Comment reconnaître les violences gynécologiques et que faire si on en est victime

Comment reconnaître les violences gynécologiques et que faire si on en est victime

"Viol ou violences par personne chargée d'une mission de service public"… Les cas se multiplient et la parole se libère.

Cela permet de mieux identifier et de reconnaître la nature des violences obstétricales. Une information judiciaire a été ouverte en janvier 2022 contre Émile Daraï, gynécologue à l'hôpital Tenon. Une enquête vient d'être lancée le 22 juin dernier à l'encontre de Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue et secrétaire d'État…

Selon le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE), les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical sont "des gestes, propos, pratiques et comportements exercés ou omis par un.e ou plusieurs membres du personnel soignant sur une patiente au cours du suivi gynécologique et obstétrical et qui s’inscrivent dans l’histoire de la médecine gynécologique et obstétricale, traversée par la volonté de contrôler le corps des femmes (sexualité et capacité à enfanter). Ils sont le fait de soignant.e.s - de toutes spécialités - femmes et hommes, qui n’ont pas forcément l’intention d’être maltraitant.e.s. Ils peuvent prendre des formes très diverses, des plus anodines en apparence aux plus graves".

Le HCE dresse une liste (non exhaustive) de 6 types d’atteintes :
- la non-prise en compte de la gêne et du caractère intime de la consultation par exemple, un sentiment de culpabilité ;
- les propos porteurs de jugements comme une parole déplacée ;
- les injures sexistes ;
- les actes exercés sans consentement, par exemple, un spéculum que l’on introduit sans consentement ;
- les actes ou refus d’actes non justifiés ;
- les agressions sexuelles et les viols.

“Ce n’est pas la gynécologie ni les gynécologues qui sont maltraitants. C’est notre société qui est responsable de ces violences. La société porte un jugement de valeur sur le corps des femmes, entretient, nourrit et tolère le sexisme”, déclare Rachel Lev, auteure de Mon vagin, mon gynéco et moi (éditions Leduc Graphic).

Si l'on subit ce type de violences, il est possible de saisir l’Ordre des médecins, l’ARS (Agence Régionale de Santé) et les médiateurs des hôpitaux. Il est possible aussi de porter plainte en cas de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle ou de viol.
L'association StopVOG recueille les témoignages sur les réseaux sociaux.
On peut également contacter le Collectif féministe contre le viol via une ligne d’écoute gratuite et anonyme du lundi au vendredi de 10h à 19h.

Source : Huffington Post – 22/06/22