Des microplastiques dans l’eau potable : quel danger pour la santé ?

Des microplastiques dans l’eau potable : quel danger pour la santé ?

De plus en plus présents dans notre environnement, ils peuvent être ingérés et avoir des conséquences pour la santé encore méconnues.

Les plastiques sont partout dans nos logements, nos vêtements, et nos emballages, y compris alimentaires. Il se recycle très mal, s’accumule dans l’environnement, y compris sous forme de particules très petites : les microplastiques sont des particules comprises entre 1 et 1 000 micromètres (μm) et les nanoplastiques, celles dont la taille est inférieure à 1 μm. 
On en retrouve même dans des zones de nature a priori préservées : sur terre, dans les sols, en mer, dans les fonds marins ou dans les airs… Ils sont partout !

Des microplastiques ont été détectés dans l’alimentation : poissons, fruits de mer mais aussi dans l’eau du robinet et encore plus dans l’eau en bouteille. Selon les analyses de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) lorsqu’ils sont d’une taille supérieure à 150 µm, ils ne semblent pas être absorbés par le système digestif et l’absorption des molécules encore plus petites devrait être "limitée". En revanche, le sort des nanoparticules est encore mal connu, mais il semble que leur absorption soit plus importante.

Des chercheurs américains ont recherché des particules de micro- et nanoplastiques dans des tissus de personnes décédées : dans le cerveau, le foie et les reins. Ils ont trouvé que les particules de polyéthylène étaient les plus fréquentes dans ces tissus, mais aussi que le cerveau en contenait plus que le foie ou le rein, avec une accumulation encore plus importante dans les cerveaux de personnes décédées avec un diagnostic de démence. Ils concluent qu’il est donc essentiel de limiter notre exposition pour protéger notre cerveau.

D’autres études sont en cours. Il semblerait qu’une fois inhalés, les microplastiques peuvent provoquer des irritations, une inflammation chronique ou un stress oxydatif.
De plus, à l'échelle nanométrique, leur surface pourrait fixer des composés toxiques (perturbateurs endocriniens, polluants éternels, bactéries…) et les transporter dans l’organisme, accroissant au passage des phénomènes de résistance aux antibiotiques.

Certaines populations sont particulièrement vulnérables : les enfants, les femmes enceintes, les travailleurs exposés professionnellement au plastique (textile, recyclage, plasturgie, fabrication de peintures et vernis…).

Pour limiter les plastiques dans l’environnement, on peut :
- éviter tous les produits en plastique à usage unique comme la vaisselle (récemment interdits par la loi) ;
- acheter des produits réparables ou réparés et recyclables ou recyclés ;
- privilégier les aliments en vrac : épicerie, fromage, produits d’entretien, fruits et légumes ;
- éviter les produits transformés très souvent suremballés ;
- privilégier le fait maison notamment pour les produits cosmétiques…

 

Source : La Nutrition, Sarah Amiri - 09/01/26

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