Les alternatives végétales au lait de vache ont un meilleur bilan carbone mais divergent pour la consommation en eau et les apports nutritifs.
Les “laits” végétaux sont des boissons élaborées à partir de graines ou de céréales immergées dans de grandes quantités d’eau puis broyées jusqu’à obtenir une émulsion. De 2017 à 2023, les ménages ont acheté +14 % de laits végétaux et -8 % de lait de vache.
Produire une bouteille de lait de vache demi-écrémé revient à émettre 1,27 kilogramme (kg) d’équivalent dioxyde de carbone (CO2e). Ces émissions viennent principalement de la digestion des bovins qui relâchent du méthane, un gaz ayant un pouvoir de réchauffement plus de 80 fois supérieur à celui du CO2. En comparaison, la fabrication d’un litre de lait de chèvre émet 1,52 kg CO2e et celui de brebis 2,18 kg CO2e.
Le lait de vache contient du calcium et des vitamines mais aussi des protéines (8,2 g pour 24 cl). Le lait de chèvre contient 3,69 g de protéines et celui de brebis 5,56 g.
Produire un litre de lait de vache nécessite de prélever en moyenne 156 litres d’eau douce pour tout le cycle de production (de la nourriture du bétail à la mise en bouteille). C’est 514 litres d’eau pour le lait de chèvre et 166 litres pour celui de brebis.
La production de lait d’amande émet 0,38 kg CO2e pour un litre, bien moins que pour le lait de vache.
Il contient des protéines en faible quantité : 1 g pour 24 cl.
Parmi les laits végétaux, c’est le plus gourmand en eau. Il faut prélever 1 070 litres d’eau, des cultures d’amandiers jusqu’à la mise en bouteille, pour produire 1 litre de boisson.
La production de lait de soja émet 0,43 kg CO2e pour un litre.
Parmi les alternatives végétales, le lait de soja est le plus riche en protéines, avec 6,1 g pour 24 cl.
Pour produire 1 litre de lait de soja, 78,6 litres d’eau sont nécessaires, un bilan bien moins lourd que celui des laits animaux ou d’amande.
La production de lait d’avoine émet 0,57 kg CO2e pour un litre.
Le lait d’avoine contient 2,7 g de protéines pour 24 cl.
Pour produire 1 litre de lait d’avoine, 382 litres d’eau sont nécessaires pour l’ensemble du cycle de production.
La production de lait de riz émet 0,38 kg CO2e pour un litre.
Les boissons à base de riz ne contiennent quasiment pas de protéines.
Fabriquer un litre de riz nécessite presque autant d’eau que la boisson à l’amande, soit 1 070 litres.
Le lait de coco est une boisson directement issue du fruit. Sa production émet 0,84 kg CO2e pour un litre.
Il est celui qui contient le moins de protéines, avec seulement 0,5 g pour 24 cl.
Pour produire un litre de jus de coco, 837 litres d’eau sont nécessaires.
Dans tous les cas, le bio est moins impactant que le conventionnel.
Si l’on prend en compte le bon état des écosystèmes, le lait animal est à consommer “de manière très modérée”.
Côté santé, aucun lait végétal n’est meilleur qu’un autre. Le mieux est de varier les boissons.
Il vaut mieux privilégier les produits sans sucres ajoutés, sans édulcorants, sans épaississants (gommes de guar, xanthane).
Il faut aussi se rappeler que les laits végétaux sont faciles à fabriquer soi-même.
Source : Vert, Mathilde Picart - 23/05/26
