L'abricot, fruit de printemps

L'abricot, fruit de printemps

Fraîchement cueilli et gorgé de soleil, c'est une pure merveille. Sec, c'est l'allié des sportifs. En confiture, c'est l'ami des gourmands. Riche en fibres, en antioxydants, en fer et en cuivre, l'abricot est aussi un atout pour la santé.

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Sommaire

- Cousin de la prune
- Riche en antioxydants
- Le choisir
- Le conserver
- Le déguster nature ou avec du sucré
- Le déguster avec du salé
- En boisson
- Sous forme d'huile

Originaire du nord-est de la Chine, il aurait été domestiqué il y a 4000 ans. C'est aujourd'hui l'un des fruits les plus appréciés des Français.

Cousin de la prune
Il est de la famille de l'aubépine, de l'églantier, de la ronce et du fraisier. C'est un cousin proche de l'amande, de la cerise, de la prune, de la pêche (du genre Prunus).
On mange le fruit de la plante qui est une "drupe", fruit charnu à noyau.

La France est productrice d'abricots.
En Languedoc-Provence on trouve : l'Early bush, le Lambertin, le Tomcot, l'Orangered, le Jumbocot ou Goldrich, l'Hargrand, le Kioto, le Bergarouge, le Polonais ou Orangé de Provence…
En Rhônes-Alpes : le Bergeron.
En Roussillon : le Rouge, l'Hélèna et le Royal.

Les abricots secs, eux, sont tous importés. Gros et pâles quand ils viennent d'Iran, de Californie et d'Australie, ils ont une belle couleur orangée et surtout meilleur goût quand ils viennent de Turquie.

Riche en antioxydants
Il est riche en béta-carotène (précurseur de la vitamine A). Il a donc des propriétés antioxydantes.
C'est une bonne source de fer et de cuivre. Il contient aussi du phosphore, du magnésium, du potassium, des vitamines B3, B5, C et K.*
L'abricot est aussi une source de fibres alimentaires (2 g/100 g**). La moitié de ces fibres sont des pectines.

Il peut se manger séché, ce qui, comme pour tous les fruits secs, concentre son contenu en nutriments, y compris les vitamines et minéraux. Sous cette forme, il est intéressant dans le cadre d'une activité musculaire élevée, grâce à sa richesse en glucides, pour un apport raisonnable en calories.*

En médecine chinoise, l'abricot sec est conseillé pour traiter l'anémie, l'asthme et les sensations de gorge sèche ou de soif.*

Le choisir
Il doit être le plus mûr possible, car une fois cueilli il ne mûrira pas davantage. Il faut se fier à l'odeur qui doit être très parfumée ainsi qu'à sa souplesse au toucher. La peau est lisse et colorée. Éviter ceux qui ont des taches verdâtres.

Il ne faut pas négliger les fruits en conserve, séchés ou en jus, qui sont récoltés à pleine maturité, qui proviennent généralement de variétés plus goûteuses, et qui sont transformés à proximité du lieu de récolte.

Le conserver
Pas plus de trois ou quatre jours dans une corbeille de fruits à l'abri de la chaleur, ou au maximum une semaine dans le bac à légumes du réfrigérateur. Mais il n'aime pas le froid, il y perd sa saveur.

Il peut être congelé après avoir été lavé, essuyé, coupé en deux et après avoir enlevé le noyau. On dépose les moitiés ou "oreillons" sur une plaque pour les congeler, avant de les mettre dans des sacs en plastique.

Le déguster nature ou avec du sucré
Frais cueilli de l'arbre ou à peine emporté de l'étal du marché c'est un délice.

Il entre parfaitement dans la confection de nombreuses pâtisseries (gâteaux, clafoutis, charlottes, crumbles, tartes, muffins…) où il ne faut pas hésiter à le marier avec l’amande, sa compagne idéale.
Il permet de confectionner d'excellents sorbets, glaces, coulis, compotes… Et des confitures dans lesquelles le jus de raisin ou le miel pourront remplacer le sucre et qui peuvent être parfumées avec l'amande contenue dans le noyau. Si les fruits sont trop mûrs, on peut compenser le manque d'acidité en ajoutant du jus de citron pour faire "prendre" la confiture.

Le déguster avec du salé
Dans les plats salés, il a sa place en accompagnement de certaines viandes, en particulier des volailles (dinde, caille, chapon…), ainsi que dans certaines sauces, condiments et farces. Il se marie parfaitement avec le fromage de chèvre frais.

En boisson
En faisant macérer des fruits dans de l’eau-de-vie, on fait une liqueur qui porte le nom d’abricotine.

Sous forme d'huile
De l’amande du noyau, on tire une huile qui est un véritable cocktail d'acides gras essentiels, de vitamines A et E. Cette huile est comestible mais on l'emploie surtout comme produit de beauté. Nourrissante et hydratante, elle assouplit et revitalise les épidermes secs et sensibles.

 

Sources :
Wikipédia : Abricot
*Passeport Santé : Abricot
**Le Grand Livre des Aliments Santé, Patricia Bargis, éditions Eyrolles
Larousse Gastronomique

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Le fruit précoce

En latin, on l'appelle "praecoquum" qui veut dire "précoce", faisant référence au fait que l'abricotier fleurit très tôt dans la saison. Le mot se transforme en grec en "praikokion", puis en arabe "al-barqwq" qui donne en espagnol "albaricoque", en catalan "abercoc", puis au 16e siècle en français "abricot", au moment où le fruit arrive chez nous.

De Chine, il traverse l'Inde, emprunte la Route de la Soie, passe en Perse et en Arménie d'où son nom savant "Prunus armeniaca" (on l'appelle aussi "prune d'Arménie"). Il arrive finalement chez les Grecs et les Romains il y a plus de 2000 ans.
Au moment où il est introduit en France, au 15e siècle, il est soupçonné de donner la fièvre. Ce n'est qu'au 18e siècle qu'on s'y intéresse et que sa culture se développe.

1 330 μg
de bêta-carotène
pour 100 g d'abricot**

0,39 mg
de fer
pour 100 g d'abricot**

0,05 mg
de cuivre
pour 100 g d'abricot**