Reconditionnement : la DGCCRF épingle les 2/3 des magasins et sites spécialisés

Reconditionnement : la DGCCRF épingle les 2/3 des magasins et sites spécialisés

62 % des enseignes du reconditionnement ne sont pas capables de justifier tests et interventions.

De plus l’information donnée aux consommateurs est souvent insuffisante, voire trompeuse.

L'enquête a été menée par la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) auprès de 84 magasins et sites de vente en ligne sur le marché du reconditionné (smartphones, ordinateurs, tablettes, écrans, claviers, écouteurs, montres connectées…). "Reconditionné" veut dire que l’état et le fonctionnement des appareils ont été vérifiés et, le cas échéant, une intervention technique a été faite pour les remettre en bon état. C'est ce qui fait la différence avec un produit d'occasion classique.

Résultats : 53 revendeurs épinglés pour insuffisance de justification des vérifications et tests, 27 d’entre eux font l’objet d’une injonction administrative, 26 ont reçu un avertissement en raison d’erreurs dans les informations données aux consommateurs. Par ailleurs deux tiers des revendeurs ont été épinglés pour insuffisance d'information : les termes “très bon état”, “premium”, “bon état” ou encore “parfait état” sont trop flous et ne permettent pas d’avoir une idée précise de la qualité du produit et du reconditionnement.

Aujourd'hui 34 % des Français disent avoir déjà acheté un smartphone d'occasion et la progression annuelle du marché est de 20 à 25 %.

 

Source : We Demain, Florence Santrot – 07/03/22