La plupart des espèces d’oiseaux sont moins abondantes dans les zones françaises où les achats de pesticides sont plus élevés.
C’est la conclusion d’une étude du Museum national d’histoire naturelle, publiée le 14 janvier dernier dans la revue britannique Proceedings B de la Royal Society. L’équipe de chercheurs français a étudié les données sur l’achat au niveau local de 242 substances actives de pesticides en les comparant à l’abondance de 64 espèces d’oiseaux communs.
Résultat : pour 84,4 % des espèces, il y a des corrélations négatives (plus il y a de pesticides vendus, moins il y a d’oiseaux). Les effets négatifs touchent également des oiseaux qui fréquentent les zones agricoles de manière plus occasionnelle, pour nicher ou se nourrir, comme les mésanges ou le rossignol.
Selon les chercheurs, cette étude suggère "des effets négatifs étendus de la contamination environnementale".
La Ligue de protection des oiseaux (LPO) demande "une réduction massive et effective de l’usage des pesticides", propose d’engager une transition avec moins de chimie et de "soutenir les agriculteurs engagés dans des pratiques agroécologiques".
Source : Libération, AFP - 14/01/26
