Manger végétal, vrai et varié et consommer plus de produits issus d’une agriculture régénérant le vivant…
Cette règle des 4V permet de sensibiliser les acteurs du système alimentaire et les consommateurs aux facteurs à l’origine des coûts cachés de l’alimentation, tant pour la santé que pour l’environnement.
Vrai : choisir prioritairement des produits alimentaires avec des listes courtes d’ingrédients que l’on reconnaît et que l’on peut utiliser en cuisine.
Donc : limiter les aliments ultratransformés à 10-15 % des apports caloriques quotidiens (contre 34 % actuellement en moyenne), c’est à dire les diviser par deux au minimum. Cela permet de réduire le risque de nombreuses maladies chroniques (obésité, cancers, diabète de type 2, dépression, maladies cardiovasculaires…).
Végétal : manger moins de produits animaux (notamment de viande rouge et transformée) mais de meilleure qualité.
Ramener la part des protéines animales à moins de 50 % de l’apport protéique, au lieu de 65 % actuellement : diviser par deux la consommation de viande, diminuer celle des produits laitiers, notamment le fromage. Au menu : plus de légumineuses, de fruits et de légumes peu transformés, de céréales complètes et de fruits à coque.
C’est meilleur pour la santé et cela permet une réduction importante de plusieurs impacts environnementaux : réduction de l’empreinte carbone de l’alimentation, moindre consommation de ressources (terres, énergie, eau).
Varié : consommer en quantité des fruits et légumes de toutes les couleurs et de saison, plus de légumineuses, céréales complètes et fruits à coque.
Il faudrait idéalement consommer de tous les groupes d’aliments tout en variant dans chaque groupe : par exemple, blé, maïs et riz complets pour les céréales, les différents morceaux pour la viande…
La variété est un atout pour la santé, pour assurer une source importante de fibres, minéraux, vitamines, oligo-éléments, anti-oxydants et autres phytonutriments bioactifs protecteurs.
Vivant : acheter des produits végétaux issus de l’agroécologie dont l’agriculture biologique, l’agriculture de conservation des sols (si réduction effective des pesticides) et l’agroforesterie ; privilégier les produits animaux issus de l’élevage herbager et biologique ainsi que l’élevage Bleu Blanc Coeur.
La régénération du vivant désigne l’ensemble des actions visant à restaurer ou renouveler la fertilité des sols, les cycles de l’eau et de l’azote, la diversité des espèces et la résilience face aux changements climatiques, tout en consommant avec parcimonie les ressources non renouvelables (le gaz qui sert à fabriquer les engrais, le phosphore…).
Suivre ces 4V permet de pallier les failles de notre système alimentaire tant pour la santé que pour l’environnement.
Source : The Conversation, Anthony Fardet & Michel Duru
