15,1 millions de Français(es) ont présenté cet été des symptômes de détresse mentale face aux enjeux environnementaux.
C’est ce que vient de conclure une nouvelle enquête de l’Observatoire de l’éco-anxiété (Obseca) qui relève que le chiffre a augmenté de 20 % par rapport à la précédente enquête qui date de 2024.
L’éco-anxiété est une détresse mentale face aux enjeux environnementaux qui peut se manifester par la peur, l’isolement social, voire une difficulté à dormir et à vivre sereinement. L’Obseca l’analyse en utilisant "l’échelle d’éco-anxiété de Hogg", une méthode qui permet de mesurer le niveau d’angoisse des sondés, selon l’intensité des symptômes (inquiétude, trouble du sommeil, sentiment de responsabilité personnelle…). En tout, 1 019 personnes ont été soumises à un questionnaire en pleine troisième vague de chaleur de l’été, du 17 au 24 juillet dernier et les résultats ont ensuite été extrapolés à l’ensemble de la population.
Les auteurs de ces travaux considèrent qu’aujourd’hui tout le monde est concerné par l’éco-anxiété. La catégorie des 15-24 ans est toutefois la plus touchée, "significativement plus que celle des 35-64 ans". En tête des préoccupations : les incendies (très inquiétants pour 47 % des sondés), les canicules (44 %) et l’extinction des espèces (41 %).
L’étude estime à 420 000 le nombre de personnes présentant un "risque psychopathologique" : basculer vers une dépression ou un trouble anxieux. Pour faire face au sentiment d’angoisse, le meilleur remède serait de "passer à l’action".
"C’est ainsi qu’on évite de tomber dans une peur maladive qui sidère et empêche d’agir."
Source : Vert, Zoé Moreau - 04/09/26
