Les pollens sont de retour : pourquoi le changement climatique aggrave nos allergies et comment limiter les symptômes

Les pollens sont de retour : pourquoi le changement climatique aggrave nos allergies et comment limiter les symptômes

Le réchauffement climatique entraîne un rallongement des saisons polliniques et une hausse de la concentration de pollens dans l’air.

Mars marque le début de la saison des pollens. Ce sont ceux d’aulne qui ouvrent le bal cette année sur la quasi-totalité du territoire français, provoquant le début des rhinites allergiques : nez qui coule, yeux qui larmoient, gorge qui gratte…
En France aujourd’hui, 20 % des enfants de plus de 9 ans sont touchés et 30 % des adultes (chiffres de l’Anses, l’Agence de sécurité sanitaire). Parmi ces personnes atteintes d’une allergie respiratoire, une sur cinq présente une forme sévère de la maladie dont la prévalence a été multipliée par trois en trente ans.

Le réchauffement climatique est l’un des principaux facteurs de cette explosion : la saison débute plus tôt car la hausse des températures entraîne une floraison plus rapide et donc une précocité de la période de pollinisation ; elle s’achève plus tard, du fait des hivers plus doux et plus tardifs.

De plus, le changement climatique ne modifie pas seulement le calendrier mais aussi la quantité des pollens. La hausse de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère stimule en effet la croissance des végétaux et augmente leur production de pollens. L’effet varie selon les espèces, mais il est particulièrement observé chez le bouleau ou le cyprès.
Les observations montrent que la somme des concentrations journalières de pollens sur une année est passée d’environ 32 000 grains par ville en 2000 à près de 42 000 en 2024, soit une hausse d’environ 33 %.

De plus, la pollution de l’air augmente le pouvoir allergisant des pollens. Elle joue un rôle d’irritant pour les voies respiratoires et baisse le seuil de sensibilité à l’asthme pour les personnes allergiques, renforçant encore les symptômes.

L’ambroisie est actuellement la plante la plus problématique en France : longtemps cantonnée aux vallées du Rhône et de la Loire ou au Sud-Ouest, elle gagne désormais la Bourgogne-Franche-Comté, le Grand Est et le Centre-Val de Loire. Trois autres plantes sont également préoccupantes : les graminées, le bouleau et le cyprès. 

Pour les personnes très touchées, la désensibilisation allergénique peut constituer une solution efficace. 
Au quotidien, le ministère de la santé conseille d’éviter les activités extérieures qui remuent beaucoup de pollens (tonte du gazon, jardinage ou certaines activités sportives) lors des périodes de forte concentration dans l’air (le matin, entre le lever du soleil et le début d’après-midi).

 

Source : Vert, Zoé Moreau - 15/03/26

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