Luminothérapie ou TCC mais aussi activité physique ou régularité des horaires permettent de lutter contre la baisse de moral hivernale.
Sans doute du fait d’une perturbation de l’horloge biologique et des variations hormonales, le moral flanche quand la lumière décline. Les habitudes sont également modifiées : on sort moins, on fait moins de sport, on voit moins ses proches.
Il faut néanmoins être prudent : l’hypothèse selon laquelle les mécanismes de la dépression saisonnière concerneraient tout le monde, à des degrés divers, n’a pas été confirmée par les études scientifiques.
Conseils...
1) Il faut distinguer les signes d’un coup de blues et ceux d’une dépression.
Le trouble affectif saisonnier ou dépression saisonnière, se traduit par les mêmes symptômes qu’un épisode dépressif caractérisé : tristesse persistante, perte de plaisir, fatigue, difficultés de concentration et ralentissement. Avec toutefois une différence : hypersomnie et appétence pour le sucre avec prise de poids pour la première ; insomnie et tendance à la perte de poids et d’appétit, pour la dépression non saisonnière.
2) Il est sage de consulter son médecin dès que le quotidien est affecté.
3) On peut essayer la luminothérapie dans de bonnes conditions. Cela consiste à s’exposer le matin, pendant 30 minutes, peu après le réveil, à une lumière artificielle intense grâce à une lampe adaptée (10 000 lux), afin de resynchroniser l’horloge biologique. Il ne faut pas hésiter à se faire encadrer par un professionnel. C’est une des meilleures approches pour lutter contre la dépression saisonnière.
4) Envisager une psychothérapie : les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) adaptées à la dépression saisonnière aident à identifier les pensées négatives et à modifier les comportements qui entretiennent le mal-être. Elles sont aussi efficaces que la luminothérapie voire plus.
5) Il ne faut pas écarter les antidépresseurs en cas de véritable dépression. Des médicaments comme le bupropion et certains inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) font partie des options thérapeutiques, selon le profil du patient.
6) Sortir à la lumière du jour contribue au bien-être. L’exposition matinale est particulièrement intéressante pour l’horloge biologique.
7) Il est important de continuer à bouger et à voir ses proches. Il est fortement conseillé de maintenir autant que possible une activité physique et des contacts sociaux.
8) Garder des horaires réguliers pour le lever et le coucher, pour les repas et les habitudes quotidiennes : des rythmes stables sont nécessaires pour synchroniser l’horloge biologique et lutter contre la dépression.
9) Il convient de se méfier des remèdes miracles. Vitamine D, oméga-3 ou oméga-6 sont régulièrement évoqués pour combattre le blues hivernal. Les preuves de leur efficacité restent néanmoins insuffisantes.
10) Accepter de ralentir le rythme. L’hiver peut aussi être l’occasion de retrouver des plaisirs calmes, sans culpabiliser de lever le pied : accepter de vivre plus lentement, redécouvrir des espaces qu’on fréquente moins en été, lire un bon livre, passer du temps en famille…
Source : Le Point, Lise Loumé - 02/11/26
