Huile d’olive : alerte à la fraude !

Huile d’olive : alerte à la fraude !

L'huile d'olive est un des produits les plus fraudés en Europe.

L’ONG Foodwatch vient de publier le 11 mai dernier une étude montrant qu'en Italie, une huile d’olive sur deux n’est pas "vierge extra" comme annoncé sur l’étiquette. 7 des 15 huiles vendues dans les supermarchés comme "extra vergine" ont été recalées lors d’un test organoleptique organisé par le magazine Il Salvagente dont certaines marques commercialisées en France : Carapelli ou De Cecco. Goûts de moisissure, d’humidité ou de rancissement ont été décelés, laissant ces produits loin des critères requis.

L'appellation regroupe en principe le haut de gamme des huiles d’olive vierges qui doivent toutes obligatoirement être obtenues par procédé mécanique (pressage) sans traitement chimique ni chauffage susceptible d’altérer sa qualité. Un certain nombre de tests physicochimiques doivent être effectués en laboratoire pour vérifier notamment l’acidité et la teneur en acides gras. Un test organoleptique est ensuite réalisé par des experts pour déceler d’éventuels défauts sensoriels.

En France, en février dernier, la DGCCRF (Direction de la répression des fraudes) rapportait que 49 % des huiles analysées étaient non conformes à la réglementation pour défauts de qualité ou d’étiquetage. Problème : la DGCCRF ne communique ni les noms des marques épinglées, ni les sanctions prises.

 

Source : Reporterre, Lorène Lavocat – 11/05/21