Ces produits toxiques perturbent toute la chaîne alimentaire marine jusqu’aux poissons.
Chaque année, entre 14 000 et 25 000 tonnes de crème solaire sont déversées dans les océans, lacs et rivières du globe. Il suffit de vingt minutes de baignade pour qu’un quart de la crème appliquée sur le corps se dissolve dans l’eau. Et les résidus, rincés sous la douche, finissent eux aussi leur course dans les eaux usées…
Or les filtres UV des crèmes solaires stressent et tuent les coraux, perturbent toute la chaîne alimentaire marine : microalgues, crustacés, mollusques, oursins… jusqu’aux poissons et grands mammifères comme les dauphins.
Il ne faut pas se fier aux labels affichés sur les produits : "reef friendly", "ocean respect" ou "protège les océans". Aucun n’est indépendant ou encadré au niveau national ou européen.
Heureusement, depuis deux ans, on observe un vrai changement dans la composition de certaines marques de crèmes qui montrent la voie en utilisant des composants bio ou des filtres minéraux à impact limité. Exemple : les crèmes La Rosée, Laboratoire de Biarritz, ou SVR.
Pour bien choisir sa crème, il est recommandé de fuir les quatre "O" (octocrylène, oxybenzone, octinoxate, oxyde de zinc) et d’utiliser des applications comme Yuka pour scanner les composants des cosmétiques.
Deux gestes simples peuvent faire la différence cet été :
- la règle des trente minutes : appliquer la crème trente minutes avant de plonger ;
- adopter le réflexe textile : la meilleure protection reste celle qui ne se dissout pas, vêtements en coton, chapeau et lunettes de soleil.
Protéger sa peau et protéger l’océan ne devraient plus être deux combats séparés.
Source : 20 Minutes, Lucie Franco - 08/06/26
