Coronavirus : 3 choses à savoir sur les gels hydroalcooliques

Coronavirus : 3 choses à savoir sur les gels hydroalcooliques

Comment le choisir ? Peut-on le fabriquer soi-même, comme le suggère l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ?

Après une envolée spéculative des prix, le gouvernement a fixé par décret des "prix plafonds" : pas plus de 2 € pour 50 ml, 3 € pour 100 ml, 5 € pour 300 ml et 15 € pour 1 litre. En cas de fraude, l'amende se monte à 7 500 € par produit vendu. Pour bien choisir son produit, il faut vérifier qu'il comporte la norme NF EN 14476 et qu'il contient de préférence de l’alcool éthylique (ou éthanol), de l'alcool propylique (propane-1-ol ou n-propanol) ou de l'alcool isopropylique (propane-2-ol ou isopropanol) dans une concentration comprise entre 60 % et 70 %. Éviter ceux qui contiennent du triclosan, un perturbateur endocrinien avéré.

L'OMS a édité un Guide de production à partir duquel on peut fabriquer son gel soi-même, à condition de posséder un matériel spécifique et de maîtriser un certain savoir-faire en termes d’hygiène et de stérilité. Sinon, il vaut mieux faire confiance aux professionnels : jusqu'au 31 mai, les pharmaciens sont autorisés à fabriquer eux-mêmes leur solution hydroalcoolique.

Rappel : lorsqu'un point d'eau potable est disponible, il vaut mieux se laver les mains à l’eau et au savon. Un lavage soigneux permet d’éliminer l’immense majorité des micro-organismes et accentue les propriétés glissantes de la peau (le gel tue les pathogènes mais les laisse sur la peau). De plus l’usage excessif de solutions hydroalcooliques pourrait favoriser l’émergence de souches bactériennes résistantes, ce qui n’est pas le cas de l’eau savonneuse.

 

Source : Santé Magazine, Hélène Bour - 09/03/20