Cet été, 8 124 personnes sont mortes du fait d’un été caniculaire commencé dès le mois de mai.
C’est un bilan extrêmement lourd qui touche en grande partie des personnes âgées. 2026 est le deuxième été le plus meurtrier après 2003 et près de 15 000 décès liés à la canicule.
"Cela doit servir d’avertissement : l’adaptation au réchauffement climatique d’origine humaine est indispensable, tout comme s’attaquer à ses causes, et notamment aux émissions de gaz à effet de serre", affirme l’éditorial du journal Le Monde du 16 septembre dernier.
L’été 2026 est le plus chaud jamais enregistré en France. Il risque de préfigurer les suivants.
"Plus personne ne peut nier l’ampleur du dérèglement environnemental, ni ses conséquences sur la santé, documentées depuis plusieurs années : les chaleurs extrêmes tuent. Une fois l’été passé, le danger serait de vouloir tourner la page, en attendant la prochaine manifestation brutale du réchauffement climatique, de détourner le regard."
Ces cinq derniers mois ont révélé l’impréparation du pays face à un tel bouleversement climatique. Pourtant ce type d’événements est annoncé depuis longtemps et jugé inéluctable par les scientifiques. Sous-équipement en climatisation des structures accueillant du public, vétusté du bâti scolaire, hôpitaux mis sous tension, équipements ferroviaires perturbés, manque de rénovation des logements…
La nouvelle donne climatique impose une réponse politique forte et rapide alors que le gouvernement multiplie les coups de rabot concernant les politiques écologiques dans un contexte économique dégradé.
Annoncée cet été, l’augmentation du fonds vert (qui permet de soutenir les collectivités territoriales dans leurs investissements au service de la transition écologique et dans la lutte contre le réchauffement climatique), à hauteur d’1 milliard d’euros (contre 837 millions d’euros en 2026), "loin de compenser les baisses annoncées, apparaît un effort bien modeste face à l’ampleur des chantiers à mener".
Source : Le Monde - 16/09/26
