Cet insecte, dangereux pour les humains et les animaux, remonte vers le nord de la France à la faveur du changement climatique.
Repues d’aiguilles de pin, les chenilles processionnaires marchent resserrées, les unes à la suite des autres, lorsqu’elles quittent leur arbre-hôte pour trouver un coin de terre où s’enterrer, devenir chrysalides puis papillons. Attention ! La chenille processionnaire est très urticante. Ses petits poils peuvent affecter le système respiratoire et causer de sévères allergies. Pour les animaux, le danger est encore plus grand : dans la majorité des cas, les victimes sont des chiens ; un mauvais contact peut nécroser leur langue et les condamner. Leurs prédateurs naturels sont les chauve-souris, les mésanges, les coucous, les huppes fasciées et les grands calosomes.
Les excursions de chenilles processionnaires du pin constituent un spectacle plutôt familier dans les zones montagneuses et méditerranéennes, mais aussi au nord de la France et c’est un fait nouveau.
Un observatoire dédié a été créé en 2021, piloté par le réseau Fredon France, une fédération d’acteurs dont le but est de surveiller les organismes "nuisibles". Selon Fredon Normandie, les papillons peuvent parcourir 4 km par saison et les communes se font coloniser du sud vers le nord. La chenille processionnaire a en effet besoin de températures positives et son nid enfoui sous le sol doit conserver une température supérieure à 6°C. On en a repéré dans la Manche à l’automne dernier.
Source : Reporterre, Mehdi Laïdouni - 06/06/26
