Chez les personnes souffrant de misophonie, certains sons déclenchent des réactions automatiques d’aversion et de stress.
Généralement considérés comme anodins, des bruits de mastication, de reniflement, de déglutition, de tapotement de doigts sur une table ou de déclic de stylo à bille peuvent déclencher chez les personnes misophones une réaction de stress immédiate, intense et difficile à contrôler.
Il s’agit d’une affection bien réelle. Ces sons (et parfois des indices visuels qui leur sont liés) peuvent provoquer, en fonction du contexte, des réactions émotionnelles, physiques et comportementales disproportionnées : colère, dégoût, anxiété, panique, tensions musculaires, accélération du rythme cardiaque, envie de fuir ou de faire cesser le bruit et, plus rarement, réactions verbales ou physiques agressives.
Handicapante au quotidien, cette affection ne résulte pas d’une simple sensibilité auditive aux sons. Elle résulterait, selon certains experts, d’un fonctionnement anormal des liens entre les sons et les émotions.
La misophonie est souvent associée à divers troubles psychiatriques, notamment le trouble obsessionnel compulsif (TOC), le trouble de stress post-traumatique (TSPT), la dépression ou les troubles anxieux.
Source : The Conversation, Mercedeh Erfanian - 18/08/26
