TOUS LES ÉDITOS

Franck ArguillèreLes riches n'ont pas bonne presse en ce moment. Il suffit de voir les programmes des candidats à la présidentielle pour se rendre compte que la cote des nantis a sérieusement dégringolé.
Finies les années bling-bling ? Réussir sa vie ne se mesurerait finalement pas à l'aune du prix de sa montre poignet ?
Certains verront dans cette charge contre les suppôts du grand capital une caricature démagogique et anachronique. La diabolisation de l'argent est un travers très français. D'autres verront d'un œil soulagé les valeurs de l'être prendre le pas sur celles de l'avoir et du paraître.

Pour ma part, j'ai toujours trouvé que la (très grande) richesse faisait partie des principaux handicaps sociaux de la vie aux côtés de la (très grande) beauté et de la (très grande) notoriété. Dans la relation avec les autres, ce sont des filtres redoutables et destructeurs qui faussent la donne et font perdre pied avec la réalité. Lorsqu'on en est atteint, comment reconnaître les amis des courtisans, comment distinguer l'amour de l'intérêt matériel, comment savoir si l'on est apprécié pour ce qu'on est, pour son image ou pour ce qu'on peut rapporter ? J'en connais beaucoup qui en sont devenus fous.

Des chercheurs américains ont fait une série d'expériences avec une centaine d'étudiants pour étudier le comportement des plus riches par rapport aux autres. Le verdict, publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, est sans appel : les riches sont plus susceptibles de se comporter de manière non éthique. Les étudiants issus des classes sociales supérieures avaient plus tendance à tricher, à mentir, à ne pas respecter le code de la route, à être moins généreux envers les organismes de bienfaisance.
En jargon de psychologue, ça donne : "le privilège relatif dont jouissent les personnes de classe supérieure donne lieu à une indépendance vis-à-vis des autres et une priorisation de soi-même et de son propre bien-être par rapport à celui des autres, ce que nous appelons la cupidité".

C'est certain, les riches n'ont pas bonne presse en ce moment.

Franck ArguillèreY'aurait-il une accélération dans la prise de conscience des dégâts causés par les pesticides sur la santé et sur l'environnement ? Deux événements qui viennent de se produire et dont la concomitance est un hasard en sont peut-être le signe.

Pour la première fois en France la justice a reconnu la responsabilité d'un fabricant d'herbicide dans l'intoxication d'un agriculteur.
En ouvrant la cuve d'un pulvérisateur, en 2004, Paul François avait reçu en plein visage des vapeurs de Lasso, un désherbant produit par Monsanto. Il était tombé dans le coma et frappé d'amnésie. Il avait eu ensuite des séquelles très invalidantes l'obligeant à interrompre son activité pendant près d'un an. Aujourd'hui, il est toujours sujet à des maux de tête et des fatigues chroniques et ne travaille plus qu'à mi-temps. Les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté.
La dangerosité de l'herbicide avait été établie dès les années 1980 et le Lasso interdit au Canada, en Belgique et au Royaume-Uni. Il a fallu attendre 2007 pour qu'il soit retiré du marché français.

On l'attendait depuis dix ans, la réglementation européenne sur les vins bio vient d'être adoptée ! Jusqu'à maintenant seul le raisin pouvait avoir le label. Aujourd'hui la vinification est enfin prise en compte.
Dans le compromis nécessaire pour répondre aux spécificités des différents pays européens, il y a quelques points positifs : les seuils de sulfites sont fixés à un niveau relativement bas (100 mg/l pour le vin rouge contre 150 mg/l en conventionnel) et les intrants doivent faire partie d'une liste bien définie. Quelques points négatifs : les copeaux ne sont pas interdits et les levures exogènes non OGM sont autorisées alors qu'on considère généralement en France que celles qui sont contenues dans le fruit (endogènes) suffisent amplement. Mais maintenant que le cadre européen est fixé, rien n'empêche de créer des labels plus stricts au niveau national.

Dans les deux cas, les gagnants sont les consommateurs et les agriculteurs. Les premiers vont pouvoir avec le label "vin bio" orienter plus facilement leurs achats vers des produits bénéfiques pour leur santé. Les conversions en viticulture bio ont des chances de s'accélérer, ce qui est une bonne nouvelle pour la santé des seconds… Qui vont par ailleurs se sentir enfin fondés à demander des comptes aux firmes phytosanitaires grâce au procès gagné par Paul François.

Franck ArguillèreÇa a déjà commencé. Et jusqu'au mois de mai les présidentiels quémandeurs de vote vont tous défiler dans les médias pour nous chanter à la manière du serpent dans le Livre de la Jungle : "aie confiance…" !
Leur entreprise est des plus difficile parce que s'il y a bien une notion qui s'est usée inexorablement dans notre société c'est justement : la confiance.
La confiance du citoyen envers l'homme politique, l'expert, le journaliste et tous les communicants.
La confiance du patient envers son médecin et du médecin envers son patient.
La confiance des femmes envers les hommes et l'inverse.
La confiance du marché mondial envers les banques, des banques envers les entreprises, des entreprises envers les salariés, des salariés envers le marché mondial…

L'individualisme qui s'est développé depuis les années 80 a permis à chacun d'entre nous de progresser dans une quête d'autonomie. Mais il a engendré une violence de plus en plus grande, depuis les "incivilités" quotidiennes jusqu'au harcèlement professionnel ou privé, devenu monnaie courante. "Vous êtes le maillon faible, au revoir !" pourrait être considéré comme la phrase emblématique qui résume et traduit l'émiettement de la solidarité entre les êtres au cours de ces trente dernières années.
Cette violence rampante, parfois explosive, a fini par endommager notre bien peut-être le plus précieux : l'estime de soi.
C'est le premier terrain à reconquérir, avant de pouvoir de nouveau espérer rétablir un peu de confiance à tous les étages de la société, passage inévitable pour redéfinir un projet commun dont nous avons tant besoin.

Franck ArguillèreVous n'avez jamais été touchés par le syndrome du sablier ? Vous savez, c'est cette angoisse, cette frustration, cette impatience qu'on ressent quand l'ordinateur charge une page ou un site. Il y a alors un sablier qui apparaît ou une barre qui se remplit progressivement. Un sondage commandé par Intel avait révélé il y a quelque temps que deux internautes sur trois souffraient de ce syndrome aux Etats-Unis.

Il n'y a pas que devant l'ordinateur que nous ressentons le syndrome du sablier : la queue à un guichet nous est devenue insupportable et sur le marché nous trépignons quand la maraichère raconte sa vie à sa cliente. Il a même fallu qu'on affiche les temps d'attente dans le métro. À quoi ça nous sert de savoir que la prochaine rame arrive dans une minute ? De toutes façons on est coincé sur le quai.
Même quand on a rendez-vous avec sa dulcinée ou son prince charmant, on n'est plus capable de l'attendre tranquillement. Il faut absolument qu'on compose son 06 pour savoir dans combien de temps elle ou il arrive et dans l'intervalle on fait chauffer le terminal mobile en appelant la terre entière.

Serions-nous devenus incapables d'observer les gens autour de nous, de nous remplir des odeurs, des couleurs, des sons, des conversations ? Serions-nous devenus incapables d'être réceptifs à nos sensations, à notre état intérieur ? Serions-nous devenus infantiles, dans le besoin de satisfaction immédiate de nos pulsions, incapables de la différer ?

Prenons donc une bonne résolution de début d'année : acceptons l'attente ! Chaque fois que nous nous sentons menacés par le syndrome du sablier, prenons une simple respiration, reconnectons-nous à nous-mêmes et à notre environnement !

Franck ArguillèreEn 2011, je me souviens m'être réjoui de voir les dictateurs en difficulté avec les révolutions arabes victorieuses en Tunisie, en Egypte, en Lybie, au Yémen et toujours en marche inexorablement en Syrie, avec la résolution de la crise en Côte d'Ivoire et l'arrestation de Laurent Gbagbo, avec les manifestations massives contre Poutine en Russie, avec l'arrestation de Mladic, la mort de Ben Laden, la démission de Berlusconi.
Réjoui pour la démocratie en France avec la mise sur la place publique du scandale du Mediator et pour la première fois dans notre Histoire l'organisation de primaires au PS et EELV.
Réjoui de voir se répandre le mouvement des indignés dans le monde.
Réjoui de la libération des otages, Hervé Ghesquière, Stéphane Taponie, Gilad Shalit...

En 2011, je me souviens avoir été consterné par le tsunami japonais suivi de la catastrophe de Fukushima, par les inondations majeures en Australie, en Thaïlande, par l'ouragan sur les Philippines, les tempêtes aux Etats-Unis, la sècheresse en Europe et de voir que pourtant la conférence sur le climat à Durban a été quasiment un non-événement.
Consterné qu'on n'ait pas plus entendu parler de l'état de famine déclaré dans la corne de l'Afrique, du 11e Forum social à Dakar.
Consterné d'avoir eu les oreilles rebattues par l'affaire DSK, les agences de notation, le mariage de Kate et William...

Je vous souhaite de vivre au mieux le mélange inévitable d'événements réjouissants et consternants qui ne manqueront pas de jalonner l'actualité de l'année à venir et d'accompagner votre vie.
Restez zen en 2012 !

Franck ArguillèreFaites le test autour de vous ! La période des fêtes de fin d'année et notamment tout ce qui se joue autour de Noël représente pour beaucoup d'entre nous un mix de bonheur et de souffrance dans lequel le premier n'est pas toujours majoritaire. Avec les familles recomposées la résolution de l'équation atteint un tel degré de complexité que nombreux sont ceux qui redoutent l'échéance.

Il y a les lumières chatoyantes dans les rues, sur les sapins et dans les vitrines des magasins. Il y a l'imagerie merveilleuse et symbolique autour de la nativité et de la renaissance de la saison. Il y a le thème de l'examen de conscience et de la récompense. Il y a la convivialité et l'expression du lien avec les proches. Il y a aussi les étoiles dans les yeux des enfants émerveillés par la cascade de cadeaux d'un vieux ramoneur barbu.

D'où vient alors la souffrance ?
Peut-être du fait que le réel ne correspond pas à nos rêves d'enfants. Déception.

Mais surtout l'évènement nous met en face de notre positionnement social et familial. Questionnement identitaire.
Si l'on est seul nous voilà confrontés à notre isolement. Sinon les tensions ou les incompréhensions masquées pendant le reste de l'année vont trouver le moyen de ressortir à Noël. S'il le faut d'une manière détournée. Derrière des discussions apparemment anodines sur la manière avec laquelle vont s'opérer les regroupements, sur le choix des menus, sur la sélection des cadeaux, se profile une question cruciale : "quelle place ai-je dans cette famille ?".
Les cadeaux sont à cet égard des marqueurs impitoyables de la plus ou moins grande proximité entre les membres d'une même famille : l'objet offert qui ne correspond pas témoigne impitoyablement du manque d'écoute et de connaissance d'autrui qui existe souvent entre proches.

L'autre difficulté est qu'en apparence l'harmonie doit régner. Hypocrisie.
Quoiqu'il arrive il faudra faire bonne figure et faire semblant que la fête est réussie. Ne sommes-nous pas en période de trêve ?

Heureusement nous pouvons résister au mouvement général, tenter d'être vrai, refuser la marchandisation à outrance, être attentif aux envies de notre entourage et lucides sur nos attentes…
Heureusement il y a toujours les étoiles dans les yeux des enfants que nous sommes restés.

Franck ArguillèreL'annonce de la suppression d'environ 5 000 emplois chez Peugeot a de quoi frapper de stupeur le simple citoyen. C'est dramatique pour les salariés qui perdent leur job, c'est dur pour ceux qui restent et qui voit leurs conditions de travail se dégrader. Serait-ce un constat d'échec pour les responsables de la gestion du groupe PSA ? Les industriels du secteur ont-ils bien analysé la nouvelle place que l'automobile va prendre dans la société de demain ?

On parle aujourd'hui "d'inventer de nouvelles formes de mobilité". Un récent rapport du Centre d'analyse stratégique du Premier ministre précise : "au-delà du nécessaire développement des transports collectifs, il nous faut désormais promouvoir les petits véhicules légers (à deux, trois ou quatre roues), les véhicules électriques ou hybrides rechargeables, dont la part ne devrait cependant pas dépasser 10 % à 15 % des ventes à l’horizon 2020, l’automobile partagée, la redécouverte du vélo (avec assistance électrique si besoin), l’information en temps réel de l’usager".
Faut-il bouger comme avant ? Non, et la solution ne viendra pas d'une voiture verte qui remplacerait à l'identique notre voiture à énergie fossile.

Nous avons toujours tendance à penser l'avenir avec nos réflexes d'hier. C'est une paresse d'esprit dommageable, surtout quand des milliers d'emplois sont en jeu.
Faut-il acheter notre nourriture comme avant mais bio ? Non, on sait bien qu'il faut aussi changer nos menus, réduire notre consommation de viande, exclure les produits raffinés, redécouvrir les céréales complètes et les légumineuses…
Faut-il remplacer les centrales nucléaires par des centrales éoliennes ou solaires ? Non, il faut bien sûr déployer les énergies renouvelables mais elles resteront minoritaires dans le mix total. Pour de nombreux experts, la solution réside dans une réduction drastique de nos consommations, dans le développement de nouvelles sources comme les algues qui en sont encore au stade expérimental et dans un modèle très décentralisé basé sur une multitude d'unités de production d'énergies renouvelables de petite voire très petite taille.

Sur toutes ces questions on a l'impression que nos responsables naviguent à vue sur le coup des crises successives, incapables d'articuler une vision et d'anticiper les évolutions de la société.

Franck ArguillèreC'est officiel, depuis le 31 octobre dernier nous sommes 7 milliards sur terre ! Avec une marge d'erreur d'un ou deux ans, certes, mais c'est un ordre de grandeur. D'après l'Ined (Institut National d'Études Démographiques), nous devrions atteindre les 8 milliards autour de 2025, puis 10 milliards en 2100 et la population mondiale pourrait alors commencer à se stabiliser du fait de la baisse de la fécondité.
Comment nourrira-t-on ces 10 milliards de terriens ? C'est la question que tout le monde se pose. Mais la formuler ainsi la biaise immédiatement.

Comment nourrira-t-"on"… Qui est ce "on" qui serait censé nourrir le reste de l'humanité ?
Serait-ce "nous", qui vivons dans les pays développés du Nord et qui aurions reçu une mission divine ?
Serait-ce une élite économique qui détiendrait les savoirs et les brevets ? Certains experts posent plus ou moins consciemment le problème en ces termes et en tirent la conclusion que seuls la chimie et les OGM seraient capables de créer les rendements agricoles nécessaires.

Pour de nombreux scientifiques et pour la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), on est là dans le domaine de l'idéologie, cela ne correspond pas à la réalité agricole.
Dans la réalité, l'agriculture chimique épuise les terres, fait baisser les rendements et pollue l'environnement.
Dans la réalité, l'agriculture écologique permet de reconquérir des parcelles abandonnées depuis que règne la mécanisation. Elle invite à rapprocher les lieux de production des centres de consommation. Elle invente de nouveaux modes de culture susceptibles de multiplier par deux ou trois la productivité tout en respectant la nature et la santé des consommateurs.

Dans la réalité, pour se nourrir dignement, les humains ont besoin de faire cesser les guerres, de baisser dans leur économie la part de l'agriculture d'exportation dont les revenus sont soumis aux aléas des marchés internationaux et de développer une agriculture vivrière, locale et naturelle.

À l'arrivée "on" n'a pas vocation à nourrir 10 milliards de terriens. Il faudra que 10 milliards de terriens décident de faire ce qu'il faut pour se nourrir eux-mêmes.

Franck ArguillèreC'est un enjeu de santé publique, à l'origine en France de 85 % des maladies professionnelles reconnues. Le saviez-vous ? Il s'agit des troubles musculo-squelettiques (TMS) : tendinites de l’épaule, du coude (tennis elbow), syndrome du canal carpien au niveau du poignet, et surtout le mal du siècle : le mal de dos… Tout cela nous aurait coûté 9,7 millions de journées de travail perdues et 930 millions € de cotisations pour les entreprises en 2010.

Une campagne d’information et de prévention vient d'être lancée. Elle fait appel au bon sens : il y a souvent des réponses simples à trouver au sein de l'entreprise. Non seulement le bien-être des salariés y trouverait son compte mais également la rentabilité financière.

À titre curatif, il faut rappeler que les anti-inflammatoires proposés par l'allopathie ne font que soulager la douleur mais ne remédient pas à la cause. D'autres approches ont souvent des résultats spectaculaires : ostéopathie, chiropratique, méthode Mézières… Comment s'expliquer qu'elles ne soient pas remboursées par les assurances maladie et qu'elles reviennent toujours aussi chères aux patients ?

À tire préventif, tout commence à l'école. Il devrait y avoir une éducation posturale qui montrerait notamment aux jeunes comment marcher, courir, s'asseoir, se lever, se pencher, en plaçant correctement son bassin et sa colonne vertébrale…
Et ce n'est pas tout. Le poids excessif des cartables prépare consciencieusement chez l'enfant le terrain des TMS de l'adulte. Cette question qui revient chaque année comme un serpent de mer est traité par les responsables des établissements scolaires avec une condescendance à peine dissimulée. Pourtant les actions répétées de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Élèves) en la matière ont montré que le poids des cartables, qui ne devrait pas dépasser 10 % du poids de l'enfant, se situe à environ 20 % en moyenne chez les collégiens. Résultat : plus de la moitié d'entre eux souffrent déjà de tensions musculaires et de maux de dos.

On le voit, la réflexion doit être large et collective. Les citoyens en ont "plein le dos" et les autorités publiques ont sur cette question du pain sur la planche !

Franck ArguillèreHaro sur les migrants ! Rassurez-vous, je n'ai pas été gagné par la névrose obsessionnelle de la peur de l'étranger. Il s'agit des produits qui migrent dans notre alimentation à partir des emballages alimentaires. Il semblerait que ces passagers clandestins se rappellent aujourd'hui à notre bon souvenir.

Dans son dernier numéro, Que Choisir publie un test montrant que des substances chimiques issus des cartons d'emballages se retrouvent dans nos aliments. En cause : les encres d'impression contenant des huiles minérales qui causent sur le rat de laboratoire des dommages au foie, aux valves du cœur, aux ganglions lymphatiques. 14 des 20 produits testés par l'association de consommateurs contenaient ces substances dans des proportions supérieures aux seuils réglementaires : du couscous Tipiak ou Lidl à la chapelure de Leader Price en passant par les pâtes Lustucru ou Barilla et le riz de chez Ed ou Intermarché.
Même si la toxicité sur l'homme n'est pas prouvée, je ne sais pas vous mais moi ça ne m'inspire pas confiance…

D'autant que l'épisode récent du bisphénol A (BPA) n'est pas très encourageant. Malgré les alertes répétées de certains scientifiques depuis plusieurs années, les autorités considéraient jusqu'il y a quelques mois qu'il n'y avait aucun souci avec le BPA. Tout de même, ils finissaient par l'interdire dans les biberons en juin dernier. Mais juste par précaution et pour calmer tous ces gens qui s'inquiètent pour un rien…
Et voilà que fin septembre, l'Anses (Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) découvre que le BPA auraient des effets même avec des doses inférieures aux seuils réglementaires actuels !
Quels sont les produits qui peuvent contenir du BPA ? Emballages alimentaires, lunettes et lentilles de contact, CD et DVD, câbles, mastics, adhésifs, électroménager, optiques de phare et pare-chocs, articles de sport, appareils médicaux, revêtements de sol, vernis et peintures, bateaux de plaisance, encres d'imprimerie… N'en jetez plus !
Le BPA est un perturbateur endocrinien. Chez l'homme il toucherait à la fertilité féminine, aux pathologies cardiovasculaires et au diabète. Chez les animaux on constate l'avancement de l'âge de la puberté, l'augmentation de la survenue de kystes ovariens et de lésions sur la glande mammaire, l'altération de la production spermatique…
Mmmmh ! Je ne sais pas vous mais moi ça ne m'inspire pas confiance…