie. Mais il a engendré une violence de plus en plus grande, depuis les "incivilités" quotidiennes jusqu'au harcèlement professionnel ou privé, devenu monnaie courante. "Vous êtes le maillon faible, au revoir !" pourrait être considéré comme la phrase emblématique qui résume et traduit l'émiettement de la solidarité entre les êtres au cours de ces trente dernières années.
Cette violence rampante, parfois explosive, a fini par endommager notre bien peut-être le plus précieux : l'estime de soi.
C'est le premier terrain à reconquérir, avant de pouvoir de nouveau espérer rétablir un peu de confiance à tous les étages de la société, passage inévitable pour redéfinir un projet commun dont nous avons tant besoin.

Franck ArguillèreVous n'avez jamais été touchés par le syndrome du sablier ? Vous savez, c'est cette angoisse, cette frustration, cette impatience qu'on ressent quand l'ordinateur charge une page ou un site. Il y a alors un sablier qui apparaît ou une barre qui se remplit progressivement. Un sondage commandé par Intel avait révélé il y a quelque temps que deux internautes sur trois souffraient de ce syndrome aux Etats-Unis.

Il n'y a pas que devant l'ordinateur que nous ressentons le syndrome du sablier : la queue à un guichet nous est devenue insupportable et sur le marché nous trépignons quand la maraichère raconte sa vie à sa cliente. Il a même fallu qu'on affiche les temps d'attente dans le métro. À quoi ça nous sert de savoir que la prochaine rame arrive dans une minute ? De toutes façons on est coincé sur le quai.
Même quand on a rendez-vous avec sa dulcinée ou son prince charmant, on n'est plus capable de l'attendre tranquillement. Il faut absolument qu'on compose son 06 pour savoir dans combien de temps elle ou il arrive et dans l'intervalle on fait chauffer le terminal mobile en appelant la terre entière.

Serions-nous devenus incapables d'observer les gens autour de nous, de nous remplir des odeurs, des couleurs, des sons, des conversations ? Serions-nous devenus incapables d'être réceptifs à nos sensations, à notre état intérieur ? Serions-nous devenus infantiles, dans le besoin de satisfaction immédiate de nos pulsions, incapables de la différer ?

Prenons donc une bonne résolution de début d'année : acceptons l'attente ! Chaque fois que nous nous sentons menacés par le syndrome du sablier, prenons une simple respiration, reconnectons-nous à nous-mêmes et à notre environnement !

Franck ArguillèreEn 2011, je me souviens m'être réjoui de voir les dictateurs en difficulté avec les révolutions arabes victorieuses en Tunisie, en Egypte, en Lybie, au Yémen et toujours en marche inexorablement en Syrie, avec la résolution de la crise en Côte d'Ivoire et l'arrestation de Laurent Gbagbo, avec les manifestations massives contre Poutine en Russie, avec l'arrestation de Mladic, la mort de Ben Laden, la démission de Berlusconi.
Réjoui pour la démocratie en France avec la mise sur la place publique du scandale du Mediator et pour la première fois dans notre Histoire l'organisation de primaires au PS et EELV.
Réjoui de voir se répandre le mouvement des indignés dans le monde.
Réjoui de la libération des otages, Hervé Ghesquière, Stéphane Taponie, Gilad Shalit...

En 2011, je me souviens avoir été consterné par le tsunami japonais suivi de la catastrophe de Fukushima, par les inondations majeures en Australie, en Thaïlande, par l'ouragan sur les Philippines, les tempêtes aux Etats-Unis, la sècheresse en Europe et de voir que pourtant la conférence sur le climat à Durban a été quasiment un non-événement.
Consterné qu'on n'ait pas plus entendu parler de l'état de famine déclaré dans la corne de l'Afrique, du 11e Forum social à Dakar.
Consterné d'avoir eu les oreilles rebattues par l'affaire DSK, les agences de notation, le mariage de Kate et William...

Je vous souhaite de vivre au mieux le mélange inévitable d'événements réjouissants et consternants qui ne manqueront pas de jalonner l'actualité de l'année à venir et d'accompagner votre vie.
Restez zen en 2012 !